« L’État commun n’est pas une position de repli devant l’échec de la “solution” des deux États. Ce n’est pas non plus, contrairement à une opinion répandue, “une des deux solutions possibles” entre lesquelles on aurait à choisir, comme au marché entre carottes et betteraves. C’est la seule voie réaliste car elle est la seule à prendre en compte la situation actuelle, loin des projections géopolitiques ou démographiques. »
75 ans : c’est le temps écoulé depuis le premier plan officiel de partition de la Palestine en deux États, l’un juif et l’autre arabe. Trois quarts de siècle pendant lesquels on a vu passer d’innombrables résolutions, conférences, déclarations, missions, «feuilles de route» et autres «relances du processus de paix ». Pourtant la perspective de voir « deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité » est plus lointaine que jamais. C’est que la partition de la Palestine historique en deux États n’est pas une solution, mais un discours. C’est un discours de guerre drapé dans une rhétorique de paix, qui permet
de justifier les faits accomplis comme ceux à venir. Ce discours si commode ne peut pas déboucher, ne débouchera jamais sur une solution véritable, car la partition de la Palestine n’est tout simplement pas possible. Il faut en finir avec l’idée de la partition et la remplacer par celle du partage de ce pays, sa mise en commun entre tous ceux qui y habitent et qui en deviendront les citoyens libres et égaux. Le partage, loin de représenter une utopie, est la seule solution réaliste et réalisable car elle correspond à la situation actuelle dans le pays. Fait étrange, cet État commun est présenté tantôt comme une utopie – face à la solution « réaliste » qui n’a pas avancé d’un pouce en trois quarts de siècle – et tantôt comme une grave menace. Il faut choisir : une utopie ne peut pas être une menace – et si l’État commun constitue une menace, c’est qu’il n’est pas une utopie. Aujourd’hui, le thème de One State, de l’État commun, est discuté dans le monde entier y compris en Israël. Il est grand temps que le public français, tenu jusqu’ici soigneusement à l’écart, puisse être informé des termes d’un si crucial débat. Offert avec cet ouvrage, Un État commun, conversation potentielle, un film réalisé par Eyal Sivan.
L’histoire de la Palestine et d’Israël s’articule autour de représentations, d’images et de clichés. Mais parmi tous ces symboles véhiculés et admis, un seul est commun aux deux : l’orange. Raconter l’histoire des Oranges de Jaffa, c’est raconter l’histoire de cette terre à travers un récit riche et plus bouleversant qu’on ne le pense.
Le film d’Eyal Sivan n’est pas qu’une façon de se souvenir. Il est davantage une entreprise de surgissement du passé à travers la mélancolie du présent. Les oranges de Jaffa ont beaucoup à nous dire. Et ce qu’elles nous disent est beau et triste. Beau, car à travers une recherche d’archives qui remonte à la naissance du cinéma, plusieurs mythologies, arabes et juives, se croisent et, ce que l’on a trop oublié, se conjuguent un temps. Triste, car l’aventure coloniale des sionistes se fondait sur l’oubli de l’orange, de son odeur, du fruit d’une terre, pour n’être plus qu’un produit d’exportation.
Dans Jaffa, la mécanique de l’orange, se rencontrent la poésie, la peinture, le cinéma, les travailleurs de l’agrume et les historiens, la mémoire et le présent. Car sans l’orange, il n’est pas de futur possible.

«
Le message d'une colonisation qui apporterait le progrès dans un monde de désolation se trouve tourné en ridicule. (...) Le film mérite d'être vu pour les questions qu'il suscite chez le téléspectateur.
Le Monde
Un travail de mémoire remarquable.
Télérama
L'un des intérêts de ce film réside dans la palette des personnages interrogés. (...) Tous apportent un vibrant témoignage sur la vie à Jaffa, avant que les oranges ne deviennent le symbole du renouveau d'Israël.
TéléObs
Avec Jaffa, la mécanique de l'orange, Eyal Sivan dévoile par une métaphore un siècle d'histoire israélo-palestinienne.
Politis
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PRIX
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• PREMIÈRE MONDIALE EN COMPÉTITION OFFICIELLE
IDFA, Amsterdam, 2009
• PRIX DU JURY INTERNATIONAL DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE
Filmmaker, Milan, 2009
• MENTION SPÉCIALE JEUNE JURY
Filmmaker, Milan, 2009
• PRIX DU MEILLEUR MONTAGE
Soleluna International documentary film festival on Islam and the Mediterranean, Palermo, 2010
SÉLECTIONS FESTIVALS
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
• IDFA, International Documentary Film Festival, Amsterdam, 2009
• Filmmaker, International Documentary film festival Milan, Italy, 2009
• Full Frame Documentary Film Festival Durham, NC, USA, 2010
• Nicosia International Documentary Film Festival, Cyprus, 2010
• Bafici, Buenos Aires International Film Festival, 2010
• Bergamo Film Meeting, Bergamo, Italy, 2010‬
• Beldocs, Belgrada, Serbia, 2010‬
• London Palestine Film Festival, London, UK, 2010
• Toronto Jewish Film Festival, Canada, 2010
• Visions du Réel, Nyon, Switzerland, 2010
• Planet Doc Review Festival, Warsaw, Poland, 2010
• Documenta Madrid 10, Madrid, Spain, 2010
• Globale FIlmfestival, Berlin, Germany, 2010
• Documentartist International Film Festival, Istanbul, Turkey, 2010
• Sarajevo International Film Festival Sarajevo, Bosnia and Herzegovina, 2010
• Dokufest International Documentary and short Film Festival, Prizon Republic of Kosovo, 2010
• Boston Palestine Film Festival, 2010
• Visoes do Sul, Mostra Internacional de Cinema de Portimao, Portimao Algarve, Portugal, 2010
• Memorimage Film Festival Reus, Catalonia Spain 2010
• VERZIO International Human Rights Documentary Film Festival Budapest Hungary 2010
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© Trabelsi productions [ISR] l Alma films [ISR] l the factory [FR] l Luna blue film [BE] l WDR [ALL] l NOGA Channel8 [ISR] l RTBF [BE]
JAFFA, LA MECANIQUE DE L'ORANGE
88 minutes | Vidéo | Color | 16:9 anamorphic | Stéréo | 2009
Lieux de tournage : Israël, France
VO : hébreu, arabe
Sous-titres : français, anglais, italien espagnol, allemand, hébreu, arabe
UN FILM DE
Eyal Sivan
AVEC PAR ORDRE D’APPARITION
Sami Abou Shahadeh - Ismaïl Abou Shahadeh - Haïm Gouri
Rona Sela - Elias Sanbar - Amnon Raz Krakotzkin - Gideon Makoff
Aviezer Chelouche - Tomer Chelouche - David Tartakover
Gideon Ofrat - Kamal Boullata - Moustapha Kabha
Mouhamed Hassouna - Shlomo Rizman - Arnon Yitzhaki
Mahmoud Yazbak - Doudik Shalit - Yosef Nahmias
Tal Amit - Roni Nakar - Zvi Kenan
ASSISTANT REALISATEUR
Erez Miller
IMAGE
David Zarif
PRISES DE VUES ADDITIONNELLES
Vincent Fooy
Rémi Lainé
Shafir Sarusi
SON
Oren Raviv
Jean-Jacques Quinet
Asher Saraga
MONTAGE
Audrey Maurion
ANIMATION AFTER EFFECT
Erez Miller
CONCEPTION GRAPHIQUE
Armelle Laborie
MONTAGE SON ET MIXAGE
Jean-Jacques Quinet
ASSISTÉ DE
Damien Defays
DOCUMENTALISTES
Marie-Nicole Feret
Tamar Katz
Yodfat Getz
BANC-TITRE
Rahman Chowdhury
Fred Brown
CONFORMATION ET ÉTALONNAGE
Matthew Hawkins
CHARGÉE DE PRODUCTION ISRAEL
Galit Cahlon
ASSISTANT OPÉRATEUR
Nati Yehezkel
ASSISTANTE MONTEUR
Pascale Alibert
TRANSFERTS
Michael Mograbi Berger
ADAPTATION
Catherine Neuve-Eglise
AVEC LES VOIX FRANÇAISES DE
Jean-Mars Delhausse - Thierry Janssens
Serge Kestemont - Fabienne Loriaux
André Pauwels - Philippe Résimont
Philippe Tasquin - Patrick Waleffe
TRANSCRIPTIONS ET TRADUCTIONS
Noa Ben Shalom
Rozeen Bisharat
Oriane Charpentier
Omaya Seddik
Awatef Shiekh
Louise Williams
RECHERCHES COMPLÉMENTAIRES
Yaakov Gross
Teresa Smith
Joan Yoshiwara
Kathrin Wildhagen
ADMINISTRATION DE PRODUCTION
Laurence Bertron
SERVICE JURIDIQUE
Vered Cainar
MOYENS TECHNIQUES
Brown & Altman, Tel-Aviv
MATRIX EAST RESEARCH LAB (MERL)
School of Humanities and Social Sciences
University of East London, UK
Haim Bresheeth , Steve Lauder
AUDITORIUM
Studio 5 sur 5, Bruxelles
MASTERISATION
Puzzle Film & Vidéo, Bruxelles
SOUS-TITRES
Nice Fellow, Paris
ARCHIVES
BFI National Archives
British Movietone
British Pathé
Footage Farm
Imperial War Museum
L’Atelier des Archives
Gaumont Pathé Archives
Ina
La Maison de la Pub/DR
Archives RTBF - Télévision belge
WDR Archives
Axelrod Collection - Jerusalem Cinematheque - Israel Film Archive
Citrus Marketing Board of Israel
IDF Archive
Israel Broadcasting Authority
Israel Film Services
Keren Kayemeth Le'Israel - Jewish National Fund
Steven Spielberg Jewish Film Archive - Hebrew University of Jerusalem
- Central Zionist Archives
United Studios Archive - Herzliya Studios Ltd
Yad Tabenkin Archive
Ramattan news agency
Library of Congress
Nara
CREDITS PHOTOGRAPHIQUES
Library of Congress, Prints & Photographs Division
Visit Palestine LC-USZC4-8342,
G. Eric and Edith Matson Photograph Collection
State of Israel - National photo collection : Daniel Kaplen Zoltan Kluger
Keren Kayemeth Le’israel - Jewish National Fund : Dov Daphnai,
Zoltan Kluger, Ben Noam, Joseph Zweig
Collection Ilan Roth, Herzliyah
Yaakov Ben dov - Werner Braun - Mula Eshet - François Scholten - Khalil Raad - Roger-Viollet
CREDITS ARTISTIQUES
Emad Abdel Wahhab - Tamam Al-Akhal - Mohieddin Al Labbad - Hilmi Al Touni - Isaam Bader
Nachum Guttman - Abdel Aziz Ibrahim - Raili Liaho - Loeb - Sliman Mansour - Kamil Mughanni
Marc Rubin - Reuven Rubin - Fares Samoor - Ismail Shammout - Suzanne - Zan Studio - Adnan Zbeidi
Ivette & Mazan Qupty Palestinien art collection
David Tartakover private Collection
Nachum Guttman Museum of Art
Reuven Rubin Museum
Collection musée Air France, service du patrimoine historique et culturel d'Air France
The Palestine Poster Project Archives - Liberation Graphics - Dan Walsh
EXTRAIT FICTION
Les Hirondelles ne meurent pas à Jérusalem
Réalisé par Ridha Behi - Production Baba Films - Alya Films
MUSIQUES
Les oranges de Jaffa - Paroles de Jean Marcland / Musique de Joseph Mengozzi
© Warner Chappell Music France
Yafa - Musique de Reem Kelani / Poésie de Mahmoud Salim al-Hout
Interprétée par Reem Kelani / Piano : Zoe Rahman
Yaffa - Rahbani Brothers, Joseph Azar
Yafa Albal - Ghazi Sharqawi
Eshkolit - Traditionel, Zeev Havatselet, Hadudaim, édité par : Eastronics
Shuvi shuvi la pardes - Yehudith Ravitz Meir Wiezelter Arik Sinai, édité par NMC united
Tapuah zahav - Yohanan Zarai Hayim Hefer Shlishiat Gesher Hayarkon, édité par Israphon
Bapardes layad hashoket - Nurit Hirsch, Yoram Taharlev, Yehoram Gaon, édité par NMC united
Mi ivne bait - Nachum Nardi, Levin Kipnis, Ofra Haza, édité par Hed Arzi music, NMC united
Be’mdinat ha’tapuz - Efraim Shamir, édité par Anana LTD, Mohar Eli, Rivka Zohar,
Edité par Hed Arzi music, NMC united
TOUS DROITS RÉSERVÉS
TOUTES LES ARCHIVES CONTENUES DANS CE FILM ONT ÉTÉ REMONTÉES
REMERCIEMENTS
Tamam Al-Akhal - Ridha Behi - Tal Ben Zvi - Ronit Chacham - Mona Deeb
Anat Even - Lily Farhoud - Shmulik Grub - Patrick Hepner - Armelle Laborie
Yaël Lerer - Maria Nadotti - Laura Malacart - Merav Ram - Adrian Rivkin
Rasha Salti - Nava Schreiber – Naomi Shavit - Karin Sivan – Dror Osnat
Uri Aylon - Nurit Bat Yaar - Guy Binshtok - Sameer El-Hajj - Mula Eshet
Avner Kahanov - Mazan Qupty – Dan Yahav
Sinai Abt - Gad and Yoav Ben Artzi - Nahman Ingbar - Lior Ohad
Eyal Openhaim - Minkov Museum - The first orchard in Rehovot
Carmit Rapaport - Society for Preservation of Israel Heritage Sites Hadas Beeri
Kaleen Gay-Para - Aloïse Jancovic - Laureline Edom - Nicolas & Camille Couderc
UNE COPRODUCTION
Trabelsi Productions
Osnat Trabelsi
Ori Duvnov
Talia Salomon
Alma Film
Arik Bernstein
the factory
Frank Eskenazi
Hortense Quitard
Claire Cochard
Eurydice Calméjane
Luna blue film
Serge Kestemont
Héléna Fages
Charlotte Bosquet
Nacho Carranza - Denis Delcampe
Bart Decoster - Ingrid Ingelrham
Catherine Kessels
WESTDEUTSCHER RUNDFUNK (WDR)
Responsable documentaires Jutta Krug
NOGA Communications - Channel 8
Développement projets Liran Atzmor
RTBF (télévision belge)
Productrice associée Annick Lernoud
Chargé de production Philippe Antoine
Responsable documentaires Wilbur Leguebe
AVEC LE SOUTIEN DE
Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique
et des Télédistributeurs wallons
Centre National de la Cinématographie
Procirep - Société des Producteurs
Angoa
AVEC LA PARTICIPATION DE
Radio–Canada
Jean Pelletier, Georges Amar
Télévision Suisse Romande (TSR)
Unité des Films Documentaires
Irène Challand, Gaspard Lamunière
France Télévisions
Pôle Documentaires
Pierre Block de Friberg
Carlos Pinsky
Barbara Hurel
Philippe Le More
Valérie Verdier-Ferré
Presse
Philippe Broussard
Cinémas Utopia
Festival Visions du Réel
France 5
Palestine Poster Project

"Le message d'une colonisation qui apporterait le progrès dans un monde de désolation se trouve tourné en ridicule. (...) Le film mérite d'être vu pour les questions qu'il suscite chez le téléspectateur." Le Monde
"Un travail de mémoire remarquable." Télérama
"L'un des intérêts de ce film réside dans la palette des personnages interrogés. (...) Tous apportent un vibrant témoignage sur la vie à Jaffa, avant que les oranges ne deviennent le symbole du renouveau d'Israël." TéléObs
"Avec Jaffa, la mécanique de l'orange, Eyal Sivan dévoile par une métaphore un siècle d'histoire israélo-palestinienne." Politis
1 DVD 9 Multizone [+ NTSC] 178 mn | 16:9 | Dolby 0.2 | momento! 2010
VO : arabe, hébreu, français, anglais
ST : arabe, hébreu, français, anglais, espagnol, italien, allemand, turc
BONUS [90 mn]
version TV + interview réalisateur + diaporama + cartes historiques
ISBN : 2-915-683-10-7

Un spécialiste est un drame judiciaire qui dresse le portrait d’un bureaucrate zélé respectueux de la Loi et de la hiérarchie, un fonctionnaire de police responsable de l’anéantissement de plusieurs millions de personnes, un criminel moderne.
Loin du personnage de pervers sanguinaire, de menteur machiavélique ou de serial killer que veut décrire le procureur, l’accusé apparaît comme un père tranquille, à la fois comique et terrifiant. S’il ne nie pas son rôle dans l’industrie du crime à laquelle il a appartenu, il s’abrite derrière les instructions de ses supérieurs, son serment de fidélité et l’obligation d’obéir aux ordres.
Il estime que son rôle d’exécutant, purement administratif et logistique, dénué de toutes passions, le met à l’abri de la justice des hommes, même s’il ne l’exonère pas de toute responsabilité.

L’accusé, Adolf Eichmann, est un homme de taille moyenne, la cinquantaine, myope, presque chauve et affublé de tics nerveux. Tout au long de son procès, il est assis dans un box de verre, entouré de documents soigneusement empilés qu’il annote, relit et feuillette inlassablement. Expert en émigration, spécialiste de la “question juive”, responsable du transport des “déportés raciaux” vers les camps nazis entre 1941 et 1945, il décrit son travail avec une précision bureaucratique étouffante. Face à la cour et aux victimes rescapées de l’enfer qui se succèdent à la barre des témoins, il reconnaît avoir fourni aux usines de la mort le contingent humain à détruire. Il s’évertue à exposer le conflit entre son devoir professionnel et sa conscience humaine et insiste sur le fait que personne ne peut lui reprocher d’avoir mal fait son travail.
Enivré du vertige de sa propre impuissance, l’accusé se décrit comme “une goutte dans l’océan, un instrument dans les mains de forces supérieures”. S’il ne l’avait pas fait, dit-il, un autre l’aurait fait à sa place.
Le contraste entre la monstruosité du crime et la médiocrité de l’accusé frappe au premier regard et plus encore à mesure que se succèdent les treize scènes qui composent ce long-métrage documentaire, dévoilant le portrait d’un homme effroyablement ordinaire.
Un spécialiste - Le procès extraordinaire d’un homme effroyablement ordinaire. Réalisé exclusivement à partir des 350 heures d’images inédites enregistrées lors du procès spectaculaire du criminel nazi Adolf Eichmann, qui eut lieu à Jérusalem en 1961. Ce film sur l’obéissance et la responsabilitédresse le portrait d’un spécialiste de la solution des problèmes, un criminel moderne.
«
Pour toutes les questions qu'il pose, Un spécialiste est un film indispensable, une œuvre à épousseter les consciences.
Historia
Eyal Sivan esquisse en creux une réflexion magistrale sur le savoir-désobéir comme composante essentielle de notre humanité.
Charlie Hebdo
Un spécialiste est une réflexion exemplaire sur la banalité du mal absolu.
Le Nouvel Observateur
Saisissant, terrifiant.
Télérama
Un spécialiste est un essai philosophique qui montre à l'évidence que le cinéma peut être aussi un outil de la réflexion et pas seulement un véhicule d'émotions. Plus qu'à un devoir de mémoire, c'est à un devoir de pensée que nous appeIlent Rony Brauman et Eyal Sivan qui veulent sortir de l'opposition affective boureau/victime pour nous conduire à considérer ce qu'Hannah Arendt a appelé "la banalité du mal". (…) ils revendiquent le plein exercice de l'intelligence pour révéler les structures profondes dans l'esprit humain et dans les sociétés modernes.
Le Figaro
Il faut voir Un Spécialiste de Rony Brauman et Eyal Sivan. Le voir, et en débattre.
L’Histoire
Un film (philosophique) de la famille des films sans famille qui inventent une forme nouvelle de pensée de l'Histoire à un moment clé de celle-ci.
Positif
N'hésitons pas à le dire, Un spécialiste est peut-être le film le plus important qu'on ait fait sur la "mécanique" hitlérienne.
L’Autre Rive
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PRIX
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• PRIX ADOLF GRIMME
Deutschland, 2001
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Berlin International Film Festival - Official Selection, 1999
• Doc Aviv, Tel-Aviv, Israel, 1999
• Internationales Dokumentarfilm Festival, München, 1999
• Rio de Janeiro International Film Festival, 1999
• Toronto International Film Festival, 1999
• Mostra Internacional de Cinema, Sâo Paulo, 1999
• Sheffield International Documentary Festival, 1999
• Semana Internacional de Cine de Valladolid, 1999
• Duisburger Filmwoche, Germany, 1999
• Tubingen french film Festival, Germany, 1999
• Australian International Documentary Conference, 1999
• Festival France Cinema Firenze, Italy, 1999
• Margaret Mead Film Festival, New York USA, 1999
• Festival of Jewish Cinema, Melbourne-Sydney-Perth, Australia, 1999
• Mumbai Festival of Films, India, 1999
• International Meeting Cinema & History, Istanbul Turkey, 1999
• Cinemateket Svenska Filminstitutet, Stockholm Sweden, 2000
• Human Rights Watch Film Festival, London UK, 2000
• Diagonale 2000 Graz, Austria, 2000
• Hong Kong International Film Festival, 2000
• Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente, Argentina, 2000
• INPUT 2000, Halifax Canada, 2000


© momento production [FR] | BIFF [ALL] IMAGE CRÉATION [BEL] AMYTHOS Film & TV Productions [ISR] LOTUS Film [AUT]
FRANCE 2 Cinéma [FR] Westdeutscher Rundfunk [ALL] RTBF Télévision belge [BEL]
UN SPÉCIALISTE
128 mn | 35mm | N&B | 4:3 | Dolby SRD | 1999
Lieu de tournage : film d'archives
VO : hébreu, allemand
Sous titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand, hébreu, arabe, chinois, japonais, croates
UN FILM DE
Rony BRAUMAN & Eyal SIVAN
Avec
Accusé
Adolf EICHMANN
Avocat de la Défense
Robert SERVATIUS
Procureur Général
Gideon HAUSNER
Procureur Procureur
Gabriel BACH Ya'akov BAR OR
Président du Tribunal
Moshe LANDAU
Juges
Benjamin HALEVI
Yitzhak RAVEH
Inspiré de « Eichmann à Jérusalem, Rapport sur la banalité du mal » de Hannah Arendt
Viking Penguin USA Inc. 1963 - Gallimard 1966
Réalisé et produit par
Eyal SIVAN
à partir des images enregistrées en 1961, à Jérusalem, lors du procès de Adolf Eichmann,
par
Léo HURWITZ
Productrice Exécutive
Armelle LABORIE
Montage Image
Audrey MAURION
Montage Son
Nicolas BECKER
Audrey MAURION
Conception d’éclairages numériques
Jean-Marc FABRE
Conception sonore & bruiteur
Nicolas BECKER
Mixeurs
Philippe BAUDHUIN
Thomas GAUDER
Musiques originales
Nicolas BECKER
Jean-Michel LEVY
Krishna LEVY
Yves ROBERT
Béatrice THIRIET
Productrice exécutive
Armelle LABORIE
Directeur de production
Yves SMADJA
Conseil en post-production
Thierry NUTCHEY
Producteurs associés
Martine BARBÉ
Amit BREUER
Erich LACKNER
Elke PETERS
Administration de production
Marysette MOISSET, Hasdrubal
Assistante Réalisation
Armelle LABORIE
Assistantes montage image
Valérie PICO
Maya CYPEL
Assistantes montage son
Valérie PICO
Coline BEUVELET
Stagiaires montage
Pauline LEMAIRE
Idit RICHARDOT
Assistantes de production
Sophie ALBIAR
Chen-Li BAR-TZION
Elke BORMANN
Sabine BOURGEOIS
Barbara JOHR
Joanna GRUDZINSKA
Monika LENDL
Claudia LEVIN
Interprètes musicaux
Thomas BLOCH - Glass harmonica
Jean-Michel LEVY - Guitares
Yves ROBERT - Trombone
Chorale
Mélanges, dirigée par Ariel ALONSO
Archives
Israel State Archives
Steven Spielberg Jewish Film Archive Vendeuse : Marylin KOOLIK
United Studio Hertzelia
Schéma technique de remastérisation d’archives
Patrick D'ARTOIS
Conseillers techniques de remastérisation d’archives
Mario SCLAIR - ON SET
GRAVITY Post-production
Techniciens de remastérisation d’archives
Tim RINGHAM
Alexander SHAPIRO - ON AIR
Alexander PAPIRO - ON AIR
Transcodage d’images d’archives
Damien MAUREL
Création des logiciels de restauration
François HELT, DUST Restauration
Equipe technique DUST Restauration
Philippe CHATEL
Valérie LA TORRE
John MONTEGUT
Jean-François RIDAME
Gestion logistique DUST restauration et shooting
Hervé de CANTELOUBE
Catherine GASIGLIA
INA Innovation
Maurice OLIVIER
Raymond PERRIN
Jean VARRA
INA Droits et Archives
Jean-Jacques DESSAUX
Coordination de post-production numérique
Armin ERTL, VOSS tv-ateliers
Chargé de post-production numérique
Stefan HELMKE
Supervision d’effets numérique
Carsten DIETZ
Administration de système informatique
Rainer Maguhn
Chéf Opérateur d’effets spéciaux
Jörn Mayer
Préparation d’effets numériques
Frank NOCKE
André PAULSEN
Opérateurs d’effets spéciaux
Uta Rath
Arndt Baumüller
Susa Lie
Daniel Brylka
Christiane Grunenberg
Martin Ofori
Deborah Bliklen
Martin Fritz
Infographistes
Stéphanie MEE
Patricia MEDJAHED
Bernard MAGAU
Claire SCHNEE
Marcel Appelhans
Cara ERTL
Halis KAYA
Kay Klesing
Annke Kraemer
Dirk Schmidt
Tobias Schoden
Ulrike Wilhelmy
Conformation Vidéo
Armin ERTL
Norbert FRERICH
Eric MARTIN
Assistants de post-production numérique
Lisa DRECKMANN
Lucas Meyer-Hentschel
Etalonnage
Jean-Pierre GALLET
Eduard HERMANN
Coordination de post production son
Olivier REY
Coordination logistique son
Dominique JOCHMANS
Remastérisation d’archives son
Yisraël DAVID
Enregistrements Musique & Bruitage
Myriam RENÉ
Benoit MENAGER
Nathalie VIDAL
Stéphane WERNER
Ingénieurs du Son
Eric LONNI
Raphaël SOHIER
Nathalie VIDAL
Recorders
François DE MAN
Luc THOMAS
Frédéric WARNOTTE
Report optique
David GILLAIN
Frédéric PIROTTE
Documentalistes
Maira COHEN
Efrat MICHAELI
Traductions
Philippa BENSON
Margarete GERBER
Abraham GERSHOVITZ
Sophie Francis KID
Anne KRAATZ
Tania KRAMER
Alexandra MULLER
Lisa NÜRNBERGER
Annie WEICH
Adaptation des sous-titres
Rony BRAUMAN
Catherine NEUVE-EGLISE
Marie-Claude REVERDIN
Andreas WIRTH
Enregistrements
I.N.A.
Studio L'Equipe
Studio Orlando
Son Pour Son
Auditorium mixage
Studio L'Equipe
Matériel de montage
Interface GmbH Allemagne
Sony Austria GmbH
Régies numérique
UMT - France
ERCIDAN - France
VOSS tv-ateliers - Allemagne
Traitement numérique d'images
DUST Restauration - France
Transfert numérique sur pellicule 35mm
Laboratoires film
CENTRIMAGE - NEYRAC
LISTO Film GmbH Autriche
Sous-titrage
Ercidan - France
Titra Film - Autriche
Laboratoire photo
Mise au Point
Transports internationaux
MIDNITE EXPRESS
Comptables de production
Philippe CHATILLON
Sandrine JOUAULT
Expert Comptable
Sophie BARGE
Agent littéraire
La Nouvelle Agence
Conseil juridique
Maître Sabine CORDESSE
Maître Patrick HAUDUCŒUR
Advocat Orna LIN
Maître Claudine MEYRAND
Attachée de presse
Eva SIMONET
Génériques
ERCIDAN
SYNCHRO FILM
Bande-annonce
Franck LAMBERTZ
Une coproduction
MOMENTO ! - France
BREMER INSTITUT FILM / FERNSEHEN - Allemagne
IMAGE CRÉATION - Belgique
AMYTHOS Film & TV Productions - Israël
LOTUS Film - Autriche
FRANCE 2 Cinéma - Pierre HÉROS
Westdeutscher Rundfunk - Werner DÜTSCH
RTBF Télévision belge - Jacques VIERENDEELS & Ives SWENNEN


"Une œuvre à épousseter les consciences” Historia
“Saisissant, terrifiant” Télérama
"Le cinéma peut aussi être un outil de la réflexion et pas seulement un véhicule d'émotions" Le Figaro
"Le voir, et en débattre” L’Histoire
DVD 9 NTSC [1.2.3.4.5.6] 183 mn | 4:3 | Dolby 5.1 | Montparnasse, 2000
VO : hébreu, allemand – ST : français, anglais, allemand
BONUS À propos d'un spécialiste
interview [60 mn] de Rony Brauman et Eyal Sivan
extraits du livre "Éloge de la désobéissance" + bande annonce + chapitrage
ISBN : 2-915-683-09-3

Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël propose un regard inédit sur les habitants de Palestine-Israël, le regard commun d'un Israélien et d'un Palestinien.
À l'été 2002, pendant deux mois, Eyal Sivan et Michel Khleifi ont voyagé ensemble du sud au nord de leur pays. Pour accomplir ce voyage en terre natale, ils ont tracé leur parcours sur une carte routière et l'ont intitulé "route 181". Cette ligne virtuelle suit les frontières de la résolution 181 adoptée par les Nations-Unies le 29 novembre 1947 qui prévoyait la partition de la Palestine en deux États.
Au hasard de leurs rencontres, ils donnent la parole aux hommes et aux femmes, israéliens et palestiniens, jeunes ou anciens, civils ou militaires, … saisis dans l'ordinaire de leurs vies quotidiennes. Chacun de ces personnages a sa manière d'évoquer les frontières qui le séparent de ses voisins : humour, indifférence, méfiance, agression, cynisme, béton, barbelés,… Les frontières se sont construites sur les collines et dans les vallées, sur les montagnes et dans les plaines, mais surtout dans les esprits des deux peuples et dans l'inconscient collectif des deux sociétés. Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël nous invite à un voyage déroutant à travers ce petit territoire aux enjeux démesurés.

AUTOUR DU FILM
La "route 181" suit les frontières de la résolution n° 181 adoptée par les Nations-Unies le 29 novembre 1947. Cette résolution prévoyait la partition de la Palestine en deux Etats, l'un juif, l'autre arabe. Selon ses termes, 56% du territoire était attribué à la minorité juive, tandis que 43% à la majorité arabe et, au centre, une zone internationale.
Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël se déroule en trois chapitres successifs.
Chacun d'eux suit une partie de la "route 181" :
LE SUD de la ville portuaire d'Ashdod vers le Sud, jusqu'aux frontières de la bande Gaza.
LE CENTRE de la ville judéo-arabe de Lod vers et autour de Jérusalem
LE NORD de Rosh’A’aiyn, près du mur de séparation, vers le Nord, jusqu'à la frontière avec le Liban
Les deux cinéastes sont convaincus que la situation tragique de la réalité au Proche-Orient est une construction idéologico-pathologique fabriquée par les hommes et que ces mêmes hommes sont capables de la dé-construire.
Ils sont partis à l'improviste, s'arrêtant à l'occasion de rencontres hasardeuses.
Ils n’ont pas organisé de rendez-vous. Ils n’ont pas contacté de personnalités à rencontrer, ni sollicité d’interlocuteurs autorisés.
Munis seulement d’autorisations de tourner et de laissez-passer, ils se sont arrêtés et ont filmé au hasard des rencontres : des Israéliens et des Palestiniens anonymes qui parlent de leur vie, de leur expérience, de leur situation actuelle, de leur mémoire particulière et de la compréhension personnelle qu’ils ont de ce qui se passe aujourd’hui autour d’eux. Ils parlent aussi de demain, de ce qu’ils pensent que pourraient devenir leur vie et ce pays qui est le leur.
Cette frontière théorique qui se présentait comme une "solution" a entraîné la première guerre israélo-arabe et un conflit dont on ne voit toujours pas la fin.
55 ans plus tard, le voyage des deux cinéastes sur la "route 181" suit le tracé de cette frontière qui n'a jamais existé.
Michel Khleifi et Eyal Sivan ont voulu arpenter leur terre ensemble, entendre avec l’oreille de l’autre et s’approcher, chacun grâce à l’autre, de ceux que la crainte sépare.
Comprendre. Faire la part du voulu et du subi. Distinguer les rêves des hommes et les dossiers politiques. Entendre dire ce que l’on voulait oublier.
Se nommer en écoutant l’autre. C’est en cela que ce voyage à la recherche d’une paix possible et d’une vie ensemble est pour tous initiatique.
Ce voyage est aussi une leçon d’humanité et de tolérance. Prêter l’oreille aux mots de l’autre. Dire ce qu’on ne formule jamais. S’obliger à regarder et à admettre. Partager les mémoires. Nommer le désir de vivre et de construire.
Dans leur note d'intention, les deux cinéastes écrivent :
"Au-delà des appartenances tribales dans lesquelles nous ne nous reconnaissons pas et forts de notre expérience commune, nous avons décidé ensemble de retourner au pays pour le re-trouver, le re-découvrir et dévoiler la réalité géographique et mentale dans laquelle vivent aujourd'hui les hommes et les femmes de Palestine-Israël.
"La ligne de démarcation du plan de partage pour la Palestine, dessiné et voté par l'ONU en 1947, est le point de départ du dispositif cinématographique de ce film. Il nous lance un défi documentaire et celui d'une aventure humaine.
"Le long de cette route qui n'existe pas et que nous avons choisi de suivre au-delà des idées pré-établies, nous désirons filmer les hommes et les femmes, les lieux, les histoires et les géographies, une somme de choses non encore dévoilées. Pris par le hasard des rencontres, nous voulons donner la parole à ceux et celles qui sont les oubliés des discours officiels, mais qui constituent pourtant les bases des deux sociétés, ceux aux noms desquels les guerres se font.
"Nous désirons construire un acte filmique qui résiste à l'idée que la seule chose que puissent faire ensemble les Israéliens et les Palestiniens, c'est la guerre, la guerre jusqu'à ce que l'autre disparaisse."
—
Ce qu’ils nous proposent aujourd’hui n’est pas un film à deux regards, mais un regard commun à partir de deux visions complémentaires, et quel que soit le dérangement que leur récit de voyage puisse susciter en chacun de nous, Michel Khleifi et Eyal Sivan nous invitent à les accompagner et à suivre leurs pas.
VERS LE SUD : de Ashod à Gaza
Le film part de la ville portuaire d'Ashdod, un chantier de construction y est en cours. Des contremaîtres israéliens, des ouvriers chinois et des géomètres palestiniens citoyens d'Israël travaillent ensemble.
Gan Yavne est construit sur les ruines du village de Barkaa. Une vendeuse de jus de fruit tient un petit kiosque. Personnellement, elle n'a rien contre le retour des réfugiés palestiniens sur leur terre natale.
Un chef de chantier passe par là.
A Masmyie, seuls une vieille femme et son fils habitent encore ce qui, avant 1949, était la grande ville de Masmyie. Leur maison doit être démolie pour permettre l'élargissement de l'autoroute.
Derrière leur maison, une station d'essence dont la cafétéria tenue par une Juive yéménite est tapissée de photos militaires.
Sur les bords de la route, les inscriptions "transfert de populations = paix et sécurité" accrochent le regard.
A Kiriat Malahi, dans son petit magasin de bonbons, un Juif irakien raconte avec nostalgie ce qu’était la région quand il s’y est installé, en arrivant d'Irak. "C'était une région arabe, moi j'aurai pu bien vivre avec eux…" dit-il.
A Shafir, un jeune ingénieur en high-tech construit sa maison et parle de ses voisins, les ouvriers de la Bande de Gaza. Son père raconte la construction de ce village 1949 par des rescapés européens, sur les ruines d'un village palestinien démoli un an auparavant.
Dans le musée du kibboutz Yad Mordechai, un vieux pionnier raconte l'expulsion des habitants palestiniens d’origine vers la Bande de Gaza avoisinante.
Au kibboutz Negba, une statue, un monument à l'allure stalinienne et une maquette du kibboutz à ses débuts témoignent du rêve socialiste fondateur.
A Gaza, le passage Karni est fermé à tout accès de civils. Les camions de marchandises attendent devant la frontière bloquée. Nul ne passe.
C’est là que se fabrique le "conzertin", ce fil de fer barbelé à plusieurs niveaux, destiné à construire la frontière entre Israël et les Territoires palestiniens.
Sur la frontière avec la Bande de Gaza, une famille israélienne visite le réservoir d'eau de Nir Am à partir duquel on aperçoit la Bande de Gaza bouclée.
Le Directeur du Musée de l'Eau et de la Sécurité du kibboutz Nir Am raconte comment la commission de partage de l'ONU a finalement inclus le Negev dans les territoires juifs. Il rêve de développement touristique face à Beit Hanoun.
Dans la base militaire israélienne, on ne peut filmer que la barrière électrique qui entoure la Bande de Gaza.
Une maison blanche au milieu de nulle part, près de la barrière électrique de la Bande de Gaza, dans un paysage lunaire. Un membre du kibboutz Nir Oz aimerait transformer ce bâtiment en galerie d'art.
La nuit tombe sur le passage frontalier de Erez, déserté.
Ce soir, la Maison Herzl a été louée pour y célébrer un grand mariage.
LE CENTRE : de Lod vers et autour de Jérusalem
Arrivée au centre d'accueil de Lod pour de nouveaux immigrants venus d’Ethiopie. Prières hébraïques et musique russe.
A Lod, des membres du mouvement juif-arabe Ta-Ayoush ("Vivre ensemble") manifestent contre la démolition de maisons. Séance du Conseil municipal qui débat sur ce sujet.
Dans le quartier du "ghetto", une ancienne prisonnière politique arabe et sa voisine juive. Dans son salon, le vieux coiffeur raconte la fin de la grande ville arabe de Lyyd (Lod, avant 1948).
Sur la route vers le kibboutz Geser un juif d'origine russe. Plus loin, un bédouin rêve de rejoindre l'armée israélienne.
Au kibboutz de Geser, des Américains protestants venus du Kansas plantent des oliviers, en signe de paix et de solidarité. La cérémonie est dirigée par une femme rabbin et son mari, tous deux juifs américains.
Sur la route vers Jérusalem, des ruines de villages palestiniens.
À Kfar Binoun, un sculpteur, fils de rescapés du nazisme, raconte le calvaire de sa mère. Il veut construire un paradis pour ses enfants.
A Hulda, un guide du Fonds National Juif accueille les visiteurs de la Maison de T.Herzl. Le kibboutz Hulda est construit sur les ruines d'un village palestinien.
Les barrages militaires se multiplient à l'approche de Jérusalem.
Kalandia, situé entre Jérusalem et Ramallah, est le plus impressionnant d'entre eux. L'occasion de discuter des vertus de la politesse avec les soldats.
Dans un tribunal militaire, une avocate israélienne défend de jeunes kamikazes palestiniens. Les familles des accusés sont présentes. Il est interdit aux parents de toucher les prévenus.
Un jeune couple de militaires israéliens contrôle ensemble le passage des véhicules à un barrage. Chacun d'eux portent un piercing sur la langue, mais il ne faut pas le dire.
A Abou Dis, le grand mur de béton traverse la ville. Un géographe palestinien explique les enjeux stratégiques des implantations autour de Jérusalem.
Des maisons de familles de kamikazes ont été dynamitées par l'armée israélienne. Des familles à la rue parcourent les décombres.
Quelques instants après un attentat-suicide à Jérusalem, le bouclage total est imposé à tout le territoire. Au barrage Al-Ram, un soldat interpelle spontanément la caméra.
Ramallah est sous couvre-feu. L'armée israélienne contrôle tout mouvement. De son tank, un officier parle de littérature et de philosophie.
La route entre Bethleem et Beit Jala est bloquée. Les invités du mariage palestinien célébré à Beit Jala empruntent des raidillons de terre pour arriver jusqu'à la noce. L'occupation militaire n'empêchera pas la fête.
VERS LE NORD : de Rosh’A’aiyn à la frontière avec le Liban
A Rosh A'Aiyn, un jogger juif yéménite ne se souvient pas qu'avant 1948, il y ait eu un village arabe à Majdal Sadek.
L'autoroute qui va vers le Nord est toute nouvelle. Elle est bordée par le mur de séparation tout neuf lui aussi.
Près de Kalkylia, ouvriers palestiniens et archéologues israéliens travaillent ensemble dans un petit site archéologique. Au pied du mur en construction, les ouvriers sont arabes, turco-bulgares, ouzbeks.
Cernée par les postes militaires, la ville de Kalkylia est sous couvre-feu.
A Tulkarem, un groupe de manifestants du mouvement juif et arabe Taayoush (Vivre ensemble) est arrêté par les militaires. Ils veulent apporter des vivres aux habitants de la ville palestinienne assiégée. Accès impossible.
A Bir Sika, pendant la cueillette des olives, les inspecteurs du Grand Rabbinat veillent à ce que la récolte soit kasher. Le propriétaire raconte comment il a déplacé lui-même la frontière, en 1947.
Dans la région de Emek Ysrael, à la tombée de la nuit, les avions de chasse regagnent leur base, au centre de la vallée. Un promeneur évoque les colonies d'aujourd'hui comme continuité des kibboutzim d'hier.
Au kibboutz Yifat, les employés du musée d'histoire des pionniers accueillent des groupes et reconstituent pour eux ce que fut l'aventure des premiers pionniers.
La ville de Lubia est aujourd'hui en ruine. Sur le site, un groupe d'adolescents israéliens se promène sous la protection d'un garde armé.
Le Directeur du musée de Sejera, un immigré de Grande-Bretagne, inscrit son parcours personnel dans le prolongement de celui des pionniers qui se sont installés ici au début du XXe siècle.
A Tura'An, une femme palestinienne, entourée de ses petits-enfants, raconte son expulsion en 1948 du village de Sejera, à 4 kilomètres de là.
Près du monument aux morts de Nujeidat, des écoliers arabes israéliens parlent d’identité.
A l'entrée du kibboutz Farud, un vieux soldat qui a participé à l' "opération balai" raconte l'expulsion des habitants arabes du nord de la Palestine avant la guerre.
Dans le village de Kfar Shammaï, une inscription sur un mur "Nous avions un rève. Il nous reste un peut-être." Une immigrante du Maroc raconte comment elle a travaillé à l'émigration clandestine des Juifs marocains.
Meron est un site religieux orthodoxe. C’est la fête permanente. Musiques étourdissantes. Danses joyeuses.
A Shefer, un Juif marocain et sa femme juive tunisienne vivent dans la nostalgie de leurs pays d'origine et le deuil de leur fils mort dans la guerre du Liban. Ils croient que Juifs et Arabes peuvent vivre ensemble en paix, comme autrefois dans le monde arabe.
Ce grand voyage s'achève au coucher du soleil, à la frontière avec le Liban.
«
Chaque interview fait l’effet d’une bombe tant les mots échangés sont forts de désarroi ou de haine
Le Figaro
Un film assez critique à l’encontre d’Israël, parfois accablant, mais révélateur et passionnant
Le Monde
Un grand témoignage empreint du désir et vivre et de construire ensemble
France Soir
Un documentaire qui fait l’effet d’une bombe
Télérama
Un film abouti, un défi documentaire réussi
La Vie
À contre-courant des idées reçus, les deux cinéastes remontent les territoires, pour prouver que "Palestiniens et Israéliens peuvent faire ensemble autre chose que la guerre"
Humanité Hebdo
»
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PRIX
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• PRIX DU FESTIVAL DES DROITS DE L'HOMME
Paris, France, 2004
• PRIX DU MAIRE, FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA DOCUMENTAIRE
Yamagata, Japon, 2005
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Festival du Monde Arabe, Montréal, 2003
• Festival of Arab, Iranian and South Asian Films, New-York, 2003
• Festival Cinéma du Réel, Paris 2004
• Festival de Rabat, 2004
• Festival Manifesta, San Sebastian, 2004
• Festival de Carthage, 2004
• Festival de Haïfa, 2004
• Festival de San Fransisco, 2004
• Festival de Washington, 2004
• Festival “Filmer à tout prix”, Bruxelles 2004
• Dokma Festival, Slovénie, 2004
• Festival de Singapour, 2005
• Festival de Philadelphie, 2005
• Festival International de Jeonju, Seoul, 2005


© momento! [FR] l SOURAT FILMS [BE] l WDR [ALL]
ROUTE 181, FRAGMENTS D'UN VOYAGE EN PALESTINE-ISRAËL
272 minutes | Video | Couleur | 16:9 anamorphic | Stéréo | 2003
Lieux de tournage : Israël, Palestine
VO : hébreu, arabe
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand, hébreu, arabe
UN FILM ÉCRIT, RÉALISÉ ET PRODUIT PAR
Eyal Sivan & Michel Khleifi
PRODUCTION
ARMELLE LABORIE
IMAGE
Philippe Bellaïche
SON
Richard Verthé
MONTAGE
Sari Ezouz
Eyal Sivan
Michel Khleifi
MONTAGE SON
SARI EZOUZ
MIXAGE
STÉPHANE LARRAT
PRODUCTEURS ASSOCIÉS
OMAR AL-QATTAN, SINDIBAD FILMS LTD
WERNER DÜTSCH, Westdeutscher Rundfunk Köln
MICHEL KHLEIFI, SOURAT FILMS SPRL
ALAIN BOTTARELLI
EN ASSOCIATION AVEC
ARTE France
AVEC LE SOUTIEN DU
Centre National de la Cinématographie
...


“Parfois accablant, mais révélateur et passionnant” Le Monde
“Un grand témoignage empreint du désir et vivre et de construire ensemble” France Soir
“Un film abouti, un défi documentaire réussi” La Vie
COFFRET 4 DVD9 PAL 402 mn | 16:9 | Dolby 2.0 | momento production, 2004
VO : arabe, hébreu
ST : français, anglais, hébreu, arabe, espagnol, italien, allemand
BONUS [130 mn]
scènes inédites + interview des réalisateurs + cartes et documents
ISBN : 2-915683-00-X

ITGABER, le triomphe sur soi
Dans un langage accessible à tous, le professeur Yeshayahou Leibowitz, philosophe et scientifique, se livre à une réflexion critique sur ce qui fait l’Homme : sa volonté, sa liberté, ce qu’il choisit, ce qui s’impose à lui et comment en “triomphant de soi”, il dépasse la pesanteur de ce monde.
Maître à penser du mouvement des soldats israéliens qui s’opposent au service militaire dans les Territoires Occupés, Yeshayahou Leibowitz, très attaché depuis toujours à la loi divine, développe avec provocation ses positions vis-à-vis de la loi et de l’autorité en général et vis-à-vis de l’État et du pouvoir en particulier.
Son verbe acerbe renvoie chacun à sa responsabilité d’homme et de citoyen.

IZKOR, les esclaves de la mémoire
Izkor signifie “souviens-toi” en hébreu, et c’est sur cet impératif dicté aux enfants d’Israël que s’interroge le film. Au mois d’avril, en Israël, les fêtes et les commémorations se succèdent. Les enfants des écoles, du plus petit au plus grand, se préparent à rendre hommage au passé de leur pays. La mémoire collective devient alors un outil terriblement efficace pour la formation des jeunes esprits. Izkor, c’est la société israélienne comme on ne l’a jamais montrée, c’est trente jours de la vie d’un Etat vivant au rythme des pulsations de sa mémoire. Ce film, primé dans de nombreux festivals internationaux, nous propose une analyse passionnante et sans complaisance des bases de l’Etat hébreu.

«
ITGABER, le triomphe sur soi
Ce film sauvegarde un art oratoire fait d’imprécations, de brisures, de silence et de répetition propre aux prophètes subtils et grandiloquants que compta toujours le peuple juif.(...) La dimension cathodique n’est jamais perdue,Leibovitz est mis nez à nez, par le truchement du magnétoscope, avec de précedants enregistrements. Ce dispositif tente de bousculer un système de pensée tout en le pistant dans ses entrelacs. Pas dupe mais fasciné, ce document horripile et ravit.
Télérama
Original parce que le réalisateur a su se tenir, malgré la forte personnalité de son interlocuteur, dans une loyale distance qui ne dessaisit pas le spectateur de sa liberté de perception. Devant la caméra d'Eyal Sivan, Leibowitz joue plusieurs rôles : le philosophe scientifique livre le fruit argumenté de ses réflexions et de ses connaissances, le citoyen s'exalte contre l'ordre établi, l'interviewé retourne les questions à l'intervieweur et les commente. Le tout se regarde et s'écoute avec délice.
Différences
Qu’on se réclame de la pensée de Leibowitz ou qu’on lui voue une haine farouche, ce film instruit et secoue. Des qualités rares par les temps qui courent.
Journal des lettres et de l'audiovisuel
«
IZKOR, les esclaves de la mémoire
Une réflexion en profondeur, inquiète et dérangeante sur les racines du nationalisme israélien.
Le Monde
Terrible et courageux, abominable et salutaire documentaire, (…) Ce douloureux, grand, très grand documentaire ("circonstance aggravante", fustigera-t-on), qui fut primé au récent Festival international de programmes audiovisuels (Fipa), laisse seul et anéanti, avec la conscience qui bat la chamade.
Télérama
Izkor, l'excellent documentaire d'Eyal Sivan, nous montre ainsi comment Avril est un mois stratégique pour la diffusion dans les jeunes générations de l'idéologie fondatrice d'Israël, le sionisme.
Libération
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PRIX
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Izkor, les esclaves de la mémoire
• PRIX DE LA PROCIREP, mention spéciale du Jury
FIPA, 1991
• PRIX DE LA RECHERCHE, Biennale Européenne du Documentaire
Marseille, 1991
• OBJECTIF D'OR
Tel-Aviv, 1991


© Les films d'ici [FR] | Images et Compagnies [FR] | Amythos Films [ISR] | FR3 [FR]
ITGABER
2 X 85 minutes | vidéo | Couleur | 4:3 |Stéréo | 1993
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son
Amir Buverman
Monteurs
Eyal Sivan & Charlotte Tourres
Producteur
Ruben Korenfeld
© Ima Production [FR] | Reha Film [FR] | Adam [ISR] | FR3 [FR] | ZDF [ALL]
IZKOR
97 minutes | 16 mm | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1991
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand, arabe
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son
Rémy Attal
Monteurs
Jacques Cometz & Sylvie Pontoizeau
Producteur
Ruben Korenfeld
...

"Pas dupe mais fasciné, ce document horripile et ravit" Télérama
"Une réflexion en profondeur, inquiète et dérangeante sur les racines du nationalisme israélien" Le Monde
COFFRET 3 DVD9 [ZONE 2] 300 mn | 4:3 | Dolby 2.0 | momento! 2007
VO : hébreu
ST : français, anglais, allemand, italien, espagnol et arabe
DVD1 : ITGABER, de la science et des valeurs [85 min] + BONUS [17mn]
DVD2 : ITGABER, de l'État et de la loi [85 min] + BONUS [17mn]
DVD3 : IZKOR, les esclaves de la mémoire
ISBN : 2-915683-06-9

Entretiens avec le Professeur Leibovitz, en deux parties
De la science et des valeures
“C’est sa volonté qui fait l’Homme”. Cette phrase, point-clef de la pensée d’un des esprit les plus provocateurs de cette fin de siècle, donne le ton de ces entretiens. Le savant-philosophe, dans un langage accessible à tous, se livre à une réflexion critique sur ce qui fait l’Homme : sa volonté, sa liberté, ce qu’il choisit, ce qui s’impose à lui et comment en “triomphant de soi”, il dépasse la pesanteur de ce monde.
De l’État et de la Loi
“L’homme honnête doit savoir ne pas obéir trop bien à la loi”.Maître à penser du mouvement des soldats israéliens qui s’opposent au service militaire dans les Territoires Occupés, le prof. Yeshayahu Leibovitz, très attaché depuis toujours à la loi divine, développe avec provocation ses positions vis-à-vis de la loi et de l’autorité en général et vis-à-vis de l’État et du pouvoir en particulier. Dans la tradition des Prophètes, son verbe acerbe renvoie chacun à sa responsabilité d’homme et de citoyen.

AUTOUR DU FILM
Yeshayahu Leibovitz Histoire d’un homme déraisonnable qui a traversé le siècle
Yeshayahu Leibovitz naît à Riga, Lettonie, en 1903. Il grandit dans une riche famille juive, orthodoxe et sioniste. Éduqué dès son tout jeune âge par des précepteurs, il parle couramment l’hébreu, le yiddish, l’allemand, le russe et le français. Une enfance comme on n’en imagine plus, baignée d’une culture ouverte, profonde et raffinée.
En 1919 - il a alors 16 ans -, une guerre civile oppose les Russes Rouges et les Blancs. Il émigre alors, comme nombre de ses contemporains, vers la toute jeune République de Weimar qui brille de tous les feux de son bouillonnement intellectuel et artistique.
Il s’inscrit à l’université de Berlin où il étudie la biochimie et la médecine. Pas moins de cinq de ses professeurs sont des prix Nobel. Il y rencontre aussi sa future femme, Greta, étudiante en mathématiques.
En 1928, il réalise son rêve : partir en Palestine. Mais il n’y fait qu’un bref séjour et retourne étudier la médecine à Berlin, études qu’il part achever en Suisse, lorsque les nazis arrivent au pouvoir. Jamais, précise-t-il, il n’a subi de discriminations antisémites, ni à l’université, ni dans la rue.
C’est en 1934 qu’il s’installe définitivement avec sa femme Greta en Palestine. Immédiatement, il enseigne la médecine neurophysiologique et dirige la section de biochimie à la prestigieuse Université hébraïque de Jérusalem.
En 1948, il prend le fusil pour participer à la création de l’État d’Israël, qui sera pour lui “le cadre de l’indépendance nationale du peuple juif”. Déjà, il exige la séparation entre religion et État, pour préserver les valeurs religieuses de la mainmise du politique. Homme profondément religieux, il soutient les laïques ulcérés par l’orthodoxie religieuse.
Dès le lendemain de la guerre de 1967, il accuse : l’occupation des territoires n’est pas autre chose que la mise en place d’un système d’oppression d’un peuple sur un autre peuple. Le peuple d’Israël serait-il sur la pente dangereuse qui les mèneraient à être des “judéo-nazis” ?
Imprécateur sombre et pessimiste, il n’appartient à aucun courant politique : “Le progrès moral de l’homme n’existe pas et l’Histoire n’est que le récit des crimes, folies et catastrophes de la race humaine”. Et, ajoute-t-il, “si ce monde terrible vous insupporte, suicidez-vous...”
Parce que la vie n’a de sens que dans l’action individuelle : “Le plus noble dans l’Histoire est le combat de l’homme contre ces crimes, folies et catastrophes. Un combat constant, éternel et sans victoire.”
Dans les années 70, on lui propose une chaire de philosophie à l’Université Hébraïque.
On vient l’écouter, on demande à le voir : “Des centaines de gens, de tous bords, viennent me voir, m’écrivent ou m’appellent. Je réalise jusqu’à quel point je suis devenu “la bouche” de ces muets qui ne savent pas, qui n’arrivent pas ou qui n’osent pas interpréter leurs pensées et leurs sentiments. Ils sont très contents que ce soit moi qui les aide à définir ces pensées et sentiments. Cela je le sais mais je ne pense pas que quiconque ait changé ses opinions pour cela.”
Yeshayahu Leibovitz reçoit chez lui, dans son modeste appartement de Jérusalem, à toutes heures du jour ou de la nuit, qui souhaite le voir : un soldat désorienté, en proie à des problèmes de conscience, un religieux qui doute, un homme aux prises avec la drogue... Il reçoit aussi bien des intellectuels de tous horizons et de toutes nationalités.
Sa parole est claire. C’est un orateur puissant.
Il ne cesse de donner des séminaires, des conférences, de participer à des débats. Il ne cesse de dénoncer. La colère est sa force.
Au moment de la guerre du Liban, en 1982, au cours d’une conférence et seul en scène, il dit : “Je demande à toute personne honnête de se lever et de déclarer haut et fort avec moi qu’il est un traître. Qu’il trahit les valeurs aujourd’hui sacrées de ce pays. J’appelle au soulèvement, à la révolte.”
Yeshayahu Leibovitz n’est jamais seul. Sa femme, Greta veille dans l’ombre. Elle l’accompagne en tous ses déplacements, elle connaît le moindre de ses discours, elle corrige ses erreurs.
“La chose la plus importante dans la vie d’un homme, c’est sa femme” dit-il.
En 1993, on le propose au Prix Israël, distinction éminente, ce qui soulève un tollé général. Yeshayahu Leibovitz refuse le prix.
Il meurt en août 1994.
Pendant 15 ans, le prof. Leibovitz a dirigé la rédaction et le développement de l’Encyclopédie Hébraïque dont il signa plusieurs articles.
En dehors de ses nombreux travaux scientifique, il publia divers recueils d’articles, de discussions, de réflexions et d’interventions publiques.
Parmi ses ouvrages :
• Foi, histoire et valeurs
• La foi de Maïmonide
• Conversations sur la science et les valeurs
• L’évolution et la génétique
• Corps et âmes; le problème psychophysique
• Judaïsme, peuple juif et État d’Israël, qui est le seul ouvrage traduit en français (éditions J.C. Lattès, 1985)
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Ce film sauvegarde un art oratoire fait d’imprécations, de brisures, de silence et de répetition propre aux prophètes subtils et grandiloquants que compta toujours le peuple juif (...) La dimension cathodique n’est jamais perdue, Leibovitz est mis nez à nez, par le truchement du magnétoscope, avec de précedants enregistrements. Ce dispositif tente de bousculer un système de pensée tout en le pistant dans ses entrelacs. Pas dupe mais fasciné, ce document horripile et ravit.
Télérama
Original parce que le réalisateur a su se tenir, malgré la forte personnalité de son interlocuteur, dans une loyale distance qui ne dessaisit pas le spectateur de sa liberté de perception. Devant la caméra d'Eyal Sivan, Leibowitz joue plusieurs rôles : le philosophe scientifique livre le fruit argumenté de ses réflexions et de ses connaissances, le citoyen s'exalte contre l'ordre établi, l'interviewé retourne les questions à l'intervieweur et les commente. Le tout se regarde et s'écoute avec délice.
Différences
Qu’on se réclame de la pensée de Leibowitz ou qu’on lui voue une haine farouche, ce film instruit et secoue. Des qualités rares par les temps qui courent.
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ITGABER
2 X 85 minutes | vidéo | Couleur | 4:3 |Stéréo | 1993
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son
Amir Buverman
Monteurs
Eyal Sivan & Charlotte Tourres
Producteur
Ruben Korenfeld
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Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
Pour acquérir un DVD institutionnel : Bibliothèques et Institutions
Monsieur B. a travaillé pendant vingt ans comme fonctionnaire “au service du public”. Par amour. Un amour inconditionnel et absolu pour son peuple. Un amour aveugle et destructeur. Il avait fait sienne la devise : “La confiance c’est bien, le contrôle c’est mieux.” Lorsque le vent tourne et que le régime dont il a fait partie change, il est rejeté et son environnement social s’effondre. Licencié de ce qui fut sa maison, Monsieur B. se retrouve alors sans perspective ni avenir. Il est seul dans ce bureau qui n’est désormais plus le sien. Lorsqu’il aura passé la porte, il ne reviendra plus.
En février 1990, quelques semaines après la chute du Mur de Berlin, le démantèlement du Ministère pour la Sécurité d’Etat est-Allemand est entamé. C’est la fin de la STASI. Le major B. était l’un de ses officiers. Il livre alors un récit détaillé sur sa vie et son travail depuis vingt ans au sein de cette institution.
Pour l’amour du peuple est construit autour de cet exceptionnel témoignage et d’images d’archives souvent inédites ; c’est un film sur la surveillance et l’aveuglement, sur la croyance et la désillusion.

«
Tout l'art de ce film consiste préçisément à convoquer les images du passé pour surveiller le présent.
L'Humanité
Une radiographie passionnante et inquiétante de l'ingérence des dictatures et de la dévotion zélée de certains patriotes.
Ciné Live
Édifiant. Adopter le point de vue et la langue du pouvoir policier, c'est l'intelligence de ce film, bien plus perturbant qu'un réquisitoire.
Télérama
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SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Sélection officielle Festival de Berlin, Allemagne, 2004
• Buenos Aires International Independant Film Festival, Argentine, 2004
• Festival de Ghent, Belgique, 2004


© ARCAPIX [FR] et zéro film [ALL]
POUR L'AMOUR DU PEUPLE
88 minutes | Vidéo | Color, NB | 4:3 | Stéréo | 2004
Lieux de tournage : Allemagne et images d'archives
VO : allemand ou français
Sous-titres : anglais
Réalisateurs
Eyal Sivan et Audrey Maurion
inspiré du livre
“ Pour l’Amour du Peuple, un officier de la Stasi parle ”. Éditions Albin Michel
Adaptation
Eyal Sivan, Audrey Maurion, Aurélie Tyszblat
d’après une idée de
Gilles-Marie Tiné
avec la voix de
Hanns Zischler
Conseiller artistique
Cornelia Klauss
Montage
Audrey Maurion
Assistée de
Mirjam Strugalla, Nicolas Gundelwein
Recherche d’archives
Cornelia Klauss
Assistée de
Karin Fritzsche, Mirjam Strugalla
Directeur de la photo
Peter Badel
Prise de son
Werner Phillipp
Conception son
Audrey Maurion
Montage son
Audrey Maurion, Dirk W. Jacob
Sons additionnels
Nicolas Becker, Jean-Michel Levy
Mixage
Martin Steyer - Studio Label Public
Musique originale
Christian Steyer, Nicolas Becker
Direction de production
Tassilo Aschauer
Postproduction
Sylvain Foucher, Maggie Heins
Produit par
Gilles-Marie Tiné et Thomas Kufus
Une production
ARCAPIX et zero film
en coproduction avec
RBB – Rundfunk Berlin-Brandenburg
avec la participation de
Centre National de la Cinématographie, Ministère de la Culture et de la Communication
Deutsch-Französisches Filmabkommen der FAA, Medienboard Berlin-Brandenburg
Mitteldeutsche Medienförderung (MDM)
Bundesbeauftrage für Kultur und Medien
(BKM) et de TELEPOOL.
Développé avec l’aide du
programme MEDIA de l’Union Européenne
...

"Tout l'art de ce film consiste préçisément à convoquer les images du passé pour surveiller le présent" L'Humanité
"Une radiographie passionnante de la dévotion zélée de certains patriotes" Ciné Live
DVD9 PAL [Zone 2] 88 mn | 16:9 | stéréo | les films du paradoxe, 2004
VO : allemand ou français
BONUS
livret d'entretien avec les réalisateurs
ISBN : 4-015698-787481

Youssef a commis un attentat-suicide en 2001. Ashraf a été abattu par l’armée israélienne en 2002. Alla commandait un groupe de combattants résistants jusqu’à sa mort, en 2003. Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis, le réalisateur, avait fondée avec sa mère Arna à la fin des années 1980, dans le camp de réfugiés de Jenine.
Née d’une famille sioniste et ancienne du Palmach, Arna avait épousé un palestinien dans les années 50. Le théâtre pour enfant qu’elle avait fondé avec l’aide de son fils se voulait un exutoire pour des enfants vivant sous l’occupation. Entre 1989 et 1996, Juliano avait alors tourné les répétitions et les représentations. Il est retourné à Jenine en avril 2002, pour voir ce qu’étaient devenus les enfants qu’il y avait connus.

«
Un documentaire qu'il faut voir. Un film qui suscitera la controverse quant à sa représentation sans concession de la lutte palestinienne. "Les enfants d'Arna" dresse un portrait de groupe effrayant, et conséquence de l'occupation.
Variety
Les enfants d'Arna" propose un regard rare et poignant sur les vivants et les morts d'une génération perdue de Palestiniens.
The Washington Post
Ce film peut être résumé en quelques mots : un coup de poing dans le ventre.
Israel Channel 2
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PRIX
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• MEILLEUR DOCUMENTAIRE DE LONG-MÉTRAGE, Tribeca Film Festival
USA
• FIPRESCI, MEILLEUR PREMIER FILM DOCUMENTAIRE, Hot Docs Film festival
Canada
• MEILLEUR PREMIER FILM DOCUMENTAIRE, One World film festival
République tchèque
• THE DUTCH ACADEMY AWARD POUR LE MEILLEUR DOCUMENTAIRE
Hollande, 2004


© Trabelsi productions [ISR] | Pieter van Huystee Film [HOLL] | IKON Television [HOLL]
LES ENFANTS D'ARNA
84 minutes | Vidéo | 16:9 | Stéréo | 2005
Lieu de tournage : Jenine, Palestine
VO : arabe, hébreu, anglais
Sous-titres : français
Auteur
Juliano Mer Khamis
Réalisateurs
Juliano Mer Khamis et Danniel Danniel
www.trabelsiproductions.com

"Un documentaire qu'il faut voir. Une représentation sans concession de la lutte palestinienne" Variety
"Un coup de poing dans le ventre" Israel Channel 2
"Un regard rare et poignant sur une génération perdue de Palestiniens" The Washington Post
DVD 5 [Multizone] 84 mn | 4:3 | stéréo | momento production, 2006
VO : arabe, hébreu, anglais – ST : français
ISBN : 2-915683-04-2

En Israël, au printemps, quatre célébrations fondamentales se succèdent :
- Pessah, fête de la liberté, la “Pâque juive” qui marque la sortie d’Egypte des esclaves hébreux.
- La journée de commémoration de la Shoah et de l’Héroïsme, à la mémoire des juifs victimes du génocide.
- La journée de commémoration des soldats du Tsahal morts pour la patrie.
- Le Jour de l’Indépendance, fête nationale.

Si Israël est, depuis sa création sous les lumières médiatiques, elle relève encore du mystère pour de nombreux observateurs. Cette véritable survie est un problème de conscience pour certains, et une spéculation malveillante pour d’autres. Mais c’est précisément sur ce problème de survie qu’ont été oublié l’identité et la détermination de la population.
Izkor c’est la société israélienne, comme on ne l’a jamais montrée, c’est trente jours de la vie d’un État vivant au rythme des pulsations de sa mémoire.
Trente jours au printemps : fêtes, rituels, hommages, cérémonies... Durant cette période, le pays tout entier semble être voué au culte du passé.
Tout d’abord, il y a Pessah : la plus récente liberté retrouvée des esclaves hébreux célébrait après qu’ils aient été gardé en esclavage par les Pharaons. Les célébrations laissent alors place au deuil. Yom Ha’shoa et Yom Ha’zikaron : les plus grandes villes rendent hommage aux martyrs et aux héros de Shoa, et une semaine plus tard aux soldats israéliens morts pour la patrie, . Le Jour de l’Indépendance est le point culminant de cette violente succession d’émotions, durant cette longue période de communion dans les mémoires, suivie et orchestrée avec énergie par toutes les institutions officielles.
Fêtes, rituels, hommages, cérémonies, discours... Chaque année, un puissant système de perpétuation du souvenir passe sur la société israélienne comme un rouleau compresseur.
Venus des quatre coins du monde les Israéliens sont ainsi unis aujourd’hui par une mémoire collective “officielle”, qui va au-delà des différentes sensations représentées. Cette “mémoire collective” a conduit, en Israël, à une constitution nationale, une destinée territoriale, capable de gagner un soutien unanime.
Comment s’est développée cette mémoire collective ? Quelles sont les symboles qui lui donne cette force et à quelle fin est-elle utilisée ? Le film nous apporte des réponses visuelles, humaines et concrètes à ces questions. De la maternelle à l’armée, nous suivons les Israéliens de l’enfance à l’âge adulte, afin de mieux comprendre comment chaque citoyen est imprégné de cette “mémoire officielle”.
Izkor c’est le visuel, un documentaire et une représentation cinématographique loyale de ce phénomène psychologique pris à l’échelle du pays tout entier. Une cascade d’événements en temps réel, de lieux et de personnes qui ensemble, révèlent “the intricacies”? de ce que l’on peut appeler “dictature de la mémoire”.
En Israël, “Plus jamais” n’est pas seulement un slogan, c’est une “incantation”. C’est une atmosphère, un nuage toujours présent, une peur diffuse qui affectent tous les aspects de bien être journalier, de la raison, des opinions, de la créativité et des choix des gens pour le futur.
L’auteur de ce film est Israélien. En allant redécouvrir les mythes et les symboles qui ont contribué à édifier sa propre identité, mais également celle de tout Israélien, il est amener à revivre ses propres souvenirs et sa propre expérience. A tavers l’observation méticuleuse du système éducatif, de la maternelle à l’armée, nous découvront l’histoire, transformée en mémoire, crée une atmosphère et influence les comportements et les modes de vie des Israéliens
Un peuple peut-il continuer à participer à la marche du monde en répétant à l’infini :
“Notre avenir est derrière nous” ?
«
Une réflexion en profondeur, inquiète, dérangeante sur les racines du nationalisme israelien (...) Ce film à contre-courant, courageux, prenait une résonnance particulièrement aiguë et douloureuse dans le contexte de menace grandissante.
Le Monde
Terrible et courageux, abominable et salutaire documentaire, (…) Ce douloureux, grand, très grand documentaire ("circonstance aggravante", fustigera-t-on), qui fut primé au récent Festival international de programmes audiovisuels (Fipa), laisse seul et anéanti, avec la conscience qui bat la chamade.
Télérama
Izkor, l'excellent documentaire d'Eyal Sivan, nous montre ainsi comment Avril est un mois stratégique pour la diffusion dans les jeunes générations de l'idéologie fondatrice d'Israël, le sionisme.
Libération
Être juif, est-ce que ça veut dire seulement aujourd'hui avoir subi tout cela, est-ce se définir par le passé ? C'est la question que pose ce film courageux.
France-Soir
Le terrible documentaire d'Eyal Sivan IZKOR (...) impose aux esprits libres une réflexion élargie à partir du même thème (...) Réflexion qui pourrait s'intituler : "le patrimoine de l'humanité" ou "les perversions de la mémoire
Le Monde Radio Télévision
Izkor est une vision hyper-critique du système éducatif israélien, illustré par les propos du Professeur Leibowitz qui souligne un usage extensif de la mémoire pour justifier les actions du présent.
Jewish Press Agency
Il est facile de comprendre pourquoi le film de Eyal Sivan a offensé certains. Certains souvenirs ont atteint le statut de vaches sacrées et tout point de vue pas tout à fait révérencieux est tabou. Pourtant, Sivan est respectueux du souvenir et des évènements qu'il préserve, il s'interroge seulement sur les méthodes utilisées pour lui assurer un futur. Une vache sacrée à propos de laquelle l'interrogation n'est pas tolérée est à considérer suspecte pour un esprit alerte.
The Jerusalem Post
(...) Ce documentaire intelligent dresse un bilan surprenant de l'éducation en Israël. Dérangeant et instructif.
Le Parisien
Il faut regarder ce beau film d'Eyal Sivan (..) Il fait appel à un biais dont on reconnait la subjectivité, mais celle-ci peut se réveler comme une introduction passionnante -et dérangeante- à la construction de la mémoire collective.
Réforme
Izkor : un courageux questionnement dans cet admirable document à voir, impérativement.
Tribune Juive
L'indiscrétion : voilà paradoxalement ce qui fait l'intérêt du documentaire. A voir absolument pour mieux connaître les israéliens.
Actualité Juive
Izkor, documentaire certes iconoclaste et qui jette sa gourme, instillle justement l'incertitude en dégommant les dogmes. Un film impressionnant et douloureux.
Témoignage chrétien
Nul ne sort de ces deux heures indemnes.
L'Express
Eyal Sivan (...) ne s'est pas trompé de cible. La question posée par IZKOR, un film qui ne laissera personne indifférent, est en effet la suivante : quelle fonction occupe le mythe organisé et strucuré autour du thème-culte de la mémoire dans le fonctionnement et la reproduction du lien social en Israël , Là est l'intelligence du film. (...) Formidable télescopage (...) le film d'Eyal Sivan "dé-range" au sens où il remet en cause un ordre de classification (...) Un film qui est celui du courage. Celui de l'intellectuel pour qui le droit à la vérité et à la liberté du regard est sacré.
Revue d'Etudes Palestiniennes
Un film essentiel
Points critiques
Un documentaire terrible et courageux qui risque d'écorcher nombre de consciences. Les bonnes comme les mauvaises. Télé Poche
Formidablement dérangeant.
Télé 7 jours
Une remarquable analyse politique.
T.V Hebdo
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PRIX
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• PRIX DE LA PROCIREP, mention spéciale du Jury
FIPA, 1991
• PRIX DE LA RECHERCHE, Biennale Européenne du Documentaire
Marseille, 1991
• OBJECTIF D'OR
Tel-Aviv, 1991


© Ima Production [FR] | Reha Film [FR] | Adam [ISR] | FR3 [FR] | ZDF [ALL]
IZKOR
97 minutes | 16 mm | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1991
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand, arabe
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son
Rémy Attal
Monteurs
Jacques Cometz & Sylvie Pontoizeau
Producteur
Ruben Korenfeld
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"Une réflexion en profondeur, inquiète et dérangeante sur les racines du nationalisme israélien" Le Monde
"Ce douloureux et grand documentaire laisse seul et anéanti avec la conscience qui bat la chamade" Télérama
DVD5 [PAL] 97 mn | 4:3 | stéréo | momento production, 2006
VO : hébreu – ST : français, anglais, espagnol, italien
ISBN : 2-915683-02-6

Près de 40 ans après la fin de la guerre d'Algérie, dans un jardin ouvrier du Nord de la France à Tourcoing, Français et Algériens cultivent leur bout de terre. Ces hommes ont été les appelés, les militants du F.L.N ou les "harkis" d'une guerre coloniale menée par la république française.
Ce jardin est donc le lieu d'une mémoire multiple où se retrouvent des hommes qui auraient pu se rencontrer à la guerre ou à l'usine. C'est la culture d'un potager, activité universelle s'il en est, qui les rassemble ici.
Contemporains à distance d'une histoire commune, parfois indifférents voir hostiles les uns aux autres pour des motifs culturels, sociaux ou politiques, ils travaillent côte à côte le même morceau de terrain.

«
C'est toute l'histoire, complexe et douloureuse, de la relation entre deux pays indissolublement liés qui surgit de ces témoignages recueillis par Leïla Habchi et Benoît Prin.
Le Monde
le documentaire met subtilement au jour la mémoire meurtrie et l’avenir parfois oblitéré.
Télérama
Les jardiniers de la rue des Martyrs prend le temps qu'il faut à la mémoire pour exhumer ses zones les plus sombres. (…) un documentaire lucide et captivant
La Libre Belgique
Quarante ans après la fin de la guerre d'Algérie, les souvenirs sont toujours à fleur de peau... Du 10 au 19 février, la chaîne européenne ARTE propose une programmation spéciale sur l'Algérie, dans le cadre de "Djazaïr, une année de l'Algérie en France". Entre autres documentaires à voir cette semaine-là, on remarque un reportage intitulé Les jardiniers de la rue des martyrs, qui sera diffusé ce lundi10 février à 22 h 35. Dans un jardin ouvrier de Tourcoing, des retraités français et algériens cultivent côte à côte leur petit lopin de terre. De près ou de loin, tous ont vécu la guerre d'Algérie. Ils avaient une vingtaine d'années à l'époque, ils ont la soixantaine aujourd'hui. Les Français étaient des appelés du contingent, les Algériens des militants du FLN (qui luttaient pour l'indépendance) ou bien des Harkis (ces Algériens qui se sont battus aux côtés des Français). Debout sous le soleil du Nord, au milieu de leurs pommes de terre et de leurs carottes, ou l'arrosoir en main autour du point d'eau communautaire, ils n'en finissent pas de refaire l'Histoire, de justifier leurs choix, de se souvenir et de se réconcilier. Enfin presque : Ils sont à la fois humbles et fiers, la parole émerge par bribes, pleine de bon sens mais aussi de non-dit, de douleur et de nostalgie. Ce documentaire d'une heure et demie, poignant, tourné en 2002, est l'œuvre de Leïla Habchi et Benoît Prin.
Nord Eclair
Un lopin de terre. L'un de ces jardins ouvriers comme il en existe partout en France. Ici, c'est à Tourcoing, rue des Martyrs, entre des HLM et une route nationaIe. Amar, Bachir, Mohamed et les autres y cultivent tomates, piments, courgettes... Ils binent, sarclent, arrosent et se vannent : "Vous n'êtes pas dégourdis à Constantine !" Avec humour et dérision, ils, racontent la misère, l'odeur des figues mûres au bled et, surtout, l'exil. Les "sacs d'argent" qu'ils pensaient remplir en une année. Leurs enfants sont venus, ils sont restés.
A deux pas, d'autres jardiniers, des retraités français à l'accent ch'ti si prononcé qu'on leur amis des sous-titres. Roger, responsable de l'ouverture des vannes pour l'arrosage, raconte que l'eau cristallise ici les tensions. C'est une "obsession" pour les Arabes, estiment les Français, "ils n'en ont jamais assez". Comme si l'eau symbolisait le pain que ces étrangers viennent manger, mais, devant la caméra, on reste très courtois. "Quand on était avec la France, on était des gens bien, commente l'un des Algériens, le jour où elle nous a amenés ici, elle nous a laissé tomber." Tous n'étaient pas du même bord pendant la guerre d'Algérie. Certains ont porté des valises pour le FLN. D'autres, harkis, ont combattu, dans le camp français.
Des deux côtés, ils disent "la contrainte et la peur". "Vous discutez de la guerre avec eux (les Algériens, ndIr) ?", interroge la réalisatrice, Leïla Habchi. "Non, j'aime mieux pas, explique un ex-appelé français. J'ai trop vu d'atrocités (...) j'aime mieux pas parler de ça, ça finirait mal." Dans ce jardin communautaire, on cultive la même terre mais sans se mélanger plus que ça : "Quand il y a des Arabes, on les met plus par là, pour qu'ils soient ensemble."
Libération
ABDALLAH, Abderrhaman, Ahmed, Allal, Ali, Amar, Bachir, Cherif, Hammou, Lakhdar, Mohamed, Nordine… Ils étaient venus pour un an et sont restés. Certains sont arrivés peu après la fin de la guerre 1939-1945, d'autres dans les années 1950 ; d'autres encore (les harkis) en 1962. Ils ont travaillé dans le bâtiment, dans les usines, partout où l'on avait besoin d'eux. Maintenant, ils sont retraités et cultivent un carré de terre dans le jardin ouvrier de la rue des Martyrs, à Tourcoing (Nord), à côté de retraités français.
Abdallah et les autres sèment, plantent, repiquent, arrosent _l'arrosage c'est une obsession chez eux et une source de friction avec Roger, le responsable de l'ouverture des vannes. Ils bêchent, binent, sarclent, désherbent. La récolte est belle. Carottes, oignons, navets, tomates, haricots verts, batavias, pommes de terre... tout vient en abondance dans cette bonne terre du Nord. Tout en s'activant, ils font la conversation, parlent de jardinage, se souviennent de leurs parcours. Ouvriers agricoles dans l'Algérie colonisée ou travailleurs arabes dans la France en lutte contre les "rebelles", ils sont marqués à jamais par la guerre d'indépendance, qu'ils racontent dans un arabe mêlé de français. Ils "n'ont pas tous fait le même travail", mais ils "en ont tous bavé". Les uns se sont "battus pour la révolution algérienne", les autres ont "travaillé" avec la France (le plus souvent pour protéger leur famille).
Quarante ans après, si le retraité français "ancien combattant d'Algérie" -critique à l'égard des pieds-noirs et de la Légion autant que du FLN- préfère éviter le sujet de la guerre avec les jardiniers arabes, anciens militants du FLN et harkis l'évoquent calmement. Au bout du compte, les deux camps se sentent perdants puisque, au lieu d'installer durablement la démocratie, la "révolution algérienne" a sombré dans une "deuxième guerre" qui diffère leur retour, une fois de plus.
C'est toute l'histoire, complexe et douloureuse, de la relation entre deux pays indissolublement liés qui surgit de ces témoignages recueillis par Leïla Habchi et Benoît Prin.
Le Monde radio télévision
Ils s'activent autour des carottes, des courgettes, se connaissant tous. Dans ce jardin ouvrier près de Tourcoing, la caméra suit des Algériens qui vivent en France depuis une trentaine d'années, quelquefois plus. Ceux qu'on appelle les harkis. Les "Français" aussi ont leur lopin à cultiver, mais un peu plus loin, pour les laisser tranquilles, ensemble. Ils racontent leur arrivée en France, leur vaine tentative pour exister dans ce pays pour lequel ils se sont battus, où ils pensaient ne rester que six mois, "le temps de remplir le sac d'argent".
Ils n'ont jamais trouvé cet eldorado tant espéré, ni connu la "France, terre d'accueil". L'indifférence des Français pour leur situation n'a éveillé qu'amertume et résignation. Rejetés ici et là-bas. Parce qu'ils ont dû s'engager, contre leur pays, dans l'armée française qui les menaçait de mort ; parce qu'ils ont dû quitter l'Algérie après l'indépendance, sous peine de représailles. Ils ne sont pas français, ils ne sont plus algériens : "J'ai essayé une fois de retourner en Algérie, raconte l'un d'eux, Ils ne m'ont pas laissé passer. "Tu as été contre ton pays", m'ont-ils dit. Comment veux-tu qu'on te laisse entrer ?" Un voisin français raconte son expérience de la guerre d'Algérie, la peur d'être égorgé et l'horreur des villages massacrés par l'armée. Mais, entre eux, les Jardiniers de la rue des Martyrs n'en parlent jamais.
La vie
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SÉLECTIONS FESTIVALS
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• États généraux du documentaire de Lussas, 2003


© Momento l Vidéorème l Leitmotiv Production l C.R.R.A.V. l C9 Télévision
LES JARDINIERS DE LA RUE DES MARTYRS
81 minutes | Vidéo | Couleur | 16:9 | 2003
Lieux de tournage : France
VO : français & arabe
Sous-titres : français, anglais
À la mémoire de
Omar HABCHI
Un film de
Leïla HABCHI et Benoît PRIN
Avec l'aimable participation de
Abdallah, Abderhaman, Ali, Allal, Amar, Ahmed et son épouse, Bachir, Chérif et son épouse, Edmond, Hammou, Jean, Lakhdar, Michel, Mohamed, Nordine, Raymond, Roger. Ainsi que tous les jardiniers de la rue des martyrs de Tourcoing.
Un film réalisé et produit par
Leïla HABCHI et Benoît PRIN
assistés de
Linda CHORAB
Image
Linda CHORAB
Leïla HABCHI
Son
Benoît PRIN
Montage
Ruben KORENFELD
Corinne BACHY
Benoît PRIN
Assistante Montage
Eulalie KORENFELD
Montage son
Coline BEUVELET
Conformation & étalonnage
Eric SALLERON
Traductions
Leïla HABCHI
Linda CHORAB
Benoît PRIN
Productrice exécutive
Armelle LABORIE
Producteur délégué
Eyal SIVAN
Producteurs associés
Ourida FAHRI
Jérôme AMIMER
Christian LAMARCHE
François TAVERNIEZ
une coproduction
Momento !
Vidéorème
Leitmotiv Production
CRRAV
C9 Télévision
Musique
Bachir en improvisation à la gesbah
"Ya Malik Elmoulouk" de El Hadj M'Hamed ELANKA © Club du disque arabe
Moyens techniques
CRRAV
Vidéorème (Roubaix)
Collège de l'Europe (Tourcoing)
C9 Télévision (Lille)
GSARA (Bruxelles)
Sylicone (Paris)
Avidia (Paris)
Avec le soutien de
Centre national de la Cinématographie
La Région Nord-Pas de Calais
La Région Limousin, de l'Etat - Direction Régionale des Affaires Culturelles du Limousin,
Le Fond d'Action Sociale (F.A.S.)
La ville de Tourcoing
La Caisse des Dépôts et Consignations
La ville de Roubaix
La D.R.A.C. Nord – Pas de Calais
Le G.S.A.R.A. Bruxelles
Le collège de l'Europe de Tourcoing
C9 Télévision
Développé avec le soutien du
Programme Media de la Communauté Européenne
Nous remercions pour leur aide et leurs conseils
Chabha ANSEUR, Zoubeïda ATHAMNIA, Samia AYEB, Luc BAELE, Abdelkader BENTOUIL, Moussa BOUBZIZ, Horia CHEUFRI, Patrice DEBOOSERE, Olivier DEROUSSEAU, Fadma EL BAZ, Jamal EZ ZOUAINE, Anne-Marie FAUX, Jean-René GENTY, Sonia GAUMONT, KERMIT, Mounir LAOUANI, Robert NAVARO, Samy NYUNUYANTU, Omar TARY.
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"C'est toute l'histoire, complexe et douloureuse, de la relation entre deux pays indissolublement liés qui surgit de ces témoignages recueillis par Leïla Habchi et Benoît Prin” Le Monde
“Le documentaire met subtilement au jour la mémoire meurtrie et l’avenir parfois oblitéré” Télérama
1 DVD5 [PAL] 81 mn | 16:9 | stéréo | momento! 2003
VO : français, arabe – ST : français, anglais
ISBN : 2-915683-03-4

Aqabat-Jaber est l’un des soixante camps de réfugiés palestiniens construits par l’ONU au début des années 1950 au Moyen-Orient. Tourné en 1987, quelques mois avant la première Intifada, ce film raconte l’histoire d’une génération deshéritée, élevée dans la nostalgie d’endroits qu’elle n’a jamais connus et qui n’existent plus. L’histoire d’une solution temporaire devenue mode de vie permanent.
Aqabat-Jaber est l’un des soixante camps de réfugiés palestiniens construits par l’ONU au début des années 1950 au Moyen-Orient. Situé à trois kilomètres au sud de Jéricho, c’était alors le plus grand camp du Moyen-Orient. La plupart de ses 65.000 habitants venaient de villages du centre de la Palestine détruits en 1948. La guerre de 1967 poussa 95% de cette population à fuir vers l’autre rive du Jourdain. Les traces de la guerre et les effets d’érosion du désert accentuent le contraste entre les refuges abandonnés et les cabanes encore habitées, Aqabat-Jaber devient une ville fantôme. Tourné en 1987, quelques mois avant l’Intifada, ce film raconte l’histoire d’une génération deshéritée, élevée dans la nostalgie d’endroits qu’elle n’a jamais connus et qui n’existent plus. L’histoire d’une solution temporaire devenue mode de vie permanent. Un film sur la mémoire et la parole nostalgique, un témoignage sur le vécu de l’absence

«
Ce film est au-delà de la politique. Il s'agit de paysans parqués depuis trente-huit ans dans des camps de réfugiés, de l'humiliation d'avoir été châtrés de leur terre, de leur verger, de leur village. Il ne se passe rien dans ce film, car il ne se passe absolument rien dans leur vie. Une attente sans fin dans laquelle certains espèrent encore retourner sur leur terre. Ce n'est pas un film muet, il est criant dans sa sobriété, ça serre le cœur. Ce sont des êtres humains ? Et alors, quoi ?!
Henri Cartier-Bresson
Certains réfugiés saisissent la chance de se présenter, d'exprimer leurs doléances et de déplorer leur sort ; d'autres dédaignent les cinéastes. Sivan, toujours compatissant quant à leur condition, expose les histoires détaillées des vies de ces personnnes déplacées en faisant le panoramique de la vie quotidienne du camp.
Variety
Aqabat-Jaber offre une vision poétique de l'exil vécu comme un état d'esprit permanent. Une poignante intensité se mêle à l'absurdité, faisant d'une vie faite d'expédients une sorte de purgatoire grotesque, un triste pays de rêves.
The Boston Phoenix
Aqabat-jaber est une réussite totale. C'est un triste et dérangeant regard sur un camp décrépit de réfugiés de Cisjordanie où des Palestiniens, pour la plupart des paysans expropriés, vivant en exil, parlent de leur vie, de leur espoir de retouver leur terre. Pour eux, dont certains sont là depuis 1948, la terre est le symbole d'une culture et d'un respect de soi perdus.
Boston Herald
L’Aqabat-Jaber de Eyal Sivan, lauréat du cinéma du réel 1987, demeure un témoignage très fort sur les déracinés de toutes origines.
Libération
Il y a dans le film d’Eyal Sivan, la conscience aiguë du regard de la caméra de la part de tous ceux qu’elle filme.
Cahiers du Cinéma
Un film au delà de la politique tant les êtres bafoués y sont dignes et fiers.
Positif
Au delà de son sujet humainement et historiquement fort, et de son relief très esthétique ( images denses et dépouillées, panoramiques éthérés, plans amoureux), le film vaut surtout par la manière très particulière qu'il a de mettre en évidence ce qui se profile entre les discours et les comportements les plus divers : la conscience d'un peuple (...) Le grand mérite d'Eyal Sivan est d'avoir su conserver et projeter cette identité irréductible, quelle que soit la forme qu'elle prend pour se manifester.
Sonovision
Belles et fortes images, émouvantes et dépouillées, parfois violentes, comme le dénuement de ces gens. Aqabat Jaber ne propose pas de solution, il témoigne avec force pour tous les oubliés des camps, où qu'ils soient.
Faim-Développement
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PRIX
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• GRAND PRIX "CINÉMA DU RÉEL"
Paris, 1987
• COURONNE D'OR, Festikon
Amsterdam, 1988
• PRIX AIR FRANCE, RADIO FRANCE, Festival du Film de Belfort
1988
• MEILLEUR DOCUMENTAIRE SOCIO-POLITIQUE, International Film Festival
Oakland, 1987
• MENTION SPÉCIALE DU JURY, Internationale Filmwoche
Mannheim, 1988


© Dune Vision [FR] 1987 – © momento production [FR] 1994
AQABAT-JABER, VIE DE PASSAGE
86 minutes | 16 mm | couleur | 4:3 | Stéréo | 1987
Lieux de tournage : Palestine
VO : arabe
Sous-titres : anglais, français, espagnol
Un film de
Eyal Sivan
Production
Dune Vision
Producteur éxécutif
Thibaut de Corday
D'après une idée originale de
Eyal Sivan et Noa Gedy
Image
Nurith Aviv
assistée de
Claire Bailly du Bois
2éme caméra
Raymond Grosjean
Son
Rémy Atta
assisté de
Philippe Garnier
Assistant réalisateur / interprète
Mohamed Diab
2eme assistante réalisateur
Noa Gedy.
Régie
Philippa Benson
Directeur de production
Thibaut de Corday
Photo
Eric Bouvet / Gamma
Montage
Ruth Schell
Montage son
Véronique Lange
Mixage
Patrick Ghislain
Traductions
Sylvana Kattar
...

Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
Pour acquérir un DVD institutionnel : Bibliothèques et Institutions
Peut-on envisager la paix israélo-palestinienne sans le retour des réfugiés palestiniens à leur terre natale, devenue Israël ? S’agit-il d’un retour physique ou d’un retour symbolique, fondé sur la reconnaissance de l’injustice infligée au peuple de Palestine en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël.
Après avoir tourné Aqabat-Jaber, Vie de Passage à la veille de l’Intifada, Eyal Sivan revient dans ce camp de réfugiés au lendemain de l’évacuation de la région par l’armée israélienne. A quelques kilomètres de Jéricho, Aqabat-Jaber, construit il y a 50 ans, est un camp de réfugiés aujourd’hui sous autonomie palestinienne. Ses 3.000 habitants n’ont pourtant pas changé de statut. Après les accords de paix, ils restent des réfugiés et ne peuvent rentrer dans les villages dont leurs parents ont été chassés. Au cœur du conflit israélo-palestinien, la question du retour des réfugiés déterminera l’avenir du Moyen-Orient.
Ce film qui se veut analogique raconte l’histoire des réfugiés palestiniens comme celle de tous les réfugiés, populations déportées, personnes déplacées, qui sont au centre des grands conflits du XXème siècle.

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Un témoignage très fort sur les déracinés de toute origine. Avec une belle sobriété et sans le préchi-précha habituel, il témoigne des fractures quasiment irréductibles de la mémoire et de ce heurt tragique entre "le droit au retour palestinien" et la loi du retour israélienne.
Libération
Eyal Sivan poursuit son impitoyable et dérangeant travail d'investigation sur la vraie nature de son pays natal. Cette réflexion sur la mémoire, l'histoire, les valeurs, les mythes d'Israël confrontés à la réalité, passe, évidemment – et peut-être d'abord –, par la connaissance de l'autre. C'est-à-dire de l'ennemi-partenaire depuis un demi-siècle : le Palestinien.
Le Nouvel Observateur
De ce film honnête et rigoureux, charriant la poésie des profondeurs du désespoir, il ressort que le Prophète s'est arrêté à Aqabat Jaber, ce lieu métaphorique de l'impasse palestinienne.
Télérama
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© momento production [FR] | Amythos [ISR] | la Sept ARTE [FR]
AQABAT-JABER, PAIX SANS RETOUR
61 minutes | 16 mm | couleur | 4:3 | 1995
Lieux de tournage : Palestine
VO : arabe
Sous-titres : français, anglais, espagnol
Un film de
Eyal Sivan
Productrice
Armelle Laborie
Images
Nurith Aviv
Son
Rémy Attal
Montage
Sylvie Pontoizeau
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Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
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Vingt-quatre heures de la vie d’un maniaco-dépressif en phase maniaque.

À l'origine, ce film, réalisé à la demande du psychiatre Christian Gay – Hôpital St-Anne –, a été destiné aux personnes conçernées par la maladie maniaco-dépressive, encore appelée trouble bipolaire. Alors que de nombreux documentaires et fictions ont été consacré à la phase dépressive, ce film aborde les versants maniaques (phase d'excitation). Jackie Berroyer interprète un patient en rupture de traitement, qui est confronté à un épisode d'excitation où la désorganisation de ses facultés psychiques retentit sur sa vie sociale.

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PRIX
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• GRAND PRIX DE LA COMMUNICATION MÉDICALE, Festival de la communication médicale
Deauville, 2001
• GRAND PRIX DU FILM MÉDICAL
Paris, 2001


© momento production
AU SOMMET DE LA DESCENTE
33 minutes | Vidéo | Couleur | 4:3 | stéréo | 2001
VO : français
Avec
Jackie Berroyer, Sophie-Hélène Château, Momo Azzouz, Abdel Belkhodja,
Mathias Bahuon, Jérémie Korenfeld, Camille Gay, Nathalie Dival, Julia Gay, Michel Boudin,
Gérard Salaberry, Marie-Odile Fanet, Nathalie Ganier-Raymond, Jean Gasnault,
Dr Christian Gay
Un film
Eyal Sivan
Production
Armelle Laborie
Scénario
Eyal Sivan et Armelle Laborie
avec la collaboration du
Dr Christian Gay
Image
Denis Larrue
Son
Nathalie Vidal
Scripte
Nadia Chettab
Electricien-machiniste
Kamel Belaïd
Décoratrice-accessoiriste
Anne-Marie Faux
Chef monteuse
Audrey Maurion
Monteuse son
Coline Beuvelet
Mixage
George Laffitte
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Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
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Burundi, le 21 octobre 1993 : le Président N’Dadaye, démocratiquement élu, est assassiné par un groupe d’officiers tutsis. Un nouveau cycle de représailles et de contre-violences s’enclenche sous la pression des milices et partis extrémistes qui entretiennent les haines raciales et attisent la terreur. Les pogroms se succèdent, des dizaines de milliers de personnes deviennent des réfugiés dans leur propre pays.

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SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
• International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996


© État d'urgence [FR] momento production [FR]
BURUNDI, SOUS LA TERREUR
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Burundi
VO : français
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN
Auteurs
Eyal Sivan & Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Monteur
Audrey Maurion
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Avril 1992, la guerre éclate en Bosnie-herzégovine. Les milices serbes bosniaques, appuyées par l'armée yougoslave, s'emparent des deux tiers du territoire, menant une stratégie de terreur contre Musulmans et Croates. Ce film a été réalisé à Foca, cinq ans après la conquête de la ville par les nationalistes serbes. Les documents sonores proviennent d'interviews menées auprès de la population et d'extraits des actes d'accusation délivrés par le procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie à l'encontre de huit miliciens locaux. Il n'y a plus aucun Musulman ni Croate à Foca, la ville s'appelle désormais Srebjne.

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© État d'urgence [FR] momento production [FR]
FOCA, ABSOLUTE SERBIA
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Bosnie
VO : serbo-croate, français ou anglais
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé par
Alexis Cordesse
Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Ingénieurs du son
Nicolas Becker
Monteuse
Maya Cypel
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Plus de 10.000 Palestiniens sont détenus actuellement dans les prisons israéliennes. On les appelle les “prisonniers sécuritaires”.
La plupart des Israéliens les considèrent comme des assassins et des criminels. Pour la plupart des Palestiniens, ce sont des héros et des combattants de la liberté.
L’équipe du film Le temps des prisonniers (Hot House) a pu, pour la première fois, pénétrer dans les prisons israéliennes de haute sécurité. Shimon Dotan, le réalisateur, a pu rencontrer et s’entretenir avec quelques-uns de ces prisonniers palestiniens dans leurs cellules.

Condamnés plusieurs fois à la perpétuité, ils consacrent leurs journées à l’étude et s’intéressent de près à l’actualité à laquelle ils prennent une part active. Enjeu au cœur de la résolution du conflit, ces prisonniers incarnent une élite du nationalisme palestinien, tenue à l’abri des soubresauts de la région et observant la réalité de leur lutte avec recul. Comme pour Robbe-Island, en Afrique du Sud, c’est aujourd’hui dans les prisons israéliennes que se constitue le leadership du futur Etat palestinien.
Venu de la fiction, le réalisateur israélien Shimon Dotan nous fait pénétrer au coeur des prisons israéliennes, dans cet espace particulier réservé aux détenus de haute sécurité. Tourné entre 2005 et 2006, le film révèle la prise directe de ces prisonniers avec la vie politique palestinienne, et le mode d’organisation très structuré qu’ils se sont donné avec l’accord des autorités israéliennes.
Reproduisant avec une discipline martiale l’organisation politique palestinienne du dehors, les prisonniers consacrent leur temps à l’étude. Ils s’intéressent de près à la politique palestinienne, alors occupée aux législatives de janvier 2006, où quatorze candidats sous les barreaux seront élus. A l’intérieur, les prisonniers élisent des représentants chargés de négocier avec leurs geôliers tous les aspects de la vie quotidienne. Un dialogue israélo-palestinien est amorcé. Souvent condamnés à perpétuité, les prisonniers sont étonnamment sereins et, influencés par leur contact avec les geôliers et avec Israël par le prisme des médias, ils font généralement le constat de la nécessaire coexistence.
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PRIX
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• SUNDANCE FILM FESTIVAL, Prix spécial du jury
World Cinema-Documentary, 2007
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Human Rights Watch International Film Festival, London, 2007
• 3rd Santa Barbara Human Rights Film Festival, 2008
• HotDocs, Canada, 2007
• Rotterdam, Hollande, 2007
• Human Rights Watch International Film Festival, New York, 2007
• Human Rights Watch International Film Festival, Chicago, 2007


© ALMA FILMS [ISR] TALISMA PRODUCTIONS [ISR] MEIMAD BARKAI PRODUCTIONS [ISR] CINEQUEST FILMS [CAN] ARTE [FR]
HOT HOUSE, LE TEMPS DES PRISONNIERS
90 minutes | Vidéo | Couleur | 16:9 | Stéréo | 2006
Lieux de tournage : Israël, Palestine
VO : arabe, hébreu
Sous-titres : français, anglais
Auteur
Shimon Dotan
Production
Arik Berbstein
Jonathan Aroch
Dikla Barkal
Shimon Dotan
Image
Shai Goldman
Hanna Abu-Sana
Montage
Ayala Bengad
Musique
Ron Klein
www.alma-films.com
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En pleine guerre du Golfe, à 10 kilomètres de Tel-Aviv, alors que les missiles tombent sur la ville, un parc d’attraction, “Israland”, est en construction. Le film raconte l’histoire de quelques personnages qui participent à ce chantier : un conducteur d’engins israélien, deux ouvriers palestiniens, un architecte sculpteur allemand et un promoteur juif géorgien. Leur seul point commun : la construction d’un parc de loisirs, un lieu de travail où la haine est omniprésente.

Israland est le nom provisoire d'un projet gigantesque au sud de Tel-Aviv en Israël. Le film du même nom a été tourné sur le chantier du projet pendant la guerre du Golfe.
Israland est une mosaïque de plusieurs personnages antagonistes. Leur seul dénominateur commun est leur lieu de travail : le chantier.
Joseph, le gardien de nuit assis sur un tas de sable, écoute et commente les informations à la radio.
"Il y a des accidents que plus que la guerre... Nous, on a pas peur..."
Avi, israélien, conducteur d'engins, parle de la guerre et de la haine, il n'a aucun contact avec les arabes du chantier.
"J'ai compris qu'il fallait faire notre maximum pour notre pays, essayer de le constuire nous-mêmes, sans les Arabes. il ne faut pas leur laisser faire quoi que ce soit. Qu'ils restent chez eux."
Abou Khadit et Abou Ramzi, ouvriers palestiniens, parlent de leur emploi du temps et de la haine des israéliens.
"...Souvent après une journée sur le chantier, je trouve la maison pleine de gaz lacrimogènes..."
"...L'ouvrier juif ne peut rien pour moi, car on est dans le même bain, lui aussi doit travailler pour gagner sa vie, et ce n'est donc pas à lui de défendre mes droits."
Guershom, l'architecte, un allemand converti au judaïsme et devenu israélien, conçoit les sculptures et analyse la situation comme s'il ne faisait pas vraiment partie de la réalité.
"Ce pays tout entier n'est qu'un vaste Luna Park à l'américaine, tant qu'on continuera à déconner, à vouloir imiter l'Amérique, tant qu'on ne fera aucun effort pour faire partie du Moyen-Orient, pour s'y intégrer totalement ça sera la catastophe."
Khamis, l'ouvrier palestinien, est occupé par la construction des sculptures métalliques en forme de fleurs.
"...Cette rose charnue est bien ancrée dans la terre, plus profondément que les autres. Autre chose encore : chaque fois qu'un pétale est arraché par le vent d'autres apparaissent bien plus solides que les précédents. Un jour le vent ne pourra plus briser les pétales et notre rose sortira à la lumière du soleil comme les autres fleurs plantées à cet endroit même..."
Et Abraham le promoteur, homme sans souçi, multi-millionnaire géorgien, qui a rêvé ce projet. Un Luna Park, parc d'attraction à l'américaine, nommé Israland.
"Ici on construit un paradis sur terre et crois-moi, j'irai au ciel pour avoir constuit ce paradis...On met tout ce qu'on a entendu dire qu'il y avait au paradis. Des fleurs, des jardins, des paysages, c'est ça le paradis. On le fait, on le construit déjà dans ce monde. A l'américaine... peut-être pas à l'américaine... J'aimerai que l'on puisse dire à l'israélienne, Israël, ce n'est pas moins bien que l'Amérique."
Le film "Israland" est une métaphore surréaliste sur Israël ou "Israël-Land", un pays enclave ; enclave occidentale au cœur du Moyen-Orient.
Le film est terminé, le chantier aussi. Il a ouvert ses portes après la guerre sous le nom de SUPERLAND.
«
Une métaphore surréaliste sans concession.
Le Monde
À travers ses films, Sivan veut faire bouger les choses (...) Israland nous éclaire sur les causes du conflit israÉlo-arabe mieux que n'importe quel reportage pourrait le faire. C'est la force du documentaire et le résultat de la qualité d'écoute d'un réalisateur qui travaille à la paix.
France Soir
Métaphore surréaliste, poème aux sources réelles, Israland est une œuvre de profonde humanité.
L'Humanité Dimanche
Un film drôle, qui montre avec légèreté la grave et explosive réalité d'Israël. Un conte philosophique aux allures de fable surréaliste.
Télérama
Aux mots crus et aux chocs des photos, Eyal Sivan préfère les images qui donnent à réfléchir."
Télé Pro
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© IMA Productions [FR] l FR3 [FR] l État d’Urgence Production [FR]
ISRALAND
58 minutes | Vidéo | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1991
Israël, Palestine
VO : Hébreu & Arabe
Sous-titres : français, espagnol
Un film de
Eyal Sivan
Avec la participation de
Gershom von Chwarz, conducteur d'engin israélien
Avi Metodi, conducteur d'engin israélien
Abou Khadit, ouvrier palestinien
Joseph, gardien de nuit
Khamis, ouvrier palestinien
Producteur
Edgar Tenembaum
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Emmanuel Kadosh
Ingénieur du son
Elie Taragan
Chef monteuse
Sylvie Pontoizeau
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Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
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C’est dans l’indifférence générale qu’eut lieu le génocide du Rwanda (Itsembatsemba). Le 6 avril 1994, la rage purificatrice s’abattait sur le pays. En cent jours, militaires et miliciens (interhamwes) massacraient au moins 700.000 Tutsis. Les images de ce film ont été prises deux ans après le génocide, en avril 1996. Les extraits sonores proviennent de la Radio Télévision Libre Mille Collines (RTLM) et datent d’avril-mai 1994. RTLM commença à émettre dès 1991 avec l’aide du pouvoir et joua un rôle essentiel dans le déclenchement et la coordination des tueries.

«
Détournant le ton et le format du reportage-télé, Eyal Sivan poursuit ainsi sa réflexion sur la représentation du génocide et l'utilisation politique de la mémoire.
Connaissance des Arts
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PRIX
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• GOLDEN GATE AWARD
San Fransisco International Film Festival, 1997
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Documenta XI, Cassel, 2002
• Internationale Kurzfilmtage Oberhausen, 2003
• International Human Rights Film Festival, Ramallah-Tel-Aviv, 2000
• Amnesty International Film Festival, Amsterdam, 1998
• Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
• Human Rights Watch International Film Festival, 1997
• Festival Cinéma du Réel, Paris, 1997
• International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996


© État d'urgence [FR] momento production [FR]
ITSEMBATSEMBA, RWANDA UN GÉNOCIDE PLUS TARD
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Rwanda
VO : Keny Rwandais
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN
assisté de
Armelle LABORIE
Images et sons
Alexis CORDESSE
Tirages photos
Carole DELRIEU
Montage
Michèle COURBOU
Montage son et mixage
Eric LONNEUR
Bruitage
Nicolas BECKER
Traductions
Charles RUBAGUMYA
Textes écrits
Rony BRAUMAN
Sous-titrage
Catherine NEUVE-EGLISE
Post-production
Son pour Son
Etat d’Urgence Productions
Banc-titres
Ercidan
Laboratoires
Mise au Point
Centrimage
Remerciements
Benjamin Bleton - Amit Breuer - Annette Gerlach - Céline Laborie
Madeleine Moukamabano - Christophe Picard - Jérôme Wirth Sam Productions
Médecins Sans Frontières - Reporters Sans Frontières - TheoPresse
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Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
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Ce film iconoclaste, entre fiction et documentaire, explore Jérusalem, la ville sur-sacralisée. Enjeu politique pour ses habitants, mythe pour ses visiteurs, Jérusalem reste l’objet d’une convoitise universelle, proche du fétichisme.Inspiré du Syndrome Jérusalem, syndrome psychiatrique, officiellement répertorié au XIXme siècle, qui atteint les pèlerins et les touristes en visite dans la Ville Sainte. Une caméra parcourt Jérusalem à la recherche d’un regard nouveau. Parrallèlement, un garçon erre la nuit dans les rues et, un soir, découvre une prostituée aux seins dorés. Le garçon comme la caméra seront victimes de cette Jérusalem à la violente féminité. Avant d’occuper le rôle-titre, le syndrome de Jérusalem était (...) pour la première fois au XIXème siècle, qui atteint spécifiquement les pélerins et les touristes.
AUTOUR DU FILM
Au début du siècle, des médecins ont signalé une forme spécifique d’hystérie qui touche les pélerins en visite dans la Ville Sainte : la “fièvre jérusalémienne”. Ce syndrome est peut-être la vérité profonde de cette ville.
"Jérusalems, le syndrome borderline" analyse le rapport souvent irrationnel que peuvent entretenir des hommes et des femmes avec un objet, une image, un symbole. Dans la nuit, un enfant erre dans les rues de Jérusalem, à la recherche d’une femme aux seins dorés qu’il a entrevue une fois.
Parallèlement, la caméra, personnage à part entière, interroge la réalité quotidienne d’une ville divisée. Se heurte aux frontières invisibles et prise par l’angoisse de filmer le déjà-vu mille et une fois, tente, sans vraiment y parvenir, d’échapper au syndrôme de Jérusalem.
Syndrome Jérusalem : Syndrome psychiatrique, officiellement répertorié au 19e siècle et qui atteint les pélerins et les touristes dans la ville sainte.
C'est un film iconoclaste entredocumentaire et fiction qui fouille de l'intérieur une ville sur-sacralisée. Mythe pour la population éphémère des touristes et pèlerins, enjeu politique pour la population permanente, Jérusalem n'est-elle qu'un syndrome ?
Une caméra parcourt la ville à la recherche d'un angle nouveau. Parallèlement, un garçon erre la nuit dans les rues et découvre un soir une prostituées aux seins dorés.
La caméra est à son tour victime de Jérusalem, à la féminité violente, et objet d'une convoitise perverse et universelle, le fétichisme.
Quelques Notes sur le film... D’après Dan Dulberger
Chaque guerre investit un certain nombre d’objets, de signes, de lieux et leur donne une importance qui n’est pas nécessairement porportionnelle à leur valeur, à leur usage originels. Investis de la sorte, ces fétiches sont comme autant de récipients irrationnels qui attirent et recueillent les obsessions et les heurts inévitables entre chaque génération des parties en conflit.
Jérusalem est (depuis toujours dans le fantasme) le fétiche en jeu dans le conflit qui oppose les cultures européenne et moyen-orientale. Alors que les tensions entre les monde musulman et (aujourd’hui judéo-) chrétien refont surface, le rôle attendu du fétiche Jérusalem est de ré-activer son influence symbolique sur la sensibilité identitaire, l’objectif et les différences mutuelles des contestataires.
Le fétiche Jérusalem est composé d’un dôme, d’un mur et d’un sépulcre. Dans ces architectures en compétition s’incarne la dynamique de leur volonté de différenciation, à travers le fantasme infantile de posséder une chose entièrement pour soi. Jérusalem - et non le fétiche - a totalement disparue derrière l’icônographie du “prix”, objet disputé.
Dans ce cadre, un film documentaire sur Jérusalem est en soi une impossibilité. Visant à une image “authentique”, dans un sens existentialiste, de ce que Jérusalem(s) “là” serait “hors de là”, le film se trouve confronté à des images manufacturées. Il ne lui reste qu’à restituer une image d’une image. Parce qu’il ne peut percer le glacis de l’image, la distinction entre image et réalité lui échappe. Le regard inquisiteur est contraint par l’image pré-existante.
Confrontée dès le départ à une représentation fétichique, et non pas à une réalité qui engendrerait l’imagination, la caméra ne peut alors que décomposer celle-ci, la dé-fétichiser. La seule liberté qu’elle possède dans une telle situation, réside dans l’acte de dé-cadrer l’image, de remonter à sa source chaotique, primitive, fugace.
C’est un acte de libération : la réalité est libérée de la tyrannie de l’image politisée.
“Jérusalem(s)” est cet effort.
La Jérusalem fantasmée est fondée sur un archétype féminin, maternel - le dôme est un sein. Il y a viol constant du symbole. Les rejetons innombrables de Jérusalem la prostituée, viennent à elle, flatteurs, pour être chacun par elle reconnu comme son seul fils. Aucun n’est l’enfant unique. Elle fut tant de fois mère... Les vivants n’ont pour elle pas grand sens. Jérusalem est une nécrocracie - une cité de la mort. Le lieu légitimé d’une catharsis irrationnelle de toutes les religions.
L’image duelle de Jérusalem - est/ouest - a de fait recouvert son propre référent. Il est aujourd’hui impossible de se forger une impression de la ville indépendamment de cette image duelle. Elle contrôle le champ de vision de la ville - elle camoufle la ville même. Grattez la surface recouverte d’un glacis doré, vous découvrirez alors l’in-visibilité.
“JÉRUSALEM(S)” par Eyal SIVAN
“Un air sans précédent souffle sur la ville de Jérusalem. Pour la première fois dans son histoire sanglante, la Ville pourra peut-être mériter bientôt son nom mythique et jusque là fictif de “Jérusalem, Ville de la Paix”. Le discours politique sur la Ville pourra céder la place au regard. Aujourd’hui, quand tout indique qu’elle pourra enfin retrouver une vie paisible, je l’interroge sur le mystère de l’adoration qu’elle suscite.
Plus qu’un espace physique, Jérusalem est bien souvent appréhendée comme un concept. Tout discours sur cette ville, toute observation de ce site devient un acte d’appropriation. Mais la ville, comme une femme aguicheuse, échappe à ceux qui cherchent à la posséder. Un visiteur de passage repartira avec un sentiment de satisfaction, peut-être dû à l’illusion d’avoir concrétisé un fantasme. Mais ses habitants, qui ne la considèrent pas comme un vaste lieu de culte, se savent frustrés. A l’ombre du mythe, dans le plus grand musée vivant de l’histoire, il leur est bien difficile de garder leur dimension humaine. Passionnés, ils préfèrent parfois la fuir plutôt que subir cet amour à sens unique.
C’est ainsi que j’ai quitté Jérusalem, il y a dix ans.
Aujourd’hui, je reviens à la ville de mon enfance, de ma jeunesse. La ville que j’ai fuie à la première occasion. Paysages que j’ai quittés sans hésitation. Sites que j’ai laissés sans remords. Souvenirs abandonnés. Etres oubliés.
Je concrétise un fantasme, un acte qui n’est possible que par le biais du cinéma.
Je laisse Jérusalem raconter elle-même l’amour irrationnel que lui porte l’humanité, par le biais d’images d’archives et de tournage au présent. Jérusalem est une femme couchée sur le divan dans un cabinet de psychanalyste.
Prise par l’angoisse à l’idée de filmer le déjà-vu, mille et une fois, la caméra tente d’échapper jusqu’à la dernière scène au destin qui la tire irrésistiblement vers ce divan.
Montrer sa propre ville, lorsqu’il s’agit d’une ville comme Jérusalem, s’il en existe d’autres, c’est montrer un objet d’adoration et de culte. Ni un film touristique, ni un exposé historique, non plus une enquête politique, mais un film tourné à partir de la Ville. La mémoire du regard d’un enfant habitant la Ville, un regard ni trop rapproché, ni trop distant, ni trop chaud, ni trop froid, sans cynisme, un film avec un léger sourire. La recherche présente d’un adulte sur le contre-champ.
De Est en Ouest, elle est observée. Elle est en possession de tout le monde. Sa photo, comme celle d’une épouse ou une mère disparue, est accrochée sur un mur, partout dans le monde.
Elle avait trois amants. Le premier a amené son fils à l’abattoir; elle est restée silencieuse, complice. Le deuxième fut torturé, crucifié et son sang a coulé sur elle ; elle est restée imperturbable. Le troisième l’a quittée sur un cheval blanc, il est monté au ciel. Puis ses seins furent peints en or.
Trois enfants, d’un père inconnu et resté invisible, indescriptible, pourtant omniprésent, l’ont désignée comme mère.
“Comment es-tu devenue pute, citée fidèle, abris de voleurs et d’assassins ?” scandait le prophète Isaï. Le roi Salomon, auteur du Cantique des Cantiques, admirait son physique. Elle n’a cessé de se transformer, calme et dorée, fière et solitaire - dix-sept fois violée, vingt fois ravagée, puis rebâtie, revêtue, toujours plus imposante, plus belle, plus courtisée. “Conquérons-la”, lançaient les Croisés, “C’est sur elle, en la possédant, que nous serons délivrés.”
Je l’ai vue.
Un jour, au détour d’une petite ruelle, par une fenêtre grillagée, dans une pièce voûtée, gisait sur le lit, le corps usé sous les traces d'un maquillage autrefois somptueux, une grosse femme aux seins dorés.
Penser un film de plus sur ce lieu, sur ce territoire géographique, sur ce paysage, sur cette ville qui n’existe peut-être que sur les cartes postales. Penser qu’il est possible d’ajouter encore une image sur cette citée de tous les clichés. Démarche oppressante.
Jérusalem, ville des histoires symboliques, ville de fous, ville du kitsch, nécropole des passions. Je reviens à Jérusalem pour trouver le chemin, retrouver le regard qui, j’espère, va m’amener à cette femme, pour briser peut-être une illusion d’enfance.
Ou peut-être pas.”
Eyal Sivan, Paris, 1994
«
Une violence et une tension nous indiquent que nous sommes bien à Jérusalem.
Nouvel Observateur
Métaphore ironique autour d'une ville écrasée par un destin fou.
Le Monde
Une violence et une tension qui nous indiquent que nous sommes bien à Jérusalem.
Le Nouvel Observateur
Et de ce style torchonné émerge davantage l'index accusateur du réalisateur que son regard.
Télérama
Jerusalems : un bien curieux hommage. (...) Un film au parti pris pour le moins spécial (...),
une métaphore difficile à avaler pour beaucoup de spectateurs (...)
Actualité Juive
Eyal Sivan nous offre aujourd'hui en véritable morceau de bravoure de la soirée, ce JERUSALEMS, LE SYNDROME BORDERLINE. Disons-le d'emblée : ce n'est pas avec ce docu-fiction qu'Eyal Sivan arrangera son cas. A mi-chemin entre le document et le récit d'imagination, ce film étrange et laconique oscille entre délire poétique et exutoire personnel. c'est dire qu'on chercherait à tort ici une quelconque volonté de rendu objectif. (...) La Jérusalem de Sivan est l'objet d'une quête, sinon elle-même insane, du moins intensément profanatrice. La crudité du regard d'Eyal Sivan en fera frémir plus d'un. Son portrait d'amour et de haine, entre attraction et répulsion vaut (pourtant le détour), ne serait-ce que parce qu'il prend la liberté de s'ériger contre le cliché spirituellement correct de "ville sainte".
Tribune Juive
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© La Sept ARTE [FR] l momento! l AMYTHOS [FR]
JERUSALEM(S), LE SYNDROME BORDERLINE
65 minutes | 16 mm | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1994
VO : hébreu & arabe
Sous-titres : francais, anglais, espagnol
UN FILM ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR
Eyal SIVAN
AVEC
Dan DULBERGER
Amalia SAND
ET
Izak KONFINO
Shay LAUFER
IMAGE
Nurith AVIV
SON
Rémy ATTAL
MONTAGE
Sylvie PONTOIZEAU
DIRECTION DE PRODUCTION
Karin SIVAN
PRODUCTEUR DÉLÉGUÉ
Eyal SIVAN
ASSISTÉ DE
Armelle LABORIE
ASSISTANTE OPÉRATEUR
Sophie CADET
CHEF ÉLECTRICIEN
Avi AVNAEEM
ASSISTÉ DE
Yuval GALRON
CHEF MACHINISTE
Noam IZENBERG
ASSISTÉ DE
Ronen NEAMAN
2nd INGÉNIEUR DU SON
Amir BUVERMAN
DÉCORATRICE
Judie LOMS
ASSISTÉE DE
Tom AZEN
MAQUILLEUSE
Déborah SHILO
RÉGIE
Anat ASSULIN
Avi GALANTY
COORDINATION
Dany (Nokio) VERETÉ
Georges KHLEIFI
ASSISTANTES MONTAGE
Sylvie ADNIN
Jeanne MOUTARD
STAGIAIRE
Maya CYPEL
PRODUCTEUR ASSOCIÉ
Amit BREUER
CONSEILLER À LA PRODUCTION
Michel KHLEIFI
ASSISTANTE DE PRODUCTION
Alice BOUCHER
REMERCIEMENTS
Anwar ABU EISHEH - Dr Pierrette ANTONA - Luc BÉRANGER - Ruth BNIEL - Tomas ORLOWSKI - Elias SANBAR - Billy SEGAL - Philippe VERRIÈRE - Centre de Santé Mentale KFAR SHAUL - Salles Mondial Renaissance - Haute Autorité pour les Antiquités.
TEXTES
LA BIBLE
« AL-QUDS » de FAYROUZ
POÈME DE Moudafar AL-NAWAB
ARCHIVES
IBA Télévision israélienne
AL-QUDS Television Production
OLP Département Culture
AVEC LA PARTICIPATION DU
CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHIE
PELLICULES
KODAK
BASF
LABORATOIRE
RANK FILM LABORATORIES
MATÉRIEL
PRAXIMAGE
ON AIR
POST-PRODUCTION
SON POUR SON
...
Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
Pour acquérir un DVD institutionnel : Bibliothèques et Institutions
Après dix ans d'occupation russe et trois années de combats contre le régime communiste de Najibullah, Kaboul tombe en avril 1992 aux mains des moujahidin. Epargnée jusqu'alors, la capitale afghane devient le théâtre d'affrontements sanglants entre milices. Les images de ce film ont été prises en janvier et février 1995, alors que la capitale était assiégée.

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© État d'urgence [FR] momento production [FR]
KABOUL, DE GUERRE LASSE
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Kaboul
VO : musique
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé par
Alexis Cordesse
Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Ingénieurs du son
Nicolas Becker
Monteuse
Maya Cypel
...
Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
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Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard
C’est dans l’indifférence générale qu’eut lieu le génocide du Rwanda (Itsembatsemba). Le 6 avril 1994, la rage purificatrice s’abattait sur le pays. En cent jours, militaires et miliciens (interhamwes) massacraient au moins 700.000 Tutsis. Les images de ce film ont été prises deux ans après le génocide, en avril 1996. Les extraits sonores proviennent de la Radio Télévision Libre Mille Collines (RTLM) et datent d’avril-mai 1994. RTLM commença à émettre dès 1991 avec l’aide du pouvoir et joua un rôle essentiel dans le déclenchement et la coordination des tueries.

Burundi, sous la terreur
Burundi, le 21 octobre 1993 : le Président N’Dadaye, démocratiquement élu, est assassiné par un groupe d’officiers tutsis. Un nouveau cycle de représailles et de contre-violences s’enclenche sous la pression des milices et partis extrémistes qui entretiennent les haines raciales et attisent la terreur. Les pogroms se succèdent, des dizaines de milliers de personnes deviennent des réfugiés dans leur propre pays.

Foca, absolute Serbia
Avril 1992, la guerre éclate en Bosnie-herzégovine. Les milices serbes bosniaques, appuyées par l'armée yougoslave, s'emparent des deux tiers du territoire, menant une stratégie de terreur contre Musulmans et Croates. Ce film a été réalisé à Foca, cinq ans après la conquête de la ville par les nationalistes serbes. Les documents sonores proviennent d'interviews menées auprès de la population et d'extraits des actes d'accusation délivrés par le procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie à l'encontre de huit miliciens locaux. Il n'y a plus aucun Musulman ni Croate à Foca, la ville s'appelle désormais Srebjne.

Kaboul, de guerre lasse
Après dix ans d'occupation russe et trois années de combats contre le régime communiste de Najibullah, Kaboul tombe en avril 1992 aux mains des moujahidin. Epargnée jusqu'alors, la capitale afghane devient le théâtre d'affrontements sanglants entre milices. Les images de ce film ont été prises en janvier et février 1995, alors que la capitale était assiégée.

AUTOUR DE LA SÉRIE
À l'occasion du 25ème anniversaire de Médecins sans Frontières
à partir de l’ouvrage “Populations en danger 1996” Edition La Découverte
Populations en Danger : RWANDA - BURUNDI - AFGHANISTAN - BOSNIE
4 courts-métrages ciné-photographiques de Eyal SIVAN et Alexis CORDESSE
À l'occasion du 25ème anniversaire, en décembre 1996, de l'organisation Médecins sans Frontières, la société de production momento! présente une série de courts-métrages d'une durée maximale de 14 mn chacun, réalisés à partir des reportages photos en N&B de Alexis Cordesse et faisant état – conformément à Populations en Danger , rapport annuel publié par l'organisation Médecins sans Frontières – des situations critiques nécessitant l'aide humanitaire. C’est à partir de la liste des pays en crise retenue dans le rapport paru en 1996 qu’ont été sélectionnées, dans un premier temps, les quatre situations qui font l’objet des courts-métrages. Cela dit, ces courts-métrages ne sont en aucune manière la promotion, ni même la simple illustration de l'action de terrain des membres de MSF. Leur projet, quoique lié de fait à l'action humanitaire, a davantage pour ambition de proposer un nouveau regard sur la “photographie humanitaire”.
Destinés à la diffusion télévisuelle et cinématographique, ces courts-métrages pourront par ailleurs donner lieu à l'édition d'une cassette vidéo complétant le rapport Populations en Danger. Les plans cinématographiques composant les courts-métrages (ou, en d'autres termes, les photographies qui furent prises dans l'optique de leur futur montage en film) pourront faire l'objet d'une publication de presse, ainsi que d'expositions traitant aussi bien des nouvelles formes d'écriture photographique, que du reportage journalistique et de ses rapports avec l'action humanitaire.
Déclinable dans ses formes, ce projet l’est aussi en extension, ouvert par principe à de futurs reportages sur les populations déjà menacées. Sont ainsi prévus, par la suite, des reportages sur le Sud-Soudan, le Zaïre, la Sierra Leone, le Libéria, la Tchétchénie...Pour l'heure, quatre courts-métrages portant respectivement sur le Rwanda, le Burundi, l'Afghanistan et la Bosnie-Herzégovine sont déjà réalisés, ou en cours de réalisation.
Provoquée par l'actualité, leur réalisation n'est pas pour autant inscrite dans le présent de cette actualité, au sens où le sont en revanche, chacune à leur manière, les interventions du secouriste et celles de l'envoyé spécial. Il s'agit bien moins de travailler dans l'urgence, c'est-à-dire à la hâte et dans la précipitation, que face à l'urgence, l'espace dégagé par ce face à face étant celui d'un film – ce film que se fait précisément l'observateur dans sa tentative non pas de voir l'actualité, mais de la dire, visuellement. Il s'agit en somme d'un travail d'urgence , à condition d'entendre l'urgence dans son acception rénovée : l'urgence, c'est donc l'état d'une conscience en alerte qui, du stade esthétique de la perception de l'horreur, est passée au stade éthique de détermination d'un principe d'action. Or, si l'action est ici celle d'un regard conscient, traiter autrement l'image, c'est concevoir l'image comme la représentation, non de la confusion des sentiments, mais de la perspicacité d'un témoignage qui, sous la parure de l'horreur, dénude la singularité de la situation. Qui dit nouvelle posture photographique, dit nouvelle temporalité ; paradoxalement, l'urgence telle que nous l'entendons suppose la patience. Elle exige que le photographe prenne son temps pour cerner la singularité des situations ; temps de participation à la situation, ce que préconisait déjà William Eugene Smith ; temps de narration de la situation dans un travail postérieur de montage des photographies en courts-métrages.
Comment voir et faire voir la détresse, la souffrance, des morts scandaleuses ignominieusement perpétrées, les mutilations et les râles de vies agonisantes, le dénuement et la précarité ? Bref, comment éviter les deux impasses qui, chacune à une extrêmité, menacent cette tentative : représenter la réalité du mal, sans d'une part tomber dans la vaine tentative d'en égrener, d'en épeler les détails, lesquels finissent par se confondre tous dans leur commune atrocité ; et sans d'autre part montrer la souffrance sous la forme pieuse et pitoyable d'une icône des temps modernes ?
Comment , en un mot, et pour citer Jorge Semprun, jeter la lumière sur “la ténèbre qui nous est échue en partage” ?
Tel est bien le fond de la crise que traversent aujourd'hui le reportage journalistique, la photographie de guerre et ce que l'on appellera, faute de mieux, la “télé-photographie humanitaire”. Tel est en tout cas l'un des problèmes majeurs auquel se heurte une profession de reporters à bout de souffle, telle est la faiblesse de ce “mauvais genre” photographique, relevé depuis 1986 par Fred Ritchin qui décrivait le photojournalisme comme “une forme de voyeurisme pervers, [qui] ne répond plus qu'à un besoin de divertir, légitimé par le besoin de savoir”. Nous sommes, dit Régis Debray, la première culture dans l'Histoire “à en croire nos yeux”. Il faut donc faire avec les images, faire avec la séduction des images; mais comment faire pour déjouer le sortilège du “rien que pour vos yeux” ?
Là réside en effet le véritable défi du projet: outre l'ambition de sensibiliser et d'informer l'opinion par d'autres voies que la presse écrite et les journaux télévisés, il s'agira d'initier un léger déplacement du regard photographique, des expressions phénoménales du mal, aussi réelles et importantes soient-elles, vers les fondements de ce mal. Par-delà l'apparence du mal, il s'agira, en s'appuyant sur la spécificité de la photographie – sa capacité à figer l'instant – et en empruntant au cinéma ses ressources sonores et rythmiques, de proposer les éléments d'une analyse.
Ce faisant, et contre toute attente, ce travail “ciné-photographique” promettra un retour à davantage d'objectivité, si l'objectivité est la qualité réflexive qu'un regard fasciné, médusé par les excès de l'horreur, a définitivement perdue. Objectivité que Jorge Semprun désignait comme “l'essentiel” dans son témoignage sur le génocide perpétré par le régime nazi :
L'essentiel, c'est de parvenir à dépasser l'évidence de l'horreur pour essayer d'atteindre à la racine du mal radical, das radikal Böse. Car l'horreur n'était pas le Mal, n'était pas son essence du moins. Elle n'en était que l'habillement, la parure, l'apparat. L'apparence, en somme. On aurait pu passer des heures à témoigner sur l'horreur quotidienne sans toucher à l'essentiel de l'expérience du camp.
Sont ainsi définis conjointement forme et projet de ce que nous proposons comme un nouveau traitement de l'image. Celui-ci consistera à construire l'ensemble photographique en une forme narrative, en un discours: utiliser les photographies comme autant de plans cinématographiques, assemblés en séquences pour constituer des scènes dont l'ensemble racontera une histoire, sur fond de documents sonores et d'ambiances enregistrées en direct. Témoigner, construire la mémoire photographique de l'Histoire contemporaine, c'est en effet inventer une stratégie audio-visuelle permettant de rester fidèle à telle situation singulière ; c'est en somme raconter des histoires vraies. Le montage cinématographique permettra de déployer la photographie dans de nouveaux espaces discursifs — espaces stéréophoniques où les sons et le rythme de défilement des images créeront des effets de sens. Montrer l'Histoire à travers de petites histoires : c'est restituer sous la forme de scénarios les situations d'urgence d'une série d'États, les états d'urgence.
«
à propos de Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard :
Détournant le ton et le format du reportage-télé, Eyal Sivan poursuit ainsi sa réflexion sur la représentation du génocide et l'utilisation politique de la mémoire.
Connaissance des Arts
»
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PRIX
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• GOLDEN GATE AWARD
San Fransisco International Film Festival, 1997
• MENTION SPÉCIALE
Festival international du film documentaire et court-métrages de Bilbao, 1997
SÉLECTIONS FESTIVALS
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Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard
• Documenta XI, Cassel, 2002
• Internationale Kurzfilmtage Oberhausen, 2003
• International Human Rights Film Festival, Ramallah-Tel-Aviv, 2000
• Amnesty International Film Festival, Amsterdam, 1998
• Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
• Human Rights Watch International Film Festival, 1997
• Festival Cinéma du Réel, Paris, 1997
• International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996
Burundi, sous la terreur
• Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
• International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996


© État d'urgence [FR] momento production [FR]
ITSEMBATSEMBA, RWANDA UN GÉNOCIDE PLUS TARD
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Rwanda
VO : Keny Rwandais
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN
assisté de
Armelle LABORIE
Images et sons
Alexis CORDESSE
Tirages photos
Carole DELRIEU
Montage
Michèle COURBOU
Montage son et mixage
Eric LONNEUR
Bruitage
Nicolas BECKER
Traductions
Charles RUBAGUMYA
Textes écrits
Rony BRAUMAN
Sous-titrage
Catherine NEUVE-EGLISE
Post-production
Son pour Son
Etat d’Urgence Productions
Banc-titres
Ercidan
Laboratoires
Mise au Point
Centrimage
Remerciements
Benjamin Bleton - Amit Breuer - Annette Gerlach - Céline Laborie
Madeleine Moukamabano - Christophe Picard - Jérôme Wirth Sam Productions
Médecins Sans Frontières - Reporters Sans Frontières - TheoPresse
© État d'urgence [FR] momento production [FR]
BURUNDI, SOUS LA TERREUR
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Burundi
VO : français
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN
Auteurs
Eyal Sivan & Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Monteur
Audrey Maurion
© État d'urgence [FR] momento production [FR]
FOCA, ABSOLUTE SERBIA
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Bosnie
VO : serbo-croate, français ou anglais
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé par
Alexis Cordesse
Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Ingénieurs du son
Nicolas Becker
Monteuse
Maya Cypel
© État d'urgence [FR] momento production [FR]
KABOUL, DE GUERRE LASSE
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Kaboul
VO : musique
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé par
Alexis Cordesse
Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Ingénieurs du son
Nicolas Becker
Monteuse
Maya Cypel
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à propos de Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard :
“Détournant le ton et le format du reportage-télé, Eyal Sivan
poursuit ainsi sa réflexion sur la représentation du génocide et
l'utilisation politique de la mémoire” Connaissance des Arts
DVD5 [Multizone] 4 X 13 mn | 16:9 | stéréo | momento! 2009
VO : français, serbo-Croate, keny rwandais – ST : français, anglais
ISBN : 2-915683-13-1

Le film retrace l'histoire d'Albert, Ahmed et Miloud, trois membres du corps expéditionnaire français qui, pendant la guerre d'Indochine, ont déserté les rangs de l'armée française pour se rallier au Viêt-Minh.
Ils racontent leur départ de France et du Maroc pour l'Indochine, les raisons de leur choix difficile, puis leur vie dans les maquis vietnamiens, le long exil qui a suivi. Aujourd'hui de retour en France et au Maroc, ils rompent avec difficulté le silence qui a entouré leur étrange histoire.
...

PRIX
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• 1er Prix au Festival du film d’Histoire de Pessac
2003
• Bourse “ Brouillon d’un rêve ” de la SCAM
• Prix du scénario de documentaire historique du Festival de Blois
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• États généraux du documentaire de Lussas, 2003



© momento production [FR]
RALLIÉS
52 minutes | vidéo | couleur | 16:9 | stéréo | 2002
Lieux de tournage : archives. France, Maroc
VO : français, arabe
Sous-titres : français, anglais
Réalisation
Adila Bennedjaï-Zou
Joseph Confavreux
Avec
Albert
Miloud
Ahmed
Pierre-Alban
Colonel Jacques Allaire
Et la voix de
Garance Clavel
Montage
Odile Bonis
Image
Hervé Kern
Son
Olivier Cuinat
Conseiller Archives
Patrick Jeudy
Effets spéciaux
David Bouhsira
Etalonnage
Valérie Grenier
Mixage
Christophe Brajdic
Assisté de
Bruno Brochier
Régie
Pierre Marchand
Musiques originales
Gilles Lavanant
Graphisme
David Enon
Producteurs délégués
Armelle Laborie
Eyal Sivan
Conseiller à la production
Ruben Korenfeld
Archives
Films de propagande vietnamiens
Collections privées
NARA
MUSIQUES
Quand un soldat
Auteur : Francis Lemarque / Interprète : Yves Montand / Editions Métropolitaines
Marie Dominique
Interprète : Laure Diana / Editions Maisonneuve et Larose
Les Africains
Interprète : Bordas / Editions Maisonneuve et Larose
Sidi H’bibi
Interprète : Bellemou / Editions Cléopâtre-Ounassar
Varsovienne
Interprètes : Chœurs de l’armée rouge / Editions Mémoire
Varsovienne
Interprète : Pierre Migennes / Editions Chants du Monde
Ashwa
Interprète : Gilles Atlas
Warsovienne
Interprète : Gilles Lavanant
Petit Soldat
Interprète : Gilles Lavanant
Indochine année zéro
Interprète : Gilles Lavanant
Droits réservés
Merci pour leur aide
Nelcya Delannoë
Alain Ruscio
Henri Martin
Pierre-André Boutang
Jacques Doyon
Stéphane Correa et l’association Victarine
Toute l’équipe de Pleine Lune
Marysette Moisset
Maître Serge Binn
Georges Gavelle
Luis et l’équipe de GL Pipa
Et pour leur accueil
France, Patrick, Marine et Lucas
Toute la famille Essahli
Toute la famille Charlon
Et Jérôme Huguet
Avec la participation du
Centre National de la Cinématographie
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Un arpent sur la lune est un film documentaire sur le village palestinien de Ayn Hawd qui fut conquis et vidé de sa population par les forces israéliennes en 1948, pour être ensuite transformé en un village d'artistes israéliens et rebaptisé Ein Hod.
Le film raconte l'histoire des habitants originels du village qui, après leur expulsion, s'installèrent 1,5 km plus loin, dans les collines avoisinantes. La législation israélienne interdisant aux réfugiés palestiniens de retourner chez eux, les réfugiés de Ayn Hawd créèrent un nouveau village : Ayn Hawd al-Jadida (le nouvel Ayn Hawd). Ayn Hawd al-Jadida est un village non-reconnu, il ne peut donc bénéficier d'aucun service ou équipement tels que l'électricité, l'eau courante, les égouts ou même une route d'accès. Contrairement à la plupart des Israéliens, les habitants de Ein Hod connaissent les Palestiniens qui vivaient là avant eux, puisqu'ils les emploient comme main d'œuvre. Contrairement à la plupart des réfugiés palestiniens, les résidents de Ayn Hawd al-Jadida connaissent les Israéliens qui habitent désormais leurs maisons. Ils connaissent aussi l'art qui y est produit, tout comme les multiples manières architecturales et philosophiques avec lesquelles les Israéliens essaient d'occulter le fait que leur société a été créée sur les ruines d'une autre.

Un arpent sur la lune fait écho aux destins des peuples déshérités partout dans le monde : oppression, résistance et lutte pour négocier les cicatrices du passé contre les nécessités du présent et les espoirs en l'avenir. Un arpent sur la lune éclaire les thèmes universels de la colonisation, des "sans-terre", du droit au logement, de l'embourgeoisement et de l'appropriation culturelle dans le contexte spécifique de la Palestine/Israël, à travers l'art de la dépossession et la créativité des dépossédés.
«
Une enfant demande à Muhammad de lui construire un vaisseau spatial pour aller sur la lune. Étrange demande ! Car, en quelque sorte, la petite fille vit déjà sur la lune, à Ein Houd Al-Jadida, près d’Haïfa, sur les pentes du mont Carmel.
D’emblée le ton est donné. Il est poétique. Résolument. À bon escient. L’enfant aurait pu être dessinée par Saint-Exupéry. Pourtant, il s’agit bien d’un documentaire qui illustre l’histoire vraie d’un village palestinien en Israël afin de résumer celle de deux peuples revendiquant la même terre. En 1948, à la proclamation de l’État d’Israël, le grand-père de Muhammad et les autres habitants d’Ein Houd défendent leur village, mais les Israéliens s’en emparent et, le rebaptisant Ein Hod, en feront un village d’artistes. Au lieu de prendre la route de l’exode et de se retrouver dans un camp de réfugiés, à Jénine ou plus loin encore, comme la plupart des villageois, le grand-père campe dans les champs avoisinants, avec sa famille et le petit Muhammad. Il construira Ein Houd le-neuf (Al-Jadida), à 1,5 km d’Ein Hod, hors la loi d’Israël.
La nouvelle bourgade est tellement illégale que, longtemps, elle ne figurera pas sur la carte et ses “occupants” seront sommés de la démolir. À force de résistance passive, ces derniers ont fini par obtenir d’être – à peine – tolérés. Mais Muhammad et les siens restent soumis à toutes sortes de contraintes. Pour mieux les isoler, les Israéliens ont même dressé autour d’eux un rideau de cyprès. Toutefois le minaret dépasse les arbres, comme un doigt levé pour signaler une existence refusée.
Américaine, ayant grandi à Tel Aviv, Rachel Leah Jones manifeste un parti pris. Sa compassion à l’égard des Palestiniens n’a d’égale que son ironie envers les Israéliens. Mais, en dénonçant le côté irréel de la situation des uns et des autres, elle prend surtout le parti de mettre en valeur la symbolique des images et des paroles. Avec la complicité de Muhammad, chef de village et poète malgré lui, qui parle si bien de “son enfance troublée à l’ombre de ces cyprès, plantés pour judaïser l’endroit” et qui promet la lune à sa petite princesse pour qu’elle puisse l’échanger avec les Israéliens contre “la terre que nous habitons”. La réalisatrice et son témoin confirment que souvent l’humour naît du désespoir et la poésie de l’absurde. Tous deux nous font merveilleusement comprendre que les Palestiniens ont l’impression de demander la lune...
Le Monde
En 1948, le village arabe d’Ayn Hawd, sur les flancs du mont Carmel, au sud d’Haïfa, a été évacué par l’armée israélienne. Ses quelque 950 habitants ont dû trouver refuge en Israël ou dans les pays arabes voisins. Seule une famille a décidé de rester sur place et de s’installer à un kilomètre et demi seulement de son ancien village. Rachel Leah Jones a choisi de laisser Muhammad Abd al-Raouf Abu al-Hayja raconter cette histoire, sans ajouter de commentaires. II est le petit-fils du fondateur d’Ayn Hawd et le chef du village.
“La différence entre nous et les autres habitants expulsés, c’est que nous sommes des réfugIés sur notre propre terre” se désole-t-il. Le nouvel Ayn Hawd survit tant bien que mal, isolé de tout et écrasé par les lois israéliennes. Si le village est reconnu légalement, il y est toujours interdit de construire de nouvelles maisons, de paver les routes ou de brancher l’eau et l’électricité. Le vieil Ayn Hawd (Ein Hod en hébreu) est devenu un village d’artistes juifs très couru par les touristes. La mosquée a même été transformée en café. La réalisatrice a filmé une visite guidée de ce village pimpant reconstruit par ses nouveaux occupants. On n’y entend évidemment pas la moindre allusion au Ayn Hawd d’avant 1948. Le sujet est d’ailleurs évité par les habitants d’Ein Hod : “Ils ont peur qu’un jour on veuille revenir”, assure Muhammad Abd al-Raouf Abu al-Hayja. Un documentaire sobre et réussi sur une histoire méconnue et émouvante.
Télérama
»
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PRIX
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• Honorable mention and Jury's choice in Tres continentes
festival internacional de documental, Buenos Aires, 2002
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Human right Watch Int. Film Festival, New York, 2002
• Human Right Watch Travelling film festival, 2002
• San Francisco Jewish Film Festival, 2002
• Fotofest Houston, 2002
• CinemaTexas, Austin, 2002
• Reel Jews Documentary Film Festival, New York, 2002
• Arab Film Festival, San Francisco, 2002
• Pictures of Palestine, Maine, 2002
• Tiburon Int. Film Festival, 2003
• PalArt Festival, Ecosse, 2003
• Palestine/Israel : What can Cinema Do ? Paris-Bruxelles, 2003
• DocFest Monthly, New York, 2003


© RLJ Productions [US] - momento production [FR]
UN ARPENT SUR LA LUNE (500 DUNAM ON THE MOON)
47 minutes | Vidéo | Couleur | 16:9 anamorphic | Stéréo | 2002
Lieux de tournage : Palestine-Israël
VO : hébreu, arabe
Sous-titres : anglais, français, arabe, hébreu
Ce film est dédié aux réfugiés du Camp de Jénine
Un film réalisé et produit par
Rachel Leah Jones
Participants
Asim Abu al-Hayja, Fares Abu al-Hayja, Husni Abu al-Hayja, Khaled Abu al-Hayja,
Lina Abu al-Hayja, Mahmoud Abu al-Hayja, Muhammad Majed Abu al-Hayja,
Muhammad Mubarak Abu al-Hayja, Muhannad Abu al-Hayja, Raed Abu al-Hayja,
Raeda Abu al-Hayja, Saad Abu al-Hayja, Yasmin Lewis, Alon Yarkoni,
Eden Yarkoni, Yana Yarkoni and Tali Junger (Mlle Fifi)
Directeur de la photographie
Philippe Bellaiche
Cadreurs seconde caméra
Duke Dror
Rachel Leah Jones
Ingénieur du son
Dahna Abourahme
Monteur
Ruben Korenfeld
Assistante au montage
Eulalie Korenfeld
Collaborateurs au montage
Angela Alston
Yael Bitton
Lorena Luciano
Sarah Schubart
Producteurs délégués
Ruben Korenfeld
Eyal Sivan
Producteurs associés
Omar Al-Qattan
Yael Lerer
Directrice de production
Armelle Laborie
Une coproduction
Momento! (Paris)
RLJ Productions (New York)
En association avec
France 2 (Paris)
Alternative Information Center (Jérusalem)
Sindibad Films (London)
Assistants de production
Ziad Abbas
Jason Benjamin
Randi Cecchine
Munir Fakher al-Din
Gabrielle Rubin
Photographe
Ahlam Shibli
Traductions
Munir Fakher al-Din
Wael Qattan
Bashar Tarabieh
Sous-titrage
Catherine Neuve-Eglise
Assistants post-production
Yigal Nizri
Jaime Omar Yassin
Conformation
Peter Elphick
Mixage
David Lassalle
Etalonnage
Isabelle Laclaux
Infographistes
Thierry Baudier
Jeffrey Yas
Administratrices
Dinesh Kapadia
Marysette Moisset
Susan Steiger
Matériel de production
JCS (Jérusalem)
MCA/CCNY (New York)
Movie Mobile (Tel Aviv)
On Air (Jérusalem)
Petra (Jérusalem)
Scala (Tel Aviv)
Post-production
CMC (Paris)
Downtown Avid (New York)
On Sight (London)
Radical Avid (New York)
Sylicone (Paris)
Archives
Association of Forty
IBA Channel 1 Archive
Israel GPO Photo Archive
Israel Channel 2 Archive
Janco-Dada Museum
Axelrode Collection, Jerusalem Cinematheque
Yad Gertrude
Musique
Kerkenah, Parfum De Gitane
Anouar Brahem
ECM Records, Munich
Avec la participation du
Centre National de la Cinématographie
Produit avec le soutien de
Al-Jalil Foundation
B. Saperstein Communications Trust
The Foundation for Middle East Peace
New York Women in Film and Television
University Film and Video Association
Remerciements
Muhammad Mubarak Abu al-Hayja and family, Simone Bitton, Henry Chalfant,
Dave Dresser, Duke Dror, Munir Fakher al-Din, Linda Hawkins, Michel Khleifi,
Tamara Kohns, Judith Jones, David Jones, Martin Jones, Annie Mae and Victor Jones,
Yael Lerer, Barbara Lubin/MECA, Deirdre Sulka-Meister, Lea Tsemel, Michel Warschawski
Unité de programmes documentaires
Yves Jeanneau - Anne Roucan
Administratrice de production
Anh Roquet
Atelier de production
Clotilde Beslon
www.500dunam.com
Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
Pour acquérir un DVD institutionnel : Bibliothèques et Institutions
SCALPEL, collection de 12x43 minutes
Du chevet du malade au laboratoire, la médecine s'est peu à peu étendue à tous les aspects de la vie de l'individu, d'avant la naissance jusqu'à la tombe, intervenant dans tous les domaines de l'existence individuelle et sociale. Elle dissout ainsi les frontières entre vie publique et vie privée.
Scalpel est une collection d'émissions de réflexion critique qui se garde d'aborder les sujets à la manière d'un magazine d'actualité, mais s'attache à mettre en question les postulats, les attitudes, les pratiques, les politiques et les idées généralement admises qui dominent les représentations et les réflexions sur la santé.
Chaque émission de 43 minutes est composée d'une introduction de Rony Brauman, suivie d'un court-métrage de fiction (6 minutes), d'un documentaire (26 minutes) et d'une rencontre (10 minutes) qui met face-à-face Rony Brauman et un invité.

CONSOMMEZ SANTÉ EM1
Réalisateurs : Angelo Caperna (documentaire), Charles Castella (fiction)
Presse écrite, émissions de radio et de télévision, sites Internet, publicité, étalages de supermarchés et rayons de grands magasins. Nous sommes envahis par la promotion et la vente des produits estampillés “santé”. Qu’il s’agisse de faire sa toilette ou de s’habiller, de se nourrir ou de faire le ménage, de respirer ou de bronzer, tout est “question de santé”.
Sucres enrichis en fibres, beurre et biscuits anti-cholestérol, produits ménagers anti-bactériens, shampooings survitaminés, crèmes protectrices, textiles thérapeutiques ! L'industrie veille plus que jamais sur notre santé. Des intérêts industriels volent au secours du bien collectif. Etrange élan philanthropique !
Quand les intérêts financiers, soutenus par des professionnels de la médecine, se transforment en programme de santé publique, tous les doutes sont permis…
L’ÉVANGILE SANITAIRE EM2
Réalisateurs : Philippe Degeorges (documentaire), Charles Castella (fiction)
Guerre au tabac, halte à l’alcool, tous au régime maigre, gare à la tension artérielle... Bienheureux les vertueux car la bonne santé leur est longtemps promise !
La prévention sanitaire est la première des religions modernes. Pour repousser la mort, il suffirait de le vouloir. Pour conjurer la maladie, il suffirait à chacun d’entre nous d’en connaître les causes.
C’est le bon sens dira-t-on. Et si cette connaissance existait et suffisait les médecins, les infirmières ou les éducateurs seraient l’exemple de l’éternelle santé. Or, ce n’est pas le cas : ils vivent comme les autres, c’est-à-dire comme ils peuvent, et la mort les appelle sans distinction de temps d’avec le commun des mortels.
En réalité, personne n’a jamais démontré que les recettes de l ’éducation sanitaire permettaient de vivre mieux et plus longtemps.
MÉDICALEMENT CORRECT EM3
Réalisateurs : François Fronty (documentaire) Charles Castella (fiction)
Glycémie, taux de cholestérol, chiffres de tension, indice de masse corporelle...
Nous nous croyons en bonne santé ? Il est temps de faire des analyses pour comprendre que nous sommes tous des malades qui s’ignorent.
Quelque part, on fabrique des normes. Et puis, un beau jour, ces normes s’appliquent à tous. Notre santé ne nous appartient plus; l’individu s’efface derrière la loi des chiffres et des moyennes, la probabilité remplace le diagnostic. Peu importe ce que nous ressentons aujourd’hui, seul compte le calcul du risque qui nous guette demain.
Sous la dictature du chiffre idéal, s’organise le quadrillage de la prévention. Dans sa prétention à débusquer toutes les maladies à venir, la médecine n’a de cesse de nous transformer en malades.
DOCTEUR MANAGER EM4
Réalisateurs : Ruben Korenfeld (documentaire), Alice de Poncheville (fiction)
Silicose des mineurs, cancers des ouvriers de l’amiante, chutes dans les chantiers, membres amputés dans les ateliers et les chaînes de montage … Il n’est pas si loin, le temps où le travail se payait couramment en maladies, mutilations et accidents mortels.
Cette violence a diminué et la sécurité physique du travail est aujourd’hui bien meilleure. Mais le travail, ce n’est toujours pas la santé !
Dans les nouvelles formes de management, les salariés doivent réaliser des objectifs personnalisés. Désormais, le voisin n’est plus un compagnon, mais un concurrent. Rançon de cet univers de performance : une épidémie de stress, de dépressions et autres troubles qui s’abattent en priorité sur les recalés et les harcelés, mais qui n’épargne personne au détour d’un problème ou d’un accès de faiblesse.
Comme toujours, au lieu d’adapter le travail aux hommes, on adapte les hommes au travail.
Pour cela, les dirigeants font appel à une nouvelle catégorie de médecins, qui se présentent comme spécialistes du bien-être, nouveaux apôtres de la productivité.
Adieu les réformes sociales, place au médecin manager !
Psycho trop ! EM5
Réalisateurs : Jean-Bernard Andro (documentaire), Alice de Poncheville (fiction)
Peur de la foule, timidité, hyper activité, problèmes scolaires ou professionnels, dépendance à la télévision… la liste des comportements désignés comme des handicaps psychologiques ne cesse de s’allonger.
Notre société valorise l’individu, mais à condition qu’il ne sorte pas du rang. Tout un discours psychologisant s’emploie à dresser la liste de nos traits de caractères et de nos petites misères. Il les transforme en travers pour mieux vendre en kit les recettes du bien-être psychique. Plus de temps à perdre dans une relation personnelle et suivie entre patient et praticien !
Du côté de la psychiatrie, une classification standardisée des symptômes et des traitements s’impose peu à peu. Armés du manuel de référence, les médecins sont incités à cocher des cases et remplir des grilles pour nommer le mal officiel dont souffre leur patient et prescrire la potion prévue.
Forte de ses méthodes présentées comme scientifiques et rationnelles, une nouvelle médecine des comportements veille sur notre santé mentale.
De quoi se plaint-on ?
MÉDECINE AVEC FRONTIÈRES EM6
Réalisateurs : Lou Ana (documentaire), Alice de Poncheville (fiction)
Au sein même de l’Europe occidentale, d’un pays à l’autre, les malades ne ressentent pas les mêmes symptômes ; les médecins ne diagnostiquent pas les mêmes maladies. Certaines pratiques médicales, courantes dans un pays, sont rejetées dans d’autres, bien que le niveau de santé et de connaissances soient les mêmes.
Si nous avons tous le même patrimoine génétique, la santé d’un être humain n’est pas pour autant une donnée objective. On n’est pas malade et on n’est pas soigné de la même façon en France, en Allemagne, en Angleterre, ou ailleurs.
Mais pour les tenants d’une médecine purement scientifique, cette diversité n’est que la trace de traditions dépassées. Patients comme médecins doivent se couler dans le même standard universel.
Tant pis si cette médecine unique ne s’accorde pas avec la réalité plurielle des hommes et des cultures, c’est la réalité qui a tort !
MÉDECINES EN PARRALLÈLE EM7
Réalisateurs : Judith du Pasquier (documentaire), Alice de Poncheville (fiction)
D’un côté, le balancement du Yin et du Yang, la circulation de flux d’énergie dans un corps humain miroir du cosmos. De l’autre, une mécanique physique et biologique, un système d’organes fonctionnels et autonomes. Deux visions étrangères, deux logiques irréductibles l’une à l’autre séparent médecine chinoise et médecine occidentale.
Et pourtant, aujourd’hui en Europe, l’acupuncture est une pratique banale, reconnue par les autorités sanitaires. Il arrive même que les deux médecines cohabitent, se complètent et se relayent au sein d’un même cabinet ou d’un même hôpital.
En se résignant à faire une place à la médecine chinoise, la bio-médecine occidentale reconnaît que d’autres modes d’intervention sur le corps existent et qu’elle ne sait pas les expliquer.
Mais elle ne renonce pas pour autant à son ambition d’être une science absolue et universelle.
LES INGÉNIEURS DU CORPS EM8
Réalisateurs : Nathalie Loubeyre (documentaire), Charles Castella (fiction)
Qui ne se rappelle la scène du grand patron, entouré de sa cour en blouses blanches, faisant la tournée du service sans juger utile d’adresser la parole au malade ? Qui n’a fait l’expérience d’un médecin à qui on dit avoir mal et qui répond, avec un haussement d’épaules : “C’est normal… ce n’est pas grave… ça passera...” ? Apparemment, les choses changent. Désormais, on parle d’information des patients, de confort et de qualité de vie, on professe le respect de la volonté du malade, on annonce un plan de lutte contre la douleur, on affiche une charte des droits des malades dans les hôpitaux.
Pourtant, derrière les discours et mesures réconfortants, une certaine forme de violence médicale routinière continue de s’exercer. Cette violence, c’est d’abord celle d’une indifférence à la parole et aux attentes des patients, celle d’un discours codé, asséché par la technicité.
C’est celle d’une pratique qui se confond avec une procédure d’investigation et d’intervention sur le corps, lui-même ramené à un pur assemblage d’organes et de fonctions.
Plus le métier du médecin se confond avec celui de l’ingénieur, plus il s’éloigne de celui de soignant.
DOC SHOW EM9
Réalisateurs : Ruben Korenfeld (documentaire), Charles Castella (fiction)
L’angoisse de la maladie n’a pas diminué avec les progrès de la médecine ; au contraire, les média résonnent et amplifient toujours plus de préoccupations liées à la santé. Les revues spécialisées envahissent les kiosques à journaux. Toutes les radios, toutes les chaînes de télévision, ou presque, ont désormais leur émission santé.
Techniques d’entretien du corps, avancées de la recherche médicale, leçons de prévention, témoignages de malades, fournissent l’essentiel du contenu des magazines santé. Le savoir du moment peut être discuté, mais les questions sans réponse sont bannies.
Très naturellement, le médecin occupe le rôle central : Grand-maître des chiffres, des causes et des effets, il devient ainsi un expert du “comment vivre”. L’apaisante clarté de ses certitudes scientifiques doit venir à bout des zones d’ombre et de doute, comme une promesse de santé.
MÉDICALEMENT PARFAIT EM10
Réalisateurs : Jean-Baptiste Mathieu (documentaire), Charles Castella (fiction)
Aux lendemains de la guerre, l’utopie de la santé parfaite se mettait en marche, propulsée par de grandes découvertes telles que les antibiotiques, les anticancéreux ou le code génétique.
Il y a 25 ans, la disparition totale d’un fléau ancien, la variole, renforçait cette croyance en la possibilité d’éradiquer toutes les maladies. L’Organisation mondiale de la santé annonçait « la santé pour tous en l’an 2000 ». Cela se passait juste avant l’apparition d’un nouveau mal, le Sida, qui réduisait à néant ces folles espérances.
Mais, tel le phœnix qui renaît de ses cendres, le triomphalisme médical ressuscitait peu de temps après, avec le clonage de la brebis Dolly et l’annonce du séquençage du génome humain. La voie était ouverte à une nouvelle illusion : offrir à l’homme de demain un corps invincible et régénérable à l’infini.
Signe des temps, les start-ups de la biotechnologie emballent les places boursières à coups d’annonces miracles.
Le fantasme éradicateur a trouvé son second marché.
LABOS PROMO EM11
Réalisateurs : Vincent Glenn (documentaire), Charles Castella (fiction)
Véritables superpuissances économiques et financières, les laboratoires pharmaceutiques dominent et quadrillent tout l’univers de la santé. D’énormes budgets de communication soutiennent un marketing intensif qui va du démarchage systématique des médecins, jusqu’aux séminaires de formation clef en main, en passant par les invitations aux congrès scientifiques… sans oublier le contrôle de la presse professionnelle par la publicité.
Pour élargir leur marché, les laboratoires partent désormais à la conquête du grand public. Un concert d’avertissements et de conseils, prodigués par des associations étroitement liées aux fabricants de médicaments, vise à convaincre chacun qu’il a un problème de santé, mais que la solution existe.
Et c’est ainsi que, au nom de la prévention et du bien-être de tous, l’industrie du médicament crée des foules de patients en puissance qui deviennent autant de clients en attente.
CYBER MÉDECINE EM12
Réalisateurs : Angelo Caperna (documentaire), Charles Castella (fiction)
Numérisation et télétransmission des données, automatisation des procédures, robotisation des actes: il paraît loin, déjà, le temps où la médecine était décrite comme un art, incertain et faillible.
S'affirmant désormais comme une science exacte, aspirée par la déferlante des cyber-technologies, la médecine de pointe se représente le corps humain comme un stock d’informations. Les touches et les écrans de l’intelligence artificielle sont appelés en toute occasion à assister le médecin et bientôt, pourquoi pas, à le remplacer.
Dématérialisé, virtualisé, le patient devient une base de données gérable à distance.
Dehors les malades, place à l'usager gestionnaire de sa santé sous la conduite de médecins managers de données.
Bienvenue dans le meilleur des mondes médical, celui des robots et des ordinateurs.
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© momento production [FR] l Arte [FR]
SCALPEL
Collection de 12 émissions de 43 minutes
12 x 43 minutes | Vidéo | Couleur | 16:9 | Stéréo | 2001
Lieux de tournage : Europe
VO : français
Directeur de collection & auteur
Rony Brauman
Directeur artistique
Eyal Sivan
Rédacteur en chef
Laurent de Villepin
Auteur des fictions
Laurent Auclair
Production
Hortense Quitard
Réalisateurs des fictions:
Alice de Poncheville
Charles Castella
Réalisateurs des documentaIres:
Angelo Caperna
Philippe Degeorge
François Fronty
Ruben Korenfeld
Jean-Baptiste Mathieu
Jean-Bernard Andro
Lou Ana
Judith du Pasquier
Nathalie Loubeyre
Vincent Glenn
Angelo Caperna
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Ce film n'est pas disponible en édition DVD grand public.
Pour acquérir un DVD institutionnel : Bibliothèques et Institutions

Les Marches ? Les Italiens eux-mêmes méconnaissent cette région de l’Italie centrale.
Quelle que soit la route que l’on emprunte pour y accéder, il s'agira d'une ancienne voie romaine. Les Marches sont ceinturées de montagnes brunes, sauf à l’Est où elles finissent dans la mer. Tantôt l’on surplombe des vallons blondis par le blé, tantôt l’on aperçoit un village couronnant la croupe d’une colline ceinturée de vignes.
A travers l'incroyable diversité de ses paysages, la richesse de son histoire et de la culture marquisane, ce film nous invite à un voyage pour un certain art de vivre.
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LES MARCHES EN ITALIE
41 minutes | 16:9 | 2002
VO : italien
Sous-titres : français
UN FILM DE
Charles Castella
IMAGE
Charles CASTELLA
SON
Nathalie VIDAL
MONTAGE
Matilde GROSJEAN
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Joseph Confavreux, journaliste à France Culture
il a effectué de nombreux voyages en Égypte, Il est membre du comité de rédaction de la revue Vacarme et a codirigé l'ouvrage La France invisible (La Découverte, 2006). Il est producteur-coordinateur de l’émission de documentaire et de reportage Sur Les Docks, diffusée quotidiennement sur France Culture.
Adila Bennedjaï-Zou
Le film retrace l'histoire d'Albert, Ahmed et Miloud, trois membres du corps expéditionnaire français qui, pendant la guerre d'Indochine, ont déserté les rangs de l'armée française pour se rallier au Viêt-Minh.
Ils racontent leur départ de France et du Maroc pour l'Indochine, les raisons de leur choix difficile, puis leur vie dans les maquis vietnamiens, le long exil qui a suivi. Aujourd'hui de retour en France et au Maroc, ils rompent avec difficulté le silence qui a entouré leur étrange histoire.
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PRIX
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• 1er Prix au Festival du film d’Histoire de Pessac
2003
• Bourse “ Brouillon d’un rêve ” de la SCAM
• Prix du scénario de documentaire historique du Festival de Blois
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• États généraux du documentaire de Lussas, 2003



© momento production [FR]
RALLIÉS
52 minutes | vidéo | couleur | 16:9 | stéréo | 2002
Lieux de tournage : archives. France, Maroc
VO : français, arabe
Sous-titres : français, anglais
Réalisation
Adila Bennedjaï-Zou
Joseph Confavreux
Avec
Albert
Miloud
Ahmed
Pierre-Alban
Colonel Jacques Allaire
Et la voix de
Garance Clavel
Montage
Odile Bonis
Image
Hervé Kern
Son
Olivier Cuinat
Conseiller Archives
Patrick Jeudy
Effets spéciaux
David Bouhsira
Etalonnage
Valérie Grenier
Mixage
Christophe Brajdic
Assisté de
Bruno Brochier
Régie
Pierre Marchand
Musiques originales
Gilles Lavanant
Graphisme
David Enon
Producteurs délégués
Armelle Laborie
Eyal Sivan
Conseiller à la production
Ruben Korenfeld
Archives
Films de propagande vietnamiens
Collections privées
NARA
MUSIQUES
Quand un soldat
Auteur : Francis Lemarque / Interprète : Yves Montand / Editions Métropolitaines
Marie Dominique
Interprète : Laure Diana / Editions Maisonneuve et Larose
Les Africains
Interprète : Bordas / Editions Maisonneuve et Larose
Sidi H’bibi
Interprète : Bellemou / Editions Cléopâtre-Ounassar
Varsovienne
Interprètes : Chœurs de l’armée rouge / Editions Mémoire
Varsovienne
Interprète : Pierre Migennes / Editions Chants du Monde
Ashwa
Interprète : Gilles Atlas
Warsovienne
Interprète : Gilles Lavanant
Petit Soldat
Interprète : Gilles Lavanant
Indochine année zéro
Interprète : Gilles Lavanant
Droits réservés
Merci pour leur aide
Nelcya Delannoë
Alain Ruscio
Henri Martin
Pierre-André Boutang
Jacques Doyon
Stéphane Correa et l’association Victarine
Toute l’équipe de Pleine Lune
Marysette Moisset
Maître Serge Binn
Georges Gavelle
Luis et l’équipe de GL Pipa
Et pour leur accueil
France, Patrick, Marine et Lucas
Toute la famille Essahli
Toute la famille Charlon
Et Jérôme Huguet
Avec la participation du
Centre National de la Cinématographie
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Alexis Cordesse est photographe français. Il est né en 1971 et vit à Malakoff, France.ÉDITIONS & CATALOGUES
2010 Prix Lucien & Rodolf Hervé 2010, catalogue, Vimagie, France.
2006 Clichy sans clichés, Editions Robert Delpire / Acte Sud.
2005 Du Beau Travail!, avec Zoé Varier, Editions Trans Photographic Press.
2004 Europa, l’esprit des villes, catalogue Septembre de la Photographie, Editions Lieux dits, France.
Generation X, World Press Photo Masterclass – First Decade, Gijs Stork Publisher, Hollande.
2003 2/15 – The day the world say no to the war, Editions Hello, New York, USA.
Strangers : The first ICP Triennial of Photography and Video, Editions Steidl, Allemagne.
BOURSES & PRIX
2010 Prix Lucien & Rodolf Hervé.
2010 Nominé Prix du personnel fondation Neuflize-Vie.
2010 Allocation de recherche, Centre national des arts plastiques (CNAP).
1995 3ème prix Observer Hodge Award (UK).
1993 World Press Photo Joop Swart Masterclass.
1992 Prix Agena
Avril 1992, la guerre éclate en Bosnie-herzégovine. Les milices serbes bosniaques, appuyées par l'armée yougoslave, s'emparent des deux tiers du territoire, menant une stratégie de terreur contre Musulmans et Croates. Ce film a été réalisé à Foca, cinq ans après la conquête de la ville par les nationalistes serbes. Les documents sonores proviennent d'interviews menées auprès de la population et d'extraits des actes d'accusation délivrés par le procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie à l'encontre de huit miliciens locaux. Il n'y a plus aucun Musulman ni Croate à Foca, la ville s'appelle désormais Srebjne.

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© État d'urgence [FR] momento production [FR]
FOCA, ABSOLUTE SERBIA
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Bosnie
VO : serbo-croate, français ou anglais
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé par
Alexis Cordesse
Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Ingénieurs du son
Nicolas Becker
Monteuse
Maya Cypel
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Après dix ans d'occupation russe et trois années de combats contre le régime communiste de Najibullah, Kaboul tombe en avril 1992 aux mains des moujahidin. Epargnée jusqu'alors, la capitale afghane devient le théâtre d'affrontements sanglants entre milices. Les images de ce film ont été prises en janvier et février 1995, alors que la capitale était assiégée.

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© État d'urgence [FR] momento production [FR]
KABOUL, DE GUERRE LASSE
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Kaboul
VO : musique
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé par
Alexis Cordesse
Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Ingénieurs du son
Nicolas Becker
Monteuse
Maya Cypel
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Anne Aghion est une cinéaste franco-américaine qui vit à New York.
Suite à son passage en Sélection officielle au Festival de Cannes 2009, MON VOISIN MON TUEUR (MY NEIGHBOR MY KILLER), son sixième film et le quatrième de sa série sur la justice au Rwanda, a été montré dans le monde entier. Le film a reçu le Nestor Almendros Prize du Festival de Human Rights Watch 2009, et a été nominé comme Meilleur documentaire de 2009 aux Gotham Awards de New York. Les deux premiers films de la série, AU RWANDA ON DIT… LA FAMILLE QUI NE PARLE PAS MEURT et GACACA, REVIVRE ENSEMBLE AU RWANDA ?, ont été diffusés dans le monde entier. AU RWANDA ON DIT est couronné d’un Emmy en 2005, et GACACA reçoit le prix Fellini de l’Unesco en 2003.
En 2008, Anne Aghion réalise ICE PEOPLE, un film coproduit par ARTE et Sundance Channel qu’elle tourne en Antarctique et qui explore les défis personnels et émotionnels de la vie des chercheurs « sur la glace », défis inhérents à l’environnement extrême dans lequel ils travaillent.
Elle est lauréate en 2005, d’une bourse de la prestigieuse Fondation Guggenheim aux Etats-Unis. Son premier film, SE LE MOVIO EL PISO – UN PORTRAIT DE MANAGUA remporte le Corail du meilleur documentaire non latino-américain sur l’Amérique Latine au Festival de la Havane en 1996. Elle démarre sa carrière dans la presse écrite quotidienne, au bureau parisien du New York Times, et à l’International Herald Tribune. Anne Aghion a grandi à Paris. Elle est diplômée de langue et littérature arabes de Barnard College (Université de Columbia) à New York.
Charles Castella est né à Marseille.
Ça commence par une enfance ensoleillée avec la Méditerranée et ses promesses d’aventures. Vers l’âge de trois ans, par une après-midi étouffante, il découvre qu’il sait dessiner. Il adopte les crayons, s’en fait des amis. Il aime observer les lignes, les contours, longtemps, comprendre les jeux de lumière et les ombres, les tracer pour que ça ne se perde pas. Plus tard, une caméra super-huit offerte par son père prolonge cette idée. Au début des années 80, « il monte » à Paris et entre à l’École des Arts Décoratifs. Le dessin toujours et le tournage d’un film de fin d’études à Marseille avec son oncle, l’ogre de son enfance, et quelques amis qui ne l’abandonneront plus.
« Une rencontre », second film court d’après Emmanuel Bove, l’envoie dans un festival où il rencontre Alice, justement. Ils voyagent ensemble. Après leur retour de Mongolie, ils ne se quitteront plus.
Charles Castella écrit des scénarios, des articles sur le cinéma, tourne et dessine toujours. Il aime les comédies, celles qui sont des tragédies inachevées (comme « Elle et Lui »). Avec la naissance de son fils, commencent les livres pour enfants. Une façon de faire de petits films sur papier.
Et si la vie, la littérature, le dessin et le cinéma n’étaient qu’une seule et même chose ?
www.charles-castella.com

Les Marches ? Les Italiens eux-mêmes méconnaissent cette région de l’Italie centrale.
Quelle que soit la route que l’on emprunte pour y accéder, il s'agira d'une ancienne voie romaine. Les Marches sont ceinturées de montagnes brunes, sauf à l’Est où elles finissent dans la mer. Tantôt l’on surplombe des vallons blondis par le blé, tantôt l’on aperçoit un village couronnant la croupe d’une colline ceinturée de vignes.
A travers l'incroyable diversité de ses paysages, la richesse de son histoire et de la culture marquisane, ce film nous invite à un voyage pour un certain art de vivre.
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LES MARCHES EN ITALIE
41 minutes | 16:9 | 2002
VO : italien
Sous-titres : français
UN FILM DE
Charles Castella
IMAGE
Charles CASTELLA
SON
Nathalie VIDAL
MONTAGE
Matilde GROSJEAN
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Réalisateurs des fictions:
Alice de Poncheville (fiction)
Charles Castella (fiction)
Réalisateurs des documentaries:
Angelo Caperna
Philippe Degeorge
François Fronty
Ruben Korenfeld
Jean-Baptiste Mathieu
Jean-Bernard Andro
Lou Ana
Judith du Pasquier
Nathalie Loubeyre
Vincent Glenn
Angelo Caperna
SCALPEL, collection de 12x43 minutes
Du chevet du malade au laboratoire, la médecine s'est peu à peu étendue à tous les aspects de la vie de l'individu, d'avant la naissance jusqu'à la tombe, intervenant dans tous les domaines de l'existence individuelle et sociale. Elle dissout ainsi les frontières entre vie publique et vie privée.
Scalpel est une collection d'émissions de réflexion critique qui se garde d'aborder les sujets à la manière d'un magazine d'actualité, mais s'attache à mettre en question les postulats, les attitudes, les pratiques, les politiques et les idées généralement admises qui dominent les représentations et les réflexions sur la santé.
Chaque émission de 43 minutes est composée d'une introduction de Rony Brauman, suivie d'un court-métrage de fiction (6 minutes), d'un documentaire (26 minutes) et d'une rencontre (10 minutes) qui met face-à-face Rony Brauman et un invité.

CONSOMMEZ SANTÉ EM1
Réalisateurs : Angelo Caperna (documentaire), Charles Castella (fiction)
Presse écrite, émissions de radio et de télévision, sites Internet, publicité, étalages de supermarchés et rayons de grands magasins. Nous sommes envahis par la promotion et la vente des produits estampillés “santé”. Qu’il s’agisse de faire sa toilette ou de s’habiller, de se nourrir ou de faire le ménage, de respirer ou de bronzer, tout est “question de santé”.
Sucres enrichis en fibres, beurre et biscuits anti-cholestérol, produits ménagers anti-bactériens, shampooings survitaminés, crèmes protectrices, textiles thérapeutiques ! L'industrie veille plus que jamais sur notre santé. Des intérêts industriels volent au secours du bien collectif. Etrange élan philanthropique !
Quand les intérêts financiers, soutenus par des professionnels de la médecine, se transforment en programme de santé publique, tous les doutes sont permis…
L’ÉVANGILE SANITAIRE EM2
Réalisateurs : Philippe Degeorges (documentaire), Charles Castella (fiction)
Guerre au tabac, halte à l’alcool, tous au régime maigre, gare à la tension artérielle... Bienheureux les vertueux car la bonne santé leur est longtemps promise !
La prévention sanitaire est la première des religions modernes. Pour repousser la mort, il suffirait de le vouloir. Pour conjurer la maladie, il suffirait à chacun d’entre nous d’en connaître les causes.
C’est le bon sens dira-t-on. Et si cette connaissance existait et suffisait les médecins, les infirmières ou les éducateurs seraient l’exemple de l’éternelle santé. Or, ce n’est pas le cas : ils vivent comme les autres, c’est-à-dire comme ils peuvent, et la mort les appelle sans distinction de temps d’avec le commun des mortels.
En réalité, personne n’a jamais démontré que les recettes de l ’éducation sanitaire permettaient de vivre mieux et plus longtemps.
MÉDICALEMENT CORRECT EM3
Réalisateurs : François Fronty (documentaire) Charles Castella (fiction)
Glycémie, taux de cholestérol, chiffres de tension, indice de masse corporelle...
Nous nous croyons en bonne santé ? Il est temps de faire des analyses pour comprendre que nous sommes tous des malades qui s’ignorent.
Quelque part, on fabrique des normes. Et puis, un beau jour, ces normes s’appliquent à tous. Notre santé ne nous appartient plus; l’individu s’efface derrière la loi des chiffres et des moyennes, la probabilité remplace le diagnostic. Peu importe ce que nous ressentons aujourd’hui, seul compte le calcul du risque qui nous guette demain.
Sous la dictature du chiffre idéal, s’organise le quadrillage de la prévention. Dans sa prétention à débusquer toutes les maladies à venir, la médecine n’a de cesse de nous transformer en malades.
DOCTEUR MANAGER EM4
Réalisateurs : Ruben Korenfeld (documentaire), Alice de Poncheville (fiction)
Silicose des mineurs, cancers des ouvriers de l’amiante, chutes dans les chantiers, membres amputés dans les ateliers et les chaînes de montage … Il n’est pas si loin, le temps où le travail se payait couramment en maladies, mutilations et accidents mortels.
Cette violence a diminué et la sécurité physique du travail est aujourd’hui bien meilleure. Mais le travail, ce n’est toujours pas la santé !
Dans les nouvelles formes de management, les salariés doivent réaliser des objectifs personnalisés. Désormais, le voisin n’est plus un compagnon, mais un concurrent. Rançon de cet univers de performance : une épidémie de stress, de dépressions et autres troubles qui s’abattent en priorité sur les recalés et les harcelés, mais qui n’épargne personne au détour d’un problème ou d’un accès de faiblesse.
Comme toujours, au lieu d’adapter le travail aux hommes, on adapte les hommes au travail.
Pour cela, les dirigeants font appel à une nouvelle catégorie de médecins, qui se présentent comme spécialistes du bien-être, nouveaux apôtres de la productivité.
Adieu les réformes sociales, place au médecin manager !
Psycho trop ! EM5
Réalisateurs : Jean-Bernard Andro (documentaire), Alice de Poncheville (fiction)
Peur de la foule, timidité, hyper activité, problèmes scolaires ou professionnels, dépendance à la télévision… la liste des comportements désignés comme des handicaps psychologiques ne cesse de s’allonger.
Notre société valorise l’individu, mais à condition qu’il ne sorte pas du rang. Tout un discours psychologisant s’emploie à dresser la liste de nos traits de caractères et de nos petites misères. Il les transforme en travers pour mieux vendre en kit les recettes du bien-être psychique. Plus de temps à perdre dans une relation personnelle et suivie entre patient et praticien !
Du côté de la psychiatrie, une classification standardisée des symptômes et des traitements s’impose peu à peu. Armés du manuel de référence, les médecins sont incités à cocher des cases et remplir des grilles pour nommer le mal officiel dont souffre leur patient et prescrire la potion prévue.
Forte de ses méthodes présentées comme scientifiques et rationnelles, une nouvelle médecine des comportements veille sur notre santé mentale.
De quoi se plaint-on ?
MÉDECINE AVEC FRONTIÈRES EM6
Réalisateurs : Lou Ana (documentaire), Alice de Poncheville (fiction)
Au sein même de l’Europe occidentale, d’un pays à l’autre, les malades ne ressentent pas les mêmes symptômes ; les médecins ne diagnostiquent pas les mêmes maladies. Certaines pratiques médicales, courantes dans un pays, sont rejetées dans d’autres, bien que le niveau de santé et de connaissances soient les mêmes.
Si nous avons tous le même patrimoine génétique, la santé d’un être humain n’est pas pour autant une donnée objective. On n’est pas malade et on n’est pas soigné de la même façon en France, en Allemagne, en Angleterre, ou ailleurs.
Mais pour les tenants d’une médecine purement scientifique, cette diversité n’est que la trace de traditions dépassées. Patients comme médecins doivent se couler dans le même standard universel.
Tant pis si cette médecine unique ne s’accorde pas avec la réalité plurielle des hommes et des cultures, c’est la réalité qui a tort !
MÉDECINES EN PARRALLÈLE EM7
Réalisateurs : Judith du Pasquier (documentaire), Alice de Poncheville (fiction)
D’un côté, le balancement du Yin et du Yang, la circulation de flux d’énergie dans un corps humain miroir du cosmos. De l’autre, une mécanique physique et biologique, un système d’organes fonctionnels et autonomes. Deux visions étrangères, deux logiques irréductibles l’une à l’autre séparent médecine chinoise et médecine occidentale.
Et pourtant, aujourd’hui en Europe, l’acupuncture est une pratique banale, reconnue par les autorités sanitaires. Il arrive même que les deux médecines cohabitent, se complètent et se relayent au sein d’un même cabinet ou d’un même hôpital.
En se résignant à faire une place à la médecine chinoise, la bio-médecine occidentale reconnaît que d’autres modes d’intervention sur le corps existent et qu’elle ne sait pas les expliquer.
Mais elle ne renonce pas pour autant à son ambition d’être une science absolue et universelle.
LES INGÉNIEURS DU CORPS EM8
Réalisateurs : Nathalie Loubeyre (documentaire), Charles Castella (fiction)
Qui ne se rappelle la scène du grand patron, entouré de sa cour en blouses blanches, faisant la tournée du service sans juger utile d’adresser la parole au malade ? Qui n’a fait l’expérience d’un médecin à qui on dit avoir mal et qui répond, avec un haussement d’épaules : “C’est normal… ce n’est pas grave… ça passera...” ? Apparemment, les choses changent. Désormais, on parle d’information des patients, de confort et de qualité de vie, on professe le respect de la volonté du malade, on annonce un plan de lutte contre la douleur, on affiche une charte des droits des malades dans les hôpitaux.
Pourtant, derrière les discours et mesures réconfortants, une certaine forme de violence médicale routinière continue de s’exercer. Cette violence, c’est d’abord celle d’une indifférence à la parole et aux attentes des patients, celle d’un discours codé, asséché par la technicité.
C’est celle d’une pratique qui se confond avec une procédure d’investigation et d’intervention sur le corps, lui-même ramené à un pur assemblage d’organes et de fonctions.
Plus le métier du médecin se confond avec celui de l’ingénieur, plus il s’éloigne de celui de soignant.
DOC SHOW EM9
Réalisateurs : Ruben Korenfeld (documentaire), Charles Castella (fiction)
L’angoisse de la maladie n’a pas diminué avec les progrès de la médecine ; au contraire, les média résonnent et amplifient toujours plus de préoccupations liées à la santé. Les revues spécialisées envahissent les kiosques à journaux. Toutes les radios, toutes les chaînes de télévision, ou presque, ont désormais leur émission santé.
Techniques d’entretien du corps, avancées de la recherche médicale, leçons de prévention, témoignages de malades, fournissent l’essentiel du contenu des magazines santé. Le savoir du moment peut être discuté, mais les questions sans réponse sont bannies.
Très naturellement, le médecin occupe le rôle central : Grand-maître des chiffres, des causes et des effets, il devient ainsi un expert du “comment vivre”. L’apaisante clarté de ses certitudes scientifiques doit venir à bout des zones d’ombre et de doute, comme une promesse de santé.
MÉDICALEMENT PARFAIT EM10
Réalisateurs : Jean-Baptiste Mathieu (documentaire), Charles Castella (fiction)
Aux lendemains de la guerre, l’utopie de la santé parfaite se mettait en marche, propulsée par de grandes découvertes telles que les antibiotiques, les anticancéreux ou le code génétique.
Il y a 25 ans, la disparition totale d’un fléau ancien, la variole, renforçait cette croyance en la possibilité d’éradiquer toutes les maladies. L’Organisation mondiale de la santé annonçait « la santé pour tous en l’an 2000 ». Cela se passait juste avant l’apparition d’un nouveau mal, le Sida, qui réduisait à néant ces folles espérances.
Mais, tel le phœnix qui renaît de ses cendres, le triomphalisme médical ressuscitait peu de temps après, avec le clonage de la brebis Dolly et l’annonce du séquençage du génome humain. La voie était ouverte à une nouvelle illusion : offrir à l’homme de demain un corps invincible et régénérable à l’infini.
Signe des temps, les start-ups de la biotechnologie emballent les places boursières à coups d’annonces miracles.
Le fantasme éradicateur a trouvé son second marché.
LABOS PROMO EM11
Réalisateurs : Vincent Glenn (documentaire), Charles Castella (fiction)
Véritables superpuissances économiques et financières, les laboratoires pharmaceutiques dominent et quadrillent tout l’univers de la santé. D’énormes budgets de communication soutiennent un marketing intensif qui va du démarchage systématique des médecins, jusqu’aux séminaires de formation clef en main, en passant par les invitations aux congrès scientifiques… sans oublier le contrôle de la presse professionnelle par la publicité.
Pour élargir leur marché, les laboratoires partent désormais à la conquête du grand public. Un concert d’avertissements et de conseils, prodigués par des associations étroitement liées aux fabricants de médicaments, vise à convaincre chacun qu’il a un problème de santé, mais que la solution existe.
Et c’est ainsi que, au nom de la prévention et du bien-être de tous, l’industrie du médicament crée des foules de patients en puissance qui deviennent autant de clients en attente.
CYBER MÉDECINE EM12
Réalisateurs : Angelo Caperna (documentaire), Charles Castella (fiction)
Numérisation et télétransmission des données, automatisation des procédures, robotisation des actes: il paraît loin, déjà, le temps où la médecine était décrite comme un art, incertain et faillible.
S'affirmant désormais comme une science exacte, aspirée par la déferlante des cyber-technologies, la médecine de pointe se représente le corps humain comme un stock d’informations. Les touches et les écrans de l’intelligence artificielle sont appelés en toute occasion à assister le médecin et bientôt, pourquoi pas, à le remplacer.
Dématérialisé, virtualisé, le patient devient une base de données gérable à distance.
Dehors les malades, place à l'usager gestionnaire de sa santé sous la conduite de médecins managers de données.
Bienvenue dans le meilleur des mondes médical, celui des robots et des ordinateurs.
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© momento production [FR] l Arte [FR]
SCALPEL
Collection de 12 émissions de 43 minutes
12 x 43 minutes | Vidéo | Couleur | 16:9 | Stéréo | 2001
Lieux de tournage : Europe
VO : français
Directeur de collection & auteur
Rony Brauman
Directeur artistique
Eyal Sivan
Rédacteur en chef
Laurent de Villepin
Auteur des fictions
Laurent Auclair
Production
Hortense Quitard
Réalisateurs des fictions:
Alice de Poncheville
Charles Castella
Réalisateurs des documentaIres:
Angelo Caperna
Philippe Degeorge
François Fronty
Ruben Korenfeld
Jean-Baptiste Mathieu
Jean-Bernard Andro
Lou Ana
Judith du Pasquier
Nathalie Loubeyre
Vincent Glenn
Angelo Caperna
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Eyal Sivan est cinéaste documentaire et essayiste.
Né en 1964 à Haïfa, en Israël, il a grandi à Jérusalem. Eyal Sivan dirige actuellement le MA program in Film, video and new media à l'Ecole des Sciences Humaines et Sociales, University of East London (UEL).
Après avoir été photographe professionnel à Tel-Aviv, il quitte Israël et s'installe à Paris en 1985. Depuis, il partage son temps entre l'Europe et Israël.
Connu pour ses films polémiques, Eyal Sivan a réalisé plus de dix documentaires politiques qui ont été primés dans le monde, et en a produit de nombreux autres. Ses travaux cinématographiques ont été largement montré dans de prestigieux festivals du monde entier, où il a reçu plusieurs prix.
Les films d'Eyal Sivan ont été distribués en salles et diffusés partout dans le monde. Ils sont également régulièrement montrés dans le cadre de grandes expositions artistiques internationales.
Il écrit et donne régulièrement des conférences à propos du conflit israélo-palestinien, du cinéma documentaire et de l'éthique, du crime politique et de sa représentation, de l'utilisation politique de la mémoire, du génocide et de sa représentation, etc.
Eyal Sivan est le fondateur et le directeur artistique de la société de production momento! et de l'ancien bureau de distribution de films Scalpel. Il a créé et été rédacteur en chef de la revue Cahiers du Cinéma Sud, revue de critique cinéma et politique, publiée par l'Institut Universitaire Sapir, en Israël, où il dirige régulièrement des séminaires.
Eyal Sivan est également membre du comité éditorial de La Fabrique, société d'édition basée à Paris.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site http://www.eyalsivan.net
L’histoire de la Palestine et d’Israël s’articule autour de représentations, d’images et de clichés. Mais parmi tous ces symboles véhiculés et admis, un seul est commun aux deux : l’orange. Raconter l’histoire des Oranges de Jaffa, c’est raconter l’histoire de cette terre à travers un récit riche et plus bouleversant qu’on ne le pense.
Le film d’Eyal Sivan n’est pas qu’une façon de se souvenir. Il est davantage une entreprise de surgissement du passé à travers la mélancolie du présent. Les oranges de Jaffa ont beaucoup à nous dire. Et ce qu’elles nous disent est beau et triste. Beau, car à travers une recherche d’archives qui remonte à la naissance du cinéma, plusieurs mythologies, arabes et juives, se croisent et, ce que l’on a trop oublié, se conjuguent un temps. Triste, car l’aventure coloniale des sionistes se fondait sur l’oubli de l’orange, de son odeur, du fruit d’une terre, pour n’être plus qu’un produit d’exportation.
Dans Jaffa, la mécanique de l’orange, se rencontrent la poésie, la peinture, le cinéma, les travailleurs de l’agrume et les historiens, la mémoire et le présent. Car sans l’orange, il n’est pas de futur possible.

«
Le message d'une colonisation qui apporterait le progrès dans un monde de désolation se trouve tourné en ridicule. (...) Le film mérite d'être vu pour les questions qu'il suscite chez le téléspectateur.
Le Monde
Un travail de mémoire remarquable.
Télérama
L'un des intérêts de ce film réside dans la palette des personnages interrogés. (...) Tous apportent un vibrant témoignage sur la vie à Jaffa, avant que les oranges ne deviennent le symbole du renouveau d'Israël.
TéléObs
Avec Jaffa, la mécanique de l'orange, Eyal Sivan dévoile par une métaphore un siècle d'histoire israélo-palestinienne.
Politis
»
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PRIX
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• PREMIÈRE MONDIALE EN COMPÉTITION OFFICIELLE
IDFA, Amsterdam, 2009
• PRIX DU JURY INTERNATIONAL DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE
Filmmaker, Milan, 2009
• MENTION SPÉCIALE JEUNE JURY
Filmmaker, Milan, 2009
• PRIX DU MEILLEUR MONTAGE
Soleluna International documentary film festival on Islam and the Mediterranean, Palermo, 2010
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• IDFA, International Documentary Film Festival, Amsterdam, 2009
• Filmmaker, International Documentary film festival Milan, Italy, 2009
• Full Frame Documentary Film Festival Durham, NC, USA, 2010
• Nicosia International Documentary Film Festival, Cyprus, 2010
• Bafici, Buenos Aires International Film Festival, 2010
• Bergamo Film Meeting, Bergamo, Italy, 2010‬
• Beldocs, Belgrada, Serbia, 2010‬
• London Palestine Film Festival, London, UK, 2010
• Toronto Jewish Film Festival, Canada, 2010
• Visions du Réel, Nyon, Switzerland, 2010
• Planet Doc Review Festival, Warsaw, Poland, 2010
• Documenta Madrid 10, Madrid, Spain, 2010
• Globale FIlmfestival, Berlin, Germany, 2010
• Documentartist International Film Festival, Istanbul, Turkey, 2010
• Sarajevo International Film Festival Sarajevo, Bosnia and Herzegovina, 2010
• Dokufest International Documentary and short Film Festival, Prizon Republic of Kosovo, 2010
• Boston Palestine Film Festival, 2010
• Visoes do Sul, Mostra Internacional de Cinema de Portimao, Portimao Algarve, Portugal, 2010
• Memorimage Film Festival Reus, Catalonia Spain 2010
• VERZIO International Human Rights Documentary Film Festival Budapest Hungary 2010
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© Trabelsi productions [ISR] l Alma films [ISR] l the factory [FR] l Luna blue film [BE] l WDR [ALL] l NOGA Channel8 [ISR] l RTBF [BE]
JAFFA, LA MECANIQUE DE L'ORANGE
88 minutes | Vidéo | Color | 16:9 anamorphic | Stéréo | 2009
Lieux de tournage : Israël, France
VO : hébreu, arabe
Sous-titres : français, anglais, italien espagnol, allemand, hébreu, arabe
UN FILM DE
Eyal Sivan
AVEC PAR ORDRE D’APPARITION
Sami Abou Shahadeh - Ismaïl Abou Shahadeh - Haïm Gouri
Rona Sela - Elias Sanbar - Amnon Raz Krakotzkin - Gideon Makoff
Aviezer Chelouche - Tomer Chelouche - David Tartakover
Gideon Ofrat - Kamal Boullata - Moustapha Kabha
Mouhamed Hassouna - Shlomo Rizman - Arnon Yitzhaki
Mahmoud Yazbak - Doudik Shalit - Yosef Nahmias
Tal Amit - Roni Nakar - Zvi Kenan
ASSISTANT REALISATEUR
Erez Miller
IMAGE
David Zarif
PRISES DE VUES ADDITIONNELLES
Vincent Fooy
Rémi Lainé
Shafir Sarusi
SON
Oren Raviv
Jean-Jacques Quinet
Asher Saraga
MONTAGE
Audrey Maurion
ANIMATION AFTER EFFECT
Erez Miller
CONCEPTION GRAPHIQUE
Armelle Laborie
MONTAGE SON ET MIXAGE
Jean-Jacques Quinet
ASSISTÉ DE
Damien Defays
DOCUMENTALISTES
Marie-Nicole Feret
Tamar Katz
Yodfat Getz
BANC-TITRE
Rahman Chowdhury
Fred Brown
CONFORMATION ET ÉTALONNAGE
Matthew Hawkins
CHARGÉE DE PRODUCTION ISRAEL
Galit Cahlon
ASSISTANT OPÉRATEUR
Nati Yehezkel
ASSISTANTE MONTEUR
Pascale Alibert
TRANSFERTS
Michael Mograbi Berger
ADAPTATION
Catherine Neuve-Eglise
AVEC LES VOIX FRANÇAISES DE
Jean-Mars Delhausse - Thierry Janssens
Serge Kestemont - Fabienne Loriaux
André Pauwels - Philippe Résimont
Philippe Tasquin - Patrick Waleffe
TRANSCRIPTIONS ET TRADUCTIONS
Noa Ben Shalom
Rozeen Bisharat
Oriane Charpentier
Omaya Seddik
Awatef Shiekh
Louise Williams
RECHERCHES COMPLÉMENTAIRES
Yaakov Gross
Teresa Smith
Joan Yoshiwara
Kathrin Wildhagen
ADMINISTRATION DE PRODUCTION
Laurence Bertron
SERVICE JURIDIQUE
Vered Cainar
MOYENS TECHNIQUES
Brown & Altman, Tel-Aviv
MATRIX EAST RESEARCH LAB (MERL)
School of Humanities and Social Sciences
University of East London, UK
Haim Bresheeth , Steve Lauder
AUDITORIUM
Studio 5 sur 5, Bruxelles
MASTERISATION
Puzzle Film & Vidéo, Bruxelles
SOUS-TITRES
Nice Fellow, Paris
ARCHIVES
BFI National Archives
British Movietone
British Pathé
Footage Farm
Imperial War Museum
L’Atelier des Archives
Gaumont Pathé Archives
Ina
La Maison de la Pub/DR
Archives RTBF - Télévision belge
WDR Archives
Axelrod Collection - Jerusalem Cinematheque - Israel Film Archive
Citrus Marketing Board of Israel
IDF Archive
Israel Broadcasting Authority
Israel Film Services
Keren Kayemeth Le'Israel - Jewish National Fund
Steven Spielberg Jewish Film Archive - Hebrew University of Jerusalem
- Central Zionist Archives
United Studios Archive - Herzliya Studios Ltd
Yad Tabenkin Archive
Ramattan news agency
Library of Congress
Nara
CREDITS PHOTOGRAPHIQUES
Library of Congress, Prints & Photographs Division
Visit Palestine LC-USZC4-8342,
G. Eric and Edith Matson Photograph Collection
State of Israel - National photo collection : Daniel Kaplen Zoltan Kluger
Keren Kayemeth Le’israel - Jewish National Fund : Dov Daphnai,
Zoltan Kluger, Ben Noam, Joseph Zweig
Collection Ilan Roth, Herzliyah
Yaakov Ben dov - Werner Braun - Mula Eshet - François Scholten - Khalil Raad - Roger-Viollet
CREDITS ARTISTIQUES
Emad Abdel Wahhab - Tamam Al-Akhal - Mohieddin Al Labbad - Hilmi Al Touni - Isaam Bader
Nachum Guttman - Abdel Aziz Ibrahim - Raili Liaho - Loeb - Sliman Mansour - Kamil Mughanni
Marc Rubin - Reuven Rubin - Fares Samoor - Ismail Shammout - Suzanne - Zan Studio - Adnan Zbeidi
Ivette & Mazan Qupty Palestinien art collection
David Tartakover private Collection
Nachum Guttman Museum of Art
Reuven Rubin Museum
Collection musée Air France, service du patrimoine historique et culturel d'Air France
The Palestine Poster Project Archives - Liberation Graphics - Dan Walsh
EXTRAIT FICTION
Les Hirondelles ne meurent pas à Jérusalem
Réalisé par Ridha Behi - Production Baba Films - Alya Films
MUSIQUES
Les oranges de Jaffa - Paroles de Jean Marcland / Musique de Joseph Mengozzi
© Warner Chappell Music France
Yafa - Musique de Reem Kelani / Poésie de Mahmoud Salim al-Hout
Interprétée par Reem Kelani / Piano : Zoe Rahman
Yaffa - Rahbani Brothers, Joseph Azar
Yafa Albal - Ghazi Sharqawi
Eshkolit - Traditionel, Zeev Havatselet, Hadudaim, édité par : Eastronics
Shuvi shuvi la pardes - Yehudith Ravitz Meir Wiezelter Arik Sinai, édité par NMC united
Tapuah zahav - Yohanan Zarai Hayim Hefer Shlishiat Gesher Hayarkon, édité par Israphon
Bapardes layad hashoket - Nurit Hirsch, Yoram Taharlev, Yehoram Gaon, édité par NMC united
Mi ivne bait - Nachum Nardi, Levin Kipnis, Ofra Haza, édité par Hed Arzi music, NMC united
Be’mdinat ha’tapuz - Efraim Shamir, édité par Anana LTD, Mohar Eli, Rivka Zohar,
Edité par Hed Arzi music, NMC united
TOUS DROITS RÉSERVÉS
TOUTES LES ARCHIVES CONTENUES DANS CE FILM ONT ÉTÉ REMONTÉES
REMERCIEMENTS
Tamam Al-Akhal - Ridha Behi - Tal Ben Zvi - Ronit Chacham - Mona Deeb
Anat Even - Lily Farhoud - Shmulik Grub - Patrick Hepner - Armelle Laborie
Yaël Lerer - Maria Nadotti - Laura Malacart - Merav Ram - Adrian Rivkin
Rasha Salti - Nava Schreiber – Naomi Shavit - Karin Sivan – Dror Osnat
Uri Aylon - Nurit Bat Yaar - Guy Binshtok - Sameer El-Hajj - Mula Eshet
Avner Kahanov - Mazan Qupty – Dan Yahav
Sinai Abt - Gad and Yoav Ben Artzi - Nahman Ingbar - Lior Ohad
Eyal Openhaim - Minkov Museum - The first orchard in Rehovot
Carmit Rapaport - Society for Preservation of Israel Heritage Sites Hadas Beeri
Kaleen Gay-Para - Aloïse Jancovic - Laureline Edom - Nicolas & Camille Couderc
UNE COPRODUCTION
Trabelsi Productions
Osnat Trabelsi
Ori Duvnov
Talia Salomon
Alma Film
Arik Bernstein
the factory
Frank Eskenazi
Hortense Quitard
Claire Cochard
Eurydice Calméjane
Luna blue film
Serge Kestemont
Héléna Fages
Charlotte Bosquet
Nacho Carranza - Denis Delcampe
Bart Decoster - Ingrid Ingelrham
Catherine Kessels
WESTDEUTSCHER RUNDFUNK (WDR)
Responsable documentaires Jutta Krug
NOGA Communications - Channel 8
Développement projets Liran Atzmor
RTBF (télévision belge)
Productrice associée Annick Lernoud
Chargé de production Philippe Antoine
Responsable documentaires Wilbur Leguebe
AVEC LE SOUTIEN DE
Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique
et des Télédistributeurs wallons
Centre National de la Cinématographie
Procirep - Société des Producteurs
Angoa
AVEC LA PARTICIPATION DE
Radio–Canada
Jean Pelletier, Georges Amar
Télévision Suisse Romande (TSR)
Unité des Films Documentaires
Irène Challand, Gaspard Lamunière
France Télévisions
Pôle Documentaires
Pierre Block de Friberg
Carlos Pinsky
Barbara Hurel
Philippe Le More
Valérie Verdier-Ferré
Presse
Philippe Broussard
Cinémas Utopia
Festival Visions du Réel
France 5
Palestine Poster Project

"Le message d'une colonisation qui apporterait le progrès dans un monde de désolation se trouve tourné en ridicule. (...) Le film mérite d'être vu pour les questions qu'il suscite chez le téléspectateur." Le Monde
"Un travail de mémoire remarquable." Télérama
"L'un des intérêts de ce film réside dans la palette des personnages interrogés. (...) Tous apportent un vibrant témoignage sur la vie à Jaffa, avant que les oranges ne deviennent le symbole du renouveau d'Israël." TéléObs
"Avec Jaffa, la mécanique de l'orange, Eyal Sivan dévoile par une métaphore un siècle d'histoire israélo-palestinienne." Politis
1 DVD 9 Multizone [+ NTSC] 178 mn | 16:9 | Dolby 0.2 | momento! 2010
VO : arabe, hébreu, français, anglais
ST : arabe, hébreu, français, anglais, espagnol, italien, allemand, turc
BONUS [90 mn]
version TV + interview réalisateur + diaporama + cartes historiques
ISBN : 2-915-683-10-7

C’est dans l’indifférence générale qu’eut lieu le génocide du Rwanda (Itsembatsemba). Le 6 avril 1994, la rage purificatrice s’abattait sur le pays. En cent jours, militaires et miliciens (interhamwes) massacraient au moins 700.000 Tutsis. Les images de ce film ont été prises deux ans après le génocide, en avril 1996. Les extraits sonores proviennent de la Radio Télévision Libre Mille Collines (RTLM) et datent d’avril-mai 1994. RTLM commença à émettre dès 1991 avec l’aide du pouvoir et joua un rôle essentiel dans le déclenchement et la coordination des tueries.

«
Détournant le ton et le format du reportage-télé, Eyal Sivan poursuit ainsi sa réflexion sur la représentation du génocide et l'utilisation politique de la mémoire.
Connaissance des Arts
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PRIX
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• GOLDEN GATE AWARD
San Fransisco International Film Festival, 1997
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Documenta XI, Cassel, 2002
• Internationale Kurzfilmtage Oberhausen, 2003
• International Human Rights Film Festival, Ramallah-Tel-Aviv, 2000
• Amnesty International Film Festival, Amsterdam, 1998
• Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
• Human Rights Watch International Film Festival, 1997
• Festival Cinéma du Réel, Paris, 1997
• International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996


© État d'urgence [FR] momento production [FR]
ITSEMBATSEMBA, RWANDA UN GÉNOCIDE PLUS TARD
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Rwanda
VO : Keny Rwandais
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN
assisté de
Armelle LABORIE
Images et sons
Alexis CORDESSE
Tirages photos
Carole DELRIEU
Montage
Michèle COURBOU
Montage son et mixage
Eric LONNEUR
Bruitage
Nicolas BECKER
Traductions
Charles RUBAGUMYA
Textes écrits
Rony BRAUMAN
Sous-titrage
Catherine NEUVE-EGLISE
Post-production
Son pour Son
Etat d’Urgence Productions
Banc-titres
Ercidan
Laboratoires
Mise au Point
Centrimage
Remerciements
Benjamin Bleton - Amit Breuer - Annette Gerlach - Céline Laborie
Madeleine Moukamabano - Christophe Picard - Jérôme Wirth Sam Productions
Médecins Sans Frontières - Reporters Sans Frontières - TheoPresse
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ITGABER, le triomphe sur soi
Dans un langage accessible à tous, le professeur Yeshayahou Leibowitz, philosophe et scientifique, se livre à une réflexion critique sur ce qui fait l’Homme : sa volonté, sa liberté, ce qu’il choisit, ce qui s’impose à lui et comment en “triomphant de soi”, il dépasse la pesanteur de ce monde.
Maître à penser du mouvement des soldats israéliens qui s’opposent au service militaire dans les Territoires Occupés, Yeshayahou Leibowitz, très attaché depuis toujours à la loi divine, développe avec provocation ses positions vis-à-vis de la loi et de l’autorité en général et vis-à-vis de l’État et du pouvoir en particulier.
Son verbe acerbe renvoie chacun à sa responsabilité d’homme et de citoyen.

IZKOR, les esclaves de la mémoire
Izkor signifie “souviens-toi” en hébreu, et c’est sur cet impératif dicté aux enfants d’Israël que s’interroge le film. Au mois d’avril, en Israël, les fêtes et les commémorations se succèdent. Les enfants des écoles, du plus petit au plus grand, se préparent à rendre hommage au passé de leur pays. La mémoire collective devient alors un outil terriblement efficace pour la formation des jeunes esprits. Izkor, c’est la société israélienne comme on ne l’a jamais montrée, c’est trente jours de la vie d’un Etat vivant au rythme des pulsations de sa mémoire. Ce film, primé dans de nombreux festivals internationaux, nous propose une analyse passionnante et sans complaisance des bases de l’Etat hébreu.

«
ITGABER, le triomphe sur soi
Ce film sauvegarde un art oratoire fait d’imprécations, de brisures, de silence et de répetition propre aux prophètes subtils et grandiloquants que compta toujours le peuple juif.(...) La dimension cathodique n’est jamais perdue,Leibovitz est mis nez à nez, par le truchement du magnétoscope, avec de précedants enregistrements. Ce dispositif tente de bousculer un système de pensée tout en le pistant dans ses entrelacs. Pas dupe mais fasciné, ce document horripile et ravit.
Télérama
Original parce que le réalisateur a su se tenir, malgré la forte personnalité de son interlocuteur, dans une loyale distance qui ne dessaisit pas le spectateur de sa liberté de perception. Devant la caméra d'Eyal Sivan, Leibowitz joue plusieurs rôles : le philosophe scientifique livre le fruit argumenté de ses réflexions et de ses connaissances, le citoyen s'exalte contre l'ordre établi, l'interviewé retourne les questions à l'intervieweur et les commente. Le tout se regarde et s'écoute avec délice.
Différences
Qu’on se réclame de la pensée de Leibowitz ou qu’on lui voue une haine farouche, ce film instruit et secoue. Des qualités rares par les temps qui courent.
Journal des lettres et de l'audiovisuel
«
IZKOR, les esclaves de la mémoire
Une réflexion en profondeur, inquiète et dérangeante sur les racines du nationalisme israélien.
Le Monde
Terrible et courageux, abominable et salutaire documentaire, (…) Ce douloureux, grand, très grand documentaire ("circonstance aggravante", fustigera-t-on), qui fut primé au récent Festival international de programmes audiovisuels (Fipa), laisse seul et anéanti, avec la conscience qui bat la chamade.
Télérama
Izkor, l'excellent documentaire d'Eyal Sivan, nous montre ainsi comment Avril est un mois stratégique pour la diffusion dans les jeunes générations de l'idéologie fondatrice d'Israël, le sionisme.
Libération
»
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PRIX
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Izkor, les esclaves de la mémoire
• PRIX DE LA PROCIREP, mention spéciale du Jury
FIPA, 1991
• PRIX DE LA RECHERCHE, Biennale Européenne du Documentaire
Marseille, 1991
• OBJECTIF D'OR
Tel-Aviv, 1991


© Les films d'ici [FR] | Images et Compagnies [FR] | Amythos Films [ISR] | FR3 [FR]
ITGABER
2 X 85 minutes | vidéo | Couleur | 4:3 |Stéréo | 1993
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son
Amir Buverman
Monteurs
Eyal Sivan & Charlotte Tourres
Producteur
Ruben Korenfeld
© Ima Production [FR] | Reha Film [FR] | Adam [ISR] | FR3 [FR] | ZDF [ALL]
IZKOR
97 minutes | 16 mm | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1991
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand, arabe
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son
Rémy Attal
Monteurs
Jacques Cometz & Sylvie Pontoizeau
Producteur
Ruben Korenfeld
...

"Pas dupe mais fasciné, ce document horripile et ravit" Télérama
"Une réflexion en profondeur, inquiète et dérangeante sur les racines du nationalisme israélien" Le Monde
COFFRET 3 DVD9 [ZONE 2] 300 mn | 4:3 | Dolby 2.0 | momento! 2007
VO : hébreu
ST : français, anglais, allemand, italien, espagnol et arabe
DVD1 : ITGABER, de la science et des valeurs [85 min] + BONUS [17mn]
DVD2 : ITGABER, de l'État et de la loi [85 min] + BONUS [17mn]
DVD3 : IZKOR, les esclaves de la mémoire
ISBN : 2-915683-06-9

Entretiens avec le Professeur Leibovitz, en deux parties
De la science et des valeures
“C’est sa volonté qui fait l’Homme”. Cette phrase, point-clef de la pensée d’un des esprit les plus provocateurs de cette fin de siècle, donne le ton de ces entretiens. Le savant-philosophe, dans un langage accessible à tous, se livre à une réflexion critique sur ce qui fait l’Homme : sa volonté, sa liberté, ce qu’il choisit, ce qui s’impose à lui et comment en “triomphant de soi”, il dépasse la pesanteur de ce monde.
De l’État et de la Loi
“L’homme honnête doit savoir ne pas obéir trop bien à la loi”.Maître à penser du mouvement des soldats israéliens qui s’opposent au service militaire dans les Territoires Occupés, le prof. Yeshayahu Leibovitz, très attaché depuis toujours à la loi divine, développe avec provocation ses positions vis-à-vis de la loi et de l’autorité en général et vis-à-vis de l’État et du pouvoir en particulier. Dans la tradition des Prophètes, son verbe acerbe renvoie chacun à sa responsabilité d’homme et de citoyen.

AUTOUR DU FILM
Yeshayahu Leibovitz Histoire d’un homme déraisonnable qui a traversé le siècle
Yeshayahu Leibovitz naît à Riga, Lettonie, en 1903. Il grandit dans une riche famille juive, orthodoxe et sioniste. Éduqué dès son tout jeune âge par des précepteurs, il parle couramment l’hébreu, le yiddish, l’allemand, le russe et le français. Une enfance comme on n’en imagine plus, baignée d’une culture ouverte, profonde et raffinée.
En 1919 - il a alors 16 ans -, une guerre civile oppose les Russes Rouges et les Blancs. Il émigre alors, comme nombre de ses contemporains, vers la toute jeune République de Weimar qui brille de tous les feux de son bouillonnement intellectuel et artistique.
Il s’inscrit à l’université de Berlin où il étudie la biochimie et la médecine. Pas moins de cinq de ses professeurs sont des prix Nobel. Il y rencontre aussi sa future femme, Greta, étudiante en mathématiques.
En 1928, il réalise son rêve : partir en Palestine. Mais il n’y fait qu’un bref séjour et retourne étudier la médecine à Berlin, études qu’il part achever en Suisse, lorsque les nazis arrivent au pouvoir. Jamais, précise-t-il, il n’a subi de discriminations antisémites, ni à l’université, ni dans la rue.
C’est en 1934 qu’il s’installe définitivement avec sa femme Greta en Palestine. Immédiatement, il enseigne la médecine neurophysiologique et dirige la section de biochimie à la prestigieuse Université hébraïque de Jérusalem.
En 1948, il prend le fusil pour participer à la création de l’État d’Israël, qui sera pour lui “le cadre de l’indépendance nationale du peuple juif”. Déjà, il exige la séparation entre religion et État, pour préserver les valeurs religieuses de la mainmise du politique. Homme profondément religieux, il soutient les laïques ulcérés par l’orthodoxie religieuse.
Dès le lendemain de la guerre de 1967, il accuse : l’occupation des territoires n’est pas autre chose que la mise en place d’un système d’oppression d’un peuple sur un autre peuple. Le peuple d’Israël serait-il sur la pente dangereuse qui les mèneraient à être des “judéo-nazis” ?
Imprécateur sombre et pessimiste, il n’appartient à aucun courant politique : “Le progrès moral de l’homme n’existe pas et l’Histoire n’est que le récit des crimes, folies et catastrophes de la race humaine”. Et, ajoute-t-il, “si ce monde terrible vous insupporte, suicidez-vous...”
Parce que la vie n’a de sens que dans l’action individuelle : “Le plus noble dans l’Histoire est le combat de l’homme contre ces crimes, folies et catastrophes. Un combat constant, éternel et sans victoire.”
Dans les années 70, on lui propose une chaire de philosophie à l’Université Hébraïque.
On vient l’écouter, on demande à le voir : “Des centaines de gens, de tous bords, viennent me voir, m’écrivent ou m’appellent. Je réalise jusqu’à quel point je suis devenu “la bouche” de ces muets qui ne savent pas, qui n’arrivent pas ou qui n’osent pas interpréter leurs pensées et leurs sentiments. Ils sont très contents que ce soit moi qui les aide à définir ces pensées et sentiments. Cela je le sais mais je ne pense pas que quiconque ait changé ses opinions pour cela.”
Yeshayahu Leibovitz reçoit chez lui, dans son modeste appartement de Jérusalem, à toutes heures du jour ou de la nuit, qui souhaite le voir : un soldat désorienté, en proie à des problèmes de conscience, un religieux qui doute, un homme aux prises avec la drogue... Il reçoit aussi bien des intellectuels de tous horizons et de toutes nationalités.
Sa parole est claire. C’est un orateur puissant.
Il ne cesse de donner des séminaires, des conférences, de participer à des débats. Il ne cesse de dénoncer. La colère est sa force.
Au moment de la guerre du Liban, en 1982, au cours d’une conférence et seul en scène, il dit : “Je demande à toute personne honnête de se lever et de déclarer haut et fort avec moi qu’il est un traître. Qu’il trahit les valeurs aujourd’hui sacrées de ce pays. J’appelle au soulèvement, à la révolte.”
Yeshayahu Leibovitz n’est jamais seul. Sa femme, Greta veille dans l’ombre. Elle l’accompagne en tous ses déplacements, elle connaît le moindre de ses discours, elle corrige ses erreurs.
“La chose la plus importante dans la vie d’un homme, c’est sa femme” dit-il.
En 1993, on le propose au Prix Israël, distinction éminente, ce qui soulève un tollé général. Yeshayahu Leibovitz refuse le prix.
Il meurt en août 1994.
Pendant 15 ans, le prof. Leibovitz a dirigé la rédaction et le développement de l’Encyclopédie Hébraïque dont il signa plusieurs articles.
En dehors de ses nombreux travaux scientifique, il publia divers recueils d’articles, de discussions, de réflexions et d’interventions publiques.
Parmi ses ouvrages :
• Foi, histoire et valeurs
• La foi de Maïmonide
• Conversations sur la science et les valeurs
• L’évolution et la génétique
• Corps et âmes; le problème psychophysique
• Judaïsme, peuple juif et État d’Israël, qui est le seul ouvrage traduit en français (éditions J.C. Lattès, 1985)
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Ce film sauvegarde un art oratoire fait d’imprécations, de brisures, de silence et de répetition propre aux prophètes subtils et grandiloquants que compta toujours le peuple juif (...) La dimension cathodique n’est jamais perdue, Leibovitz est mis nez à nez, par le truchement du magnétoscope, avec de précedants enregistrements. Ce dispositif tente de bousculer un système de pensée tout en le pistant dans ses entrelacs. Pas dupe mais fasciné, ce document horripile et ravit.
Télérama
Original parce que le réalisateur a su se tenir, malgré la forte personnalité de son interlocuteur, dans une loyale distance qui ne dessaisit pas le spectateur de sa liberté de perception. Devant la caméra d'Eyal Sivan, Leibowitz joue plusieurs rôles : le philosophe scientifique livre le fruit argumenté de ses réflexions et de ses connaissances, le citoyen s'exalte contre l'ordre établi, l'interviewé retourne les questions à l'intervieweur et les commente. Le tout se regarde et s'écoute avec délice.
Différences
Qu’on se réclame de la pensée de Leibowitz ou qu’on lui voue une haine farouche, ce film instruit et secoue. Des qualités rares par les temps qui courent.
Journal des lettres et de l'audiovisuel
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© Les films d'ici [FR] | Images et Compagnies [FR] | Amythos Films [ISR] | FR3 [FR]
ITGABER
2 X 85 minutes | vidéo | Couleur | 4:3 |Stéréo | 1993
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son
Amir Buverman
Monteurs
Eyal Sivan & Charlotte Tourres
Producteur
Ruben Korenfeld
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En Israël, au printemps, quatre célébrations fondamentales se succèdent :
- Pessah, fête de la liberté, la “Pâque juive” qui marque la sortie d’Egypte des esclaves hébreux.
- La journée de commémoration de la Shoah et de l’Héroïsme, à la mémoire des juifs victimes du génocide.
- La journée de commémoration des soldats du Tsahal morts pour la patrie.
- Le Jour de l’Indépendance, fête nationale.

Si Israël est, depuis sa création sous les lumières médiatiques, elle relève encore du mystère pour de nombreux observateurs. Cette véritable survie est un problème de conscience pour certains, et une spéculation malveillante pour d’autres. Mais c’est précisément sur ce problème de survie qu’ont été oublié l’identité et la détermination de la population.
Izkor c’est la société israélienne, comme on ne l’a jamais montrée, c’est trente jours de la vie d’un État vivant au rythme des pulsations de sa mémoire.
Trente jours au printemps : fêtes, rituels, hommages, cérémonies... Durant cette période, le pays tout entier semble être voué au culte du passé.
Tout d’abord, il y a Pessah : la plus récente liberté retrouvée des esclaves hébreux célébrait après qu’ils aient été gardé en esclavage par les Pharaons. Les célébrations laissent alors place au deuil. Yom Ha’shoa et Yom Ha’zikaron : les plus grandes villes rendent hommage aux martyrs et aux héros de Shoa, et une semaine plus tard aux soldats israéliens morts pour la patrie, . Le Jour de l’Indépendance est le point culminant de cette violente succession d’émotions, durant cette longue période de communion dans les mémoires, suivie et orchestrée avec énergie par toutes les institutions officielles.
Fêtes, rituels, hommages, cérémonies, discours... Chaque année, un puissant système de perpétuation du souvenir passe sur la société israélienne comme un rouleau compresseur.
Venus des quatre coins du monde les Israéliens sont ainsi unis aujourd’hui par une mémoire collective “officielle”, qui va au-delà des différentes sensations représentées. Cette “mémoire collective” a conduit, en Israël, à une constitution nationale, une destinée territoriale, capable de gagner un soutien unanime.
Comment s’est développée cette mémoire collective ? Quelles sont les symboles qui lui donne cette force et à quelle fin est-elle utilisée ? Le film nous apporte des réponses visuelles, humaines et concrètes à ces questions. De la maternelle à l’armée, nous suivons les Israéliens de l’enfance à l’âge adulte, afin de mieux comprendre comment chaque citoyen est imprégné de cette “mémoire officielle”.
Izkor c’est le visuel, un documentaire et une représentation cinématographique loyale de ce phénomène psychologique pris à l’échelle du pays tout entier. Une cascade d’événements en temps réel, de lieux et de personnes qui ensemble, révèlent “the intricacies”? de ce que l’on peut appeler “dictature de la mémoire”.
En Israël, “Plus jamais” n’est pas seulement un slogan, c’est une “incantation”. C’est une atmosphère, un nuage toujours présent, une peur diffuse qui affectent tous les aspects de bien être journalier, de la raison, des opinions, de la créativité et des choix des gens pour le futur.
L’auteur de ce film est Israélien. En allant redécouvrir les mythes et les symboles qui ont contribué à édifier sa propre identité, mais également celle de tout Israélien, il est amener à revivre ses propres souvenirs et sa propre expérience. A tavers l’observation méticuleuse du système éducatif, de la maternelle à l’armée, nous découvront l’histoire, transformée en mémoire, crée une atmosphère et influence les comportements et les modes de vie des Israéliens
Un peuple peut-il continuer à participer à la marche du monde en répétant à l’infini :
“Notre avenir est derrière nous” ?
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Une réflexion en profondeur, inquiète, dérangeante sur les racines du nationalisme israelien (...) Ce film à contre-courant, courageux, prenait une résonnance particulièrement aiguë et douloureuse dans le contexte de menace grandissante.
Le Monde
Terrible et courageux, abominable et salutaire documentaire, (…) Ce douloureux, grand, très grand documentaire ("circonstance aggravante", fustigera-t-on), qui fut primé au récent Festival international de programmes audiovisuels (Fipa), laisse seul et anéanti, avec la conscience qui bat la chamade.
Télérama
Izkor, l'excellent documentaire d'Eyal Sivan, nous montre ainsi comment Avril est un mois stratégique pour la diffusion dans les jeunes générations de l'idéologie fondatrice d'Israël, le sionisme.
Libération
Être juif, est-ce que ça veut dire seulement aujourd'hui avoir subi tout cela, est-ce se définir par le passé ? C'est la question que pose ce film courageux.
France-Soir
Le terrible documentaire d'Eyal Sivan IZKOR (...) impose aux esprits libres une réflexion élargie à partir du même thème (...) Réflexion qui pourrait s'intituler : "le patrimoine de l'humanité" ou "les perversions de la mémoire
Le Monde Radio Télévision
Izkor est une vision hyper-critique du système éducatif israélien, illustré par les propos du Professeur Leibowitz qui souligne un usage extensif de la mémoire pour justifier les actions du présent.
Jewish Press Agency
Il est facile de comprendre pourquoi le film de Eyal Sivan a offensé certains. Certains souvenirs ont atteint le statut de vaches sacrées et tout point de vue pas tout à fait révérencieux est tabou. Pourtant, Sivan est respectueux du souvenir et des évènements qu'il préserve, il s'interroge seulement sur les méthodes utilisées pour lui assurer un futur. Une vache sacrée à propos de laquelle l'interrogation n'est pas tolérée est à considérer suspecte pour un esprit alerte.
The Jerusalem Post
(...) Ce documentaire intelligent dresse un bilan surprenant de l'éducation en Israël. Dérangeant et instructif.
Le Parisien
Il faut regarder ce beau film d'Eyal Sivan (..) Il fait appel à un biais dont on reconnait la subjectivité, mais celle-ci peut se réveler comme une introduction passionnante -et dérangeante- à la construction de la mémoire collective.
Réforme
Izkor : un courageux questionnement dans cet admirable document à voir, impérativement.
Tribune Juive
L'indiscrétion : voilà paradoxalement ce qui fait l'intérêt du documentaire. A voir absolument pour mieux connaître les israéliens.
Actualité Juive
Izkor, documentaire certes iconoclaste et qui jette sa gourme, instillle justement l'incertitude en dégommant les dogmes. Un film impressionnant et douloureux.
Témoignage chrétien
Nul ne sort de ces deux heures indemnes.
L'Express
Eyal Sivan (...) ne s'est pas trompé de cible. La question posée par IZKOR, un film qui ne laissera personne indifférent, est en effet la suivante : quelle fonction occupe le mythe organisé et strucuré autour du thème-culte de la mémoire dans le fonctionnement et la reproduction du lien social en Israël , Là est l'intelligence du film. (...) Formidable télescopage (...) le film d'Eyal Sivan "dé-range" au sens où il remet en cause un ordre de classification (...) Un film qui est celui du courage. Celui de l'intellectuel pour qui le droit à la vérité et à la liberté du regard est sacré.
Revue d'Etudes Palestiniennes
Un film essentiel
Points critiques
Un documentaire terrible et courageux qui risque d'écorcher nombre de consciences. Les bonnes comme les mauvaises. Télé Poche
Formidablement dérangeant.
Télé 7 jours
Une remarquable analyse politique.
T.V Hebdo
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PRIX
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• PRIX DE LA PROCIREP, mention spéciale du Jury
FIPA, 1991
• PRIX DE LA RECHERCHE, Biennale Européenne du Documentaire
Marseille, 1991
• OBJECTIF D'OR
Tel-Aviv, 1991


© Ima Production [FR] | Reha Film [FR] | Adam [ISR] | FR3 [FR] | ZDF [ALL]
IZKOR
97 minutes | 16 mm | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1991
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand, arabe
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son
Rémy Attal
Monteurs
Jacques Cometz & Sylvie Pontoizeau
Producteur
Ruben Korenfeld
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"Une réflexion en profondeur, inquiète et dérangeante sur les racines du nationalisme israélien" Le Monde
"Ce douloureux et grand documentaire laisse seul et anéanti avec la conscience qui bat la chamade" Télérama
DVD5 [PAL] 97 mn | 4:3 | stéréo | momento production, 2006
VO : hébreu – ST : français, anglais, espagnol, italien
ISBN : 2-915683-02-6

Aqabat-Jaber est l’un des soixante camps de réfugiés palestiniens construits par l’ONU au début des années 1950 au Moyen-Orient. Tourné en 1987, quelques mois avant la première Intifada, ce film raconte l’histoire d’une génération deshéritée, élevée dans la nostalgie d’endroits qu’elle n’a jamais connus et qui n’existent plus. L’histoire d’une solution temporaire devenue mode de vie permanent.
Aqabat-Jaber est l’un des soixante camps de réfugiés palestiniens construits par l’ONU au début des années 1950 au Moyen-Orient. Situé à trois kilomètres au sud de Jéricho, c’était alors le plus grand camp du Moyen-Orient. La plupart de ses 65.000 habitants venaient de villages du centre de la Palestine détruits en 1948. La guerre de 1967 poussa 95% de cette population à fuir vers l’autre rive du Jourdain. Les traces de la guerre et les effets d’érosion du désert accentuent le contraste entre les refuges abandonnés et les cabanes encore habitées, Aqabat-Jaber devient une ville fantôme. Tourné en 1987, quelques mois avant l’Intifada, ce film raconte l’histoire d’une génération deshéritée, élevée dans la nostalgie d’endroits qu’elle n’a jamais connus et qui n’existent plus. L’histoire d’une solution temporaire devenue mode de vie permanent. Un film sur la mémoire et la parole nostalgique, un témoignage sur le vécu de l’absence

«
Ce film est au-delà de la politique. Il s'agit de paysans parqués depuis trente-huit ans dans des camps de réfugiés, de l'humiliation d'avoir été châtrés de leur terre, de leur verger, de leur village. Il ne se passe rien dans ce film, car il ne se passe absolument rien dans leur vie. Une attente sans fin dans laquelle certains espèrent encore retourner sur leur terre. Ce n'est pas un film muet, il est criant dans sa sobriété, ça serre le cœur. Ce sont des êtres humains ? Et alors, quoi ?!
Henri Cartier-Bresson
Certains réfugiés saisissent la chance de se présenter, d'exprimer leurs doléances et de déplorer leur sort ; d'autres dédaignent les cinéastes. Sivan, toujours compatissant quant à leur condition, expose les histoires détaillées des vies de ces personnnes déplacées en faisant le panoramique de la vie quotidienne du camp.
Variety
Aqabat-Jaber offre une vision poétique de l'exil vécu comme un état d'esprit permanent. Une poignante intensité se mêle à l'absurdité, faisant d'une vie faite d'expédients une sorte de purgatoire grotesque, un triste pays de rêves.
The Boston Phoenix
Aqabat-jaber est une réussite totale. C'est un triste et dérangeant regard sur un camp décrépit de réfugiés de Cisjordanie où des Palestiniens, pour la plupart des paysans expropriés, vivant en exil, parlent de leur vie, de leur espoir de retouver leur terre. Pour eux, dont certains sont là depuis 1948, la terre est le symbole d'une culture et d'un respect de soi perdus.
Boston Herald
L’Aqabat-Jaber de Eyal Sivan, lauréat du cinéma du réel 1987, demeure un témoignage très fort sur les déracinés de toutes origines.
Libération
Il y a dans le film d’Eyal Sivan, la conscience aiguë du regard de la caméra de la part de tous ceux qu’elle filme.
Cahiers du Cinéma
Un film au delà de la politique tant les êtres bafoués y sont dignes et fiers.
Positif
Au delà de son sujet humainement et historiquement fort, et de son relief très esthétique ( images denses et dépouillées, panoramiques éthérés, plans amoureux), le film vaut surtout par la manière très particulière qu'il a de mettre en évidence ce qui se profile entre les discours et les comportements les plus divers : la conscience d'un peuple (...) Le grand mérite d'Eyal Sivan est d'avoir su conserver et projeter cette identité irréductible, quelle que soit la forme qu'elle prend pour se manifester.
Sonovision
Belles et fortes images, émouvantes et dépouillées, parfois violentes, comme le dénuement de ces gens. Aqabat Jaber ne propose pas de solution, il témoigne avec force pour tous les oubliés des camps, où qu'ils soient.
Faim-Développement
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PRIX
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• GRAND PRIX "CINÉMA DU RÉEL"
Paris, 1987
• COURONNE D'OR, Festikon
Amsterdam, 1988
• PRIX AIR FRANCE, RADIO FRANCE, Festival du Film de Belfort
1988
• MEILLEUR DOCUMENTAIRE SOCIO-POLITIQUE, International Film Festival
Oakland, 1987
• MENTION SPÉCIALE DU JURY, Internationale Filmwoche
Mannheim, 1988


© Dune Vision [FR] 1987 – © momento production [FR] 1994
AQABAT-JABER, VIE DE PASSAGE
86 minutes | 16 mm | couleur | 4:3 | Stéréo | 1987
Lieux de tournage : Palestine
VO : arabe
Sous-titres : anglais, français, espagnol
Un film de
Eyal Sivan
Production
Dune Vision
Producteur éxécutif
Thibaut de Corday
D'après une idée originale de
Eyal Sivan et Noa Gedy
Image
Nurith Aviv
assistée de
Claire Bailly du Bois
2éme caméra
Raymond Grosjean
Son
Rémy Atta
assisté de
Philippe Garnier
Assistant réalisateur / interprète
Mohamed Diab
2eme assistante réalisateur
Noa Gedy.
Régie
Philippa Benson
Directeur de production
Thibaut de Corday
Photo
Eric Bouvet / Gamma
Montage
Ruth Schell
Montage son
Véronique Lange
Mixage
Patrick Ghislain
Traductions
Sylvana Kattar
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Peut-on envisager la paix israélo-palestinienne sans le retour des réfugiés palestiniens à leur terre natale, devenue Israël ? S’agit-il d’un retour physique ou d’un retour symbolique, fondé sur la reconnaissance de l’injustice infligée au peuple de Palestine en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël.
Après avoir tourné Aqabat-Jaber, Vie de Passage à la veille de l’Intifada, Eyal Sivan revient dans ce camp de réfugiés au lendemain de l’évacuation de la région par l’armée israélienne. A quelques kilomètres de Jéricho, Aqabat-Jaber, construit il y a 50 ans, est un camp de réfugiés aujourd’hui sous autonomie palestinienne. Ses 3.000 habitants n’ont pourtant pas changé de statut. Après les accords de paix, ils restent des réfugiés et ne peuvent rentrer dans les villages dont leurs parents ont été chassés. Au cœur du conflit israélo-palestinien, la question du retour des réfugiés déterminera l’avenir du Moyen-Orient.
Ce film qui se veut analogique raconte l’histoire des réfugiés palestiniens comme celle de tous les réfugiés, populations déportées, personnes déplacées, qui sont au centre des grands conflits du XXème siècle.

«
Un témoignage très fort sur les déracinés de toute origine. Avec une belle sobriété et sans le préchi-précha habituel, il témoigne des fractures quasiment irréductibles de la mémoire et de ce heurt tragique entre "le droit au retour palestinien" et la loi du retour israélienne.
Libération
Eyal Sivan poursuit son impitoyable et dérangeant travail d'investigation sur la vraie nature de son pays natal. Cette réflexion sur la mémoire, l'histoire, les valeurs, les mythes d'Israël confrontés à la réalité, passe, évidemment – et peut-être d'abord –, par la connaissance de l'autre. C'est-à-dire de l'ennemi-partenaire depuis un demi-siècle : le Palestinien.
Le Nouvel Observateur
De ce film honnête et rigoureux, charriant la poésie des profondeurs du désespoir, il ressort que le Prophète s'est arrêté à Aqabat Jaber, ce lieu métaphorique de l'impasse palestinienne.
Télérama
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© momento production [FR] | Amythos [ISR] | la Sept ARTE [FR]
AQABAT-JABER, PAIX SANS RETOUR
61 minutes | 16 mm | couleur | 4:3 | 1995
Lieux de tournage : Palestine
VO : arabe
Sous-titres : français, anglais, espagnol
Un film de
Eyal Sivan
Productrice
Armelle Laborie
Images
Nurith Aviv
Son
Rémy Attal
Montage
Sylvie Pontoizeau
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Ce film iconoclaste, entre fiction et documentaire, explore Jérusalem, la ville sur-sacralisée. Enjeu politique pour ses habitants, mythe pour ses visiteurs, Jérusalem reste l’objet d’une convoitise universelle, proche du fétichisme.Inspiré du Syndrome Jérusalem, syndrome psychiatrique, officiellement répertorié au XIXme siècle, qui atteint les pèlerins et les touristes en visite dans la Ville Sainte. Une caméra parcourt Jérusalem à la recherche d’un regard nouveau. Parrallèlement, un garçon erre la nuit dans les rues et, un soir, découvre une prostituée aux seins dorés. Le garçon comme la caméra seront victimes de cette Jérusalem à la violente féminité. Avant d’occuper le rôle-titre, le syndrome de Jérusalem était (...) pour la première fois au XIXème siècle, qui atteint spécifiquement les pélerins et les touristes.
AUTOUR DU FILM
Au début du siècle, des médecins ont signalé une forme spécifique d’hystérie qui touche les pélerins en visite dans la Ville Sainte : la “fièvre jérusalémienne”. Ce syndrome est peut-être la vérité profonde de cette ville.
"Jérusalems, le syndrome borderline" analyse le rapport souvent irrationnel que peuvent entretenir des hommes et des femmes avec un objet, une image, un symbole. Dans la nuit, un enfant erre dans les rues de Jérusalem, à la recherche d’une femme aux seins dorés qu’il a entrevue une fois.
Parallèlement, la caméra, personnage à part entière, interroge la réalité quotidienne d’une ville divisée. Se heurte aux frontières invisibles et prise par l’angoisse de filmer le déjà-vu mille et une fois, tente, sans vraiment y parvenir, d’échapper au syndrôme de Jérusalem.
Syndrome Jérusalem : Syndrome psychiatrique, officiellement répertorié au 19e siècle et qui atteint les pélerins et les touristes dans la ville sainte.
C'est un film iconoclaste entredocumentaire et fiction qui fouille de l'intérieur une ville sur-sacralisée. Mythe pour la population éphémère des touristes et pèlerins, enjeu politique pour la population permanente, Jérusalem n'est-elle qu'un syndrome ?
Une caméra parcourt la ville à la recherche d'un angle nouveau. Parallèlement, un garçon erre la nuit dans les rues et découvre un soir une prostituées aux seins dorés.
La caméra est à son tour victime de Jérusalem, à la féminité violente, et objet d'une convoitise perverse et universelle, le fétichisme.
Quelques Notes sur le film... D’après Dan Dulberger
Chaque guerre investit un certain nombre d’objets, de signes, de lieux et leur donne une importance qui n’est pas nécessairement porportionnelle à leur valeur, à leur usage originels. Investis de la sorte, ces fétiches sont comme autant de récipients irrationnels qui attirent et recueillent les obsessions et les heurts inévitables entre chaque génération des parties en conflit.
Jérusalem est (depuis toujours dans le fantasme) le fétiche en jeu dans le conflit qui oppose les cultures européenne et moyen-orientale. Alors que les tensions entre les monde musulman et (aujourd’hui judéo-) chrétien refont surface, le rôle attendu du fétiche Jérusalem est de ré-activer son influence symbolique sur la sensibilité identitaire, l’objectif et les différences mutuelles des contestataires.
Le fétiche Jérusalem est composé d’un dôme, d’un mur et d’un sépulcre. Dans ces architectures en compétition s’incarne la dynamique de leur volonté de différenciation, à travers le fantasme infantile de posséder une chose entièrement pour soi. Jérusalem - et non le fétiche - a totalement disparue derrière l’icônographie du “prix”, objet disputé.
Dans ce cadre, un film documentaire sur Jérusalem est en soi une impossibilité. Visant à une image “authentique”, dans un sens existentialiste, de ce que Jérusalem(s) “là” serait “hors de là”, le film se trouve confronté à des images manufacturées. Il ne lui reste qu’à restituer une image d’une image. Parce qu’il ne peut percer le glacis de l’image, la distinction entre image et réalité lui échappe. Le regard inquisiteur est contraint par l’image pré-existante.
Confrontée dès le départ à une représentation fétichique, et non pas à une réalité qui engendrerait l’imagination, la caméra ne peut alors que décomposer celle-ci, la dé-fétichiser. La seule liberté qu’elle possède dans une telle situation, réside dans l’acte de dé-cadrer l’image, de remonter à sa source chaotique, primitive, fugace.
C’est un acte de libération : la réalité est libérée de la tyrannie de l’image politisée.
“Jérusalem(s)” est cet effort.
La Jérusalem fantasmée est fondée sur un archétype féminin, maternel - le dôme est un sein. Il y a viol constant du symbole. Les rejetons innombrables de Jérusalem la prostituée, viennent à elle, flatteurs, pour être chacun par elle reconnu comme son seul fils. Aucun n’est l’enfant unique. Elle fut tant de fois mère... Les vivants n’ont pour elle pas grand sens. Jérusalem est une nécrocracie - une cité de la mort. Le lieu légitimé d’une catharsis irrationnelle de toutes les religions.
L’image duelle de Jérusalem - est/ouest - a de fait recouvert son propre référent. Il est aujourd’hui impossible de se forger une impression de la ville indépendamment de cette image duelle. Elle contrôle le champ de vision de la ville - elle camoufle la ville même. Grattez la surface recouverte d’un glacis doré, vous découvrirez alors l’in-visibilité.
“JÉRUSALEM(S)” par Eyal SIVAN
“Un air sans précédent souffle sur la ville de Jérusalem. Pour la première fois dans son histoire sanglante, la Ville pourra peut-être mériter bientôt son nom mythique et jusque là fictif de “Jérusalem, Ville de la Paix”. Le discours politique sur la Ville pourra céder la place au regard. Aujourd’hui, quand tout indique qu’elle pourra enfin retrouver une vie paisible, je l’interroge sur le mystère de l’adoration qu’elle suscite.
Plus qu’un espace physique, Jérusalem est bien souvent appréhendée comme un concept. Tout discours sur cette ville, toute observation de ce site devient un acte d’appropriation. Mais la ville, comme une femme aguicheuse, échappe à ceux qui cherchent à la posséder. Un visiteur de passage repartira avec un sentiment de satisfaction, peut-être dû à l’illusion d’avoir concrétisé un fantasme. Mais ses habitants, qui ne la considèrent pas comme un vaste lieu de culte, se savent frustrés. A l’ombre du mythe, dans le plus grand musée vivant de l’histoire, il leur est bien difficile de garder leur dimension humaine. Passionnés, ils préfèrent parfois la fuir plutôt que subir cet amour à sens unique.
C’est ainsi que j’ai quitté Jérusalem, il y a dix ans.
Aujourd’hui, je reviens à la ville de mon enfance, de ma jeunesse. La ville que j’ai fuie à la première occasion. Paysages que j’ai quittés sans hésitation. Sites que j’ai laissés sans remords. Souvenirs abandonnés. Etres oubliés.
Je concrétise un fantasme, un acte qui n’est possible que par le biais du cinéma.
Je laisse Jérusalem raconter elle-même l’amour irrationnel que lui porte l’humanité, par le biais d’images d’archives et de tournage au présent. Jérusalem est une femme couchée sur le divan dans un cabinet de psychanalyste.
Prise par l’angoisse à l’idée de filmer le déjà-vu, mille et une fois, la caméra tente d’échapper jusqu’à la dernière scène au destin qui la tire irrésistiblement vers ce divan.
Montrer sa propre ville, lorsqu’il s’agit d’une ville comme Jérusalem, s’il en existe d’autres, c’est montrer un objet d’adoration et de culte. Ni un film touristique, ni un exposé historique, non plus une enquête politique, mais un film tourné à partir de la Ville. La mémoire du regard d’un enfant habitant la Ville, un regard ni trop rapproché, ni trop distant, ni trop chaud, ni trop froid, sans cynisme, un film avec un léger sourire. La recherche présente d’un adulte sur le contre-champ.
De Est en Ouest, elle est observée. Elle est en possession de tout le monde. Sa photo, comme celle d’une épouse ou une mère disparue, est accrochée sur un mur, partout dans le monde.
Elle avait trois amants. Le premier a amené son fils à l’abattoir; elle est restée silencieuse, complice. Le deuxième fut torturé, crucifié et son sang a coulé sur elle ; elle est restée imperturbable. Le troisième l’a quittée sur un cheval blanc, il est monté au ciel. Puis ses seins furent peints en or.
Trois enfants, d’un père inconnu et resté invisible, indescriptible, pourtant omniprésent, l’ont désignée comme mère.
“Comment es-tu devenue pute, citée fidèle, abris de voleurs et d’assassins ?” scandait le prophète Isaï. Le roi Salomon, auteur du Cantique des Cantiques, admirait son physique. Elle n’a cessé de se transformer, calme et dorée, fière et solitaire - dix-sept fois violée, vingt fois ravagée, puis rebâtie, revêtue, toujours plus imposante, plus belle, plus courtisée. “Conquérons-la”, lançaient les Croisés, “C’est sur elle, en la possédant, que nous serons délivrés.”
Je l’ai vue.
Un jour, au détour d’une petite ruelle, par une fenêtre grillagée, dans une pièce voûtée, gisait sur le lit, le corps usé sous les traces d'un maquillage autrefois somptueux, une grosse femme aux seins dorés.
Penser un film de plus sur ce lieu, sur ce territoire géographique, sur ce paysage, sur cette ville qui n’existe peut-être que sur les cartes postales. Penser qu’il est possible d’ajouter encore une image sur cette citée de tous les clichés. Démarche oppressante.
Jérusalem, ville des histoires symboliques, ville de fous, ville du kitsch, nécropole des passions. Je reviens à Jérusalem pour trouver le chemin, retrouver le regard qui, j’espère, va m’amener à cette femme, pour briser peut-être une illusion d’enfance.
Ou peut-être pas.”
Eyal Sivan, Paris, 1994
«
Une violence et une tension nous indiquent que nous sommes bien à Jérusalem.
Nouvel Observateur
Métaphore ironique autour d'une ville écrasée par un destin fou.
Le Monde
Une violence et une tension qui nous indiquent que nous sommes bien à Jérusalem.
Le Nouvel Observateur
Et de ce style torchonné émerge davantage l'index accusateur du réalisateur que son regard.
Télérama
Jerusalems : un bien curieux hommage. (...) Un film au parti pris pour le moins spécial (...),
une métaphore difficile à avaler pour beaucoup de spectateurs (...)
Actualité Juive
Eyal Sivan nous offre aujourd'hui en véritable morceau de bravoure de la soirée, ce JERUSALEMS, LE SYNDROME BORDERLINE. Disons-le d'emblée : ce n'est pas avec ce docu-fiction qu'Eyal Sivan arrangera son cas. A mi-chemin entre le document et le récit d'imagination, ce film étrange et laconique oscille entre délire poétique et exutoire personnel. c'est dire qu'on chercherait à tort ici une quelconque volonté de rendu objectif. (...) La Jérusalem de Sivan est l'objet d'une quête, sinon elle-même insane, du moins intensément profanatrice. La crudité du regard d'Eyal Sivan en fera frémir plus d'un. Son portrait d'amour et de haine, entre attraction et répulsion vaut (pourtant le détour), ne serait-ce que parce qu'il prend la liberté de s'ériger contre le cliché spirituellement correct de "ville sainte".
Tribune Juive
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© La Sept ARTE [FR] l momento! l AMYTHOS [FR]
JERUSALEM(S), LE SYNDROME BORDERLINE
65 minutes | 16 mm | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1994
VO : hébreu & arabe
Sous-titres : francais, anglais, espagnol
UN FILM ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR
Eyal SIVAN
AVEC
Dan DULBERGER
Amalia SAND
ET
Izak KONFINO
Shay LAUFER
IMAGE
Nurith AVIV
SON
Rémy ATTAL
MONTAGE
Sylvie PONTOIZEAU
DIRECTION DE PRODUCTION
Karin SIVAN
PRODUCTEUR DÉLÉGUÉ
Eyal SIVAN
ASSISTÉ DE
Armelle LABORIE
ASSISTANTE OPÉRATEUR
Sophie CADET
CHEF ÉLECTRICIEN
Avi AVNAEEM
ASSISTÉ DE
Yuval GALRON
CHEF MACHINISTE
Noam IZENBERG
ASSISTÉ DE
Ronen NEAMAN
2nd INGÉNIEUR DU SON
Amir BUVERMAN
DÉCORATRICE
Judie LOMS
ASSISTÉE DE
Tom AZEN
MAQUILLEUSE
Déborah SHILO
RÉGIE
Anat ASSULIN
Avi GALANTY
COORDINATION
Dany (Nokio) VERETÉ
Georges KHLEIFI
ASSISTANTES MONTAGE
Sylvie ADNIN
Jeanne MOUTARD
STAGIAIRE
Maya CYPEL
PRODUCTEUR ASSOCIÉ
Amit BREUER
CONSEILLER À LA PRODUCTION
Michel KHLEIFI
ASSISTANTE DE PRODUCTION
Alice BOUCHER
REMERCIEMENTS
Anwar ABU EISHEH - Dr Pierrette ANTONA - Luc BÉRANGER - Ruth BNIEL - Tomas ORLOWSKI - Elias SANBAR - Billy SEGAL - Philippe VERRIÈRE - Centre de Santé Mentale KFAR SHAUL - Salles Mondial Renaissance - Haute Autorité pour les Antiquités.
TEXTES
LA BIBLE
« AL-QUDS » de FAYROUZ
POÈME DE Moudafar AL-NAWAB
ARCHIVES
IBA Télévision israélienne
AL-QUDS Television Production
OLP Département Culture
AVEC LA PARTICIPATION DU
CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHIE
PELLICULES
KODAK
BASF
LABORATOIRE
RANK FILM LABORATORIES
MATÉRIEL
PRAXIMAGE
ON AIR
POST-PRODUCTION
SON POUR SON
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En pleine guerre du Golfe, à 10 kilomètres de Tel-Aviv, alors que les missiles tombent sur la ville, un parc d’attraction, “Israland”, est en construction. Le film raconte l’histoire de quelques personnages qui participent à ce chantier : un conducteur d’engins israélien, deux ouvriers palestiniens, un architecte sculpteur allemand et un promoteur juif géorgien. Leur seul point commun : la construction d’un parc de loisirs, un lieu de travail où la haine est omniprésente.

Israland est le nom provisoire d'un projet gigantesque au sud de Tel-Aviv en Israël. Le film du même nom a été tourné sur le chantier du projet pendant la guerre du Golfe.
Israland est une mosaïque de plusieurs personnages antagonistes. Leur seul dénominateur commun est leur lieu de travail : le chantier.
Joseph, le gardien de nuit assis sur un tas de sable, écoute et commente les informations à la radio.
"Il y a des accidents que plus que la guerre... Nous, on a pas peur..."
Avi, israélien, conducteur d'engins, parle de la guerre et de la haine, il n'a aucun contact avec les arabes du chantier.
"J'ai compris qu'il fallait faire notre maximum pour notre pays, essayer de le constuire nous-mêmes, sans les Arabes. il ne faut pas leur laisser faire quoi que ce soit. Qu'ils restent chez eux."
Abou Khadit et Abou Ramzi, ouvriers palestiniens, parlent de leur emploi du temps et de la haine des israéliens.
"...Souvent après une journée sur le chantier, je trouve la maison pleine de gaz lacrimogènes..."
"...L'ouvrier juif ne peut rien pour moi, car on est dans le même bain, lui aussi doit travailler pour gagner sa vie, et ce n'est donc pas à lui de défendre mes droits."
Guershom, l'architecte, un allemand converti au judaïsme et devenu israélien, conçoit les sculptures et analyse la situation comme s'il ne faisait pas vraiment partie de la réalité.
"Ce pays tout entier n'est qu'un vaste Luna Park à l'américaine, tant qu'on continuera à déconner, à vouloir imiter l'Amérique, tant qu'on ne fera aucun effort pour faire partie du Moyen-Orient, pour s'y intégrer totalement ça sera la catastophe."
Khamis, l'ouvrier palestinien, est occupé par la construction des sculptures métalliques en forme de fleurs.
"...Cette rose charnue est bien ancrée dans la terre, plus profondément que les autres. Autre chose encore : chaque fois qu'un pétale est arraché par le vent d'autres apparaissent bien plus solides que les précédents. Un jour le vent ne pourra plus briser les pétales et notre rose sortira à la lumière du soleil comme les autres fleurs plantées à cet endroit même..."
Et Abraham le promoteur, homme sans souçi, multi-millionnaire géorgien, qui a rêvé ce projet. Un Luna Park, parc d'attraction à l'américaine, nommé Israland.
"Ici on construit un paradis sur terre et crois-moi, j'irai au ciel pour avoir constuit ce paradis...On met tout ce qu'on a entendu dire qu'il y avait au paradis. Des fleurs, des jardins, des paysages, c'est ça le paradis. On le fait, on le construit déjà dans ce monde. A l'américaine... peut-être pas à l'américaine... J'aimerai que l'on puisse dire à l'israélienne, Israël, ce n'est pas moins bien que l'Amérique."
Le film "Israland" est une métaphore surréaliste sur Israël ou "Israël-Land", un pays enclave ; enclave occidentale au cœur du Moyen-Orient.
Le film est terminé, le chantier aussi. Il a ouvert ses portes après la guerre sous le nom de SUPERLAND.
«
Une métaphore surréaliste sans concession.
Le Monde
À travers ses films, Sivan veut faire bouger les choses (...) Israland nous éclaire sur les causes du conflit israÉlo-arabe mieux que n'importe quel reportage pourrait le faire. C'est la force du documentaire et le résultat de la qualité d'écoute d'un réalisateur qui travaille à la paix.
France Soir
Métaphore surréaliste, poème aux sources réelles, Israland est une œuvre de profonde humanité.
L'Humanité Dimanche
Un film drôle, qui montre avec légèreté la grave et explosive réalité d'Israël. Un conte philosophique aux allures de fable surréaliste.
Télérama
Aux mots crus et aux chocs des photos, Eyal Sivan préfère les images qui donnent à réfléchir."
Télé Pro
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© IMA Productions [FR] l FR3 [FR] l État d’Urgence Production [FR]
ISRALAND
58 minutes | Vidéo | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1991
Israël, Palestine
VO : Hébreu & Arabe
Sous-titres : français, espagnol
Un film de
Eyal Sivan
Avec la participation de
Gershom von Chwarz, conducteur d'engin israélien
Avi Metodi, conducteur d'engin israélien
Abou Khadit, ouvrier palestinien
Joseph, gardien de nuit
Khamis, ouvrier palestinien
Producteur
Edgar Tenembaum
Auteur
Eyal Sivan
Chef opérateur
Emmanuel Kadosh
Ingénieur du son
Elie Taragan
Chef monteuse
Sylvie Pontoizeau
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Burundi, le 21 octobre 1993 : le Président N’Dadaye, démocratiquement élu, est assassiné par un groupe d’officiers tutsis. Un nouveau cycle de représailles et de contre-violences s’enclenche sous la pression des milices et partis extrémistes qui entretiennent les haines raciales et attisent la terreur. Les pogroms se succèdent, des dizaines de milliers de personnes deviennent des réfugiés dans leur propre pays.

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SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
• International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996


© État d'urgence [FR] momento production [FR]
BURUNDI, SOUS LA TERREUR
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Burundi
VO : français
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN
Auteurs
Eyal Sivan & Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Monteur
Audrey Maurion
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Vingt-quatre heures de la vie d’un maniaco-dépressif en phase maniaque.

À l'origine, ce film, réalisé à la demande du psychiatre Christian Gay – Hôpital St-Anne –, a été destiné aux personnes conçernées par la maladie maniaco-dépressive, encore appelée trouble bipolaire. Alors que de nombreux documentaires et fictions ont été consacré à la phase dépressive, ce film aborde les versants maniaques (phase d'excitation). Jackie Berroyer interprète un patient en rupture de traitement, qui est confronté à un épisode d'excitation où la désorganisation de ses facultés psychiques retentit sur sa vie sociale.

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PRIX
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• GRAND PRIX DE LA COMMUNICATION MÉDICALE, Festival de la communication médicale
Deauville, 2001
• GRAND PRIX DU FILM MÉDICAL
Paris, 2001


© momento production
AU SOMMET DE LA DESCENTE
33 minutes | Vidéo | Couleur | 4:3 | stéréo | 2001
VO : français
Avec
Jackie Berroyer, Sophie-Hélène Château, Momo Azzouz, Abdel Belkhodja,
Mathias Bahuon, Jérémie Korenfeld, Camille Gay, Nathalie Dival, Julia Gay, Michel Boudin,
Gérard Salaberry, Marie-Odile Fanet, Nathalie Ganier-Raymond, Jean Gasnault,
Dr Christian Gay
Un film
Eyal Sivan
Production
Armelle Laborie
Scénario
Eyal Sivan et Armelle Laborie
avec la collaboration du
Dr Christian Gay
Image
Denis Larrue
Son
Nathalie Vidal
Scripte
Nadia Chettab
Electricien-machiniste
Kamel Belaïd
Décoratrice-accessoiriste
Anne-Marie Faux
Chef monteuse
Audrey Maurion
Monteuse son
Coline Beuvelet
Mixage
George Laffitte
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« L’État commun n’est pas une position de repli devant l’échec de la “solution” des deux États. Ce n’est pas non plus, contrairement à une opinion répandue, “une des deux solutions possibles” entre lesquelles on aurait à choisir, comme au marché entre carottes et betteraves. C’est la seule voie réaliste car elle est la seule à prendre en compte la situation actuelle, loin des projections géopolitiques ou démographiques. »
75 ans : c’est le temps écoulé depuis le premier plan officiel de partition de la Palestine en deux États, l’un juif et l’autre arabe. Trois quarts de siècle pendant lesquels on a vu passer d’innombrables résolutions, conférences, déclarations, missions, «feuilles de route» et autres «relances du processus de paix ». Pourtant la perspective de voir « deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité » est plus lointaine que jamais. C’est que la partition de la Palestine historique en deux États n’est pas une solution, mais un discours. C’est un discours de guerre drapé dans une rhétorique de paix, qui permet
de justifier les faits accomplis comme ceux à venir. Ce discours si commode ne peut pas déboucher, ne débouchera jamais sur une solution véritable, car la partition de la Palestine n’est tout simplement pas possible. Il faut en finir avec l’idée de la partition et la remplacer par celle du partage de ce pays, sa mise en commun entre tous ceux qui y habitent et qui en deviendront les citoyens libres et égaux. Le partage, loin de représenter une utopie, est la seule solution réaliste et réalisable car elle correspond à la situation actuelle dans le pays. Fait étrange, cet État commun est présenté tantôt comme une utopie – face à la solution « réaliste » qui n’a pas avancé d’un pouce en trois quarts de siècle – et tantôt comme une grave menace. Il faut choisir : une utopie ne peut pas être une menace – et si l’État commun constitue une menace, c’est qu’il n’est pas une utopie. Aujourd’hui, le thème de One State, de l’État commun, est discuté dans le monde entier y compris en Israël. Il est grand temps que le public français, tenu jusqu’ici soigneusement à l’écart, puisse être informé des termes d’un si crucial débat. Offert avec cet ouvrage, Un État commun, conversation potentielle, un film réalisé par Eyal Sivan.
Eyal Sivan est un cinéaste documentaire et essayiste.
Né en 1964 à Haïfa, en Israël, il a grandi à Jérusalem. Actuellement, Eyal Sivan dirige le MA program in Film, video and new media à l'Ecole des Sciences Humaines et Sociales, University of East London (UEL).
Après avoir été photographe professionnel à Tel-Aviv, il quitte Israël et s'installe à Paris en 1985. Depuis, il partage son temps entre l'Europe et Israël. Connu pour ses films polémiques, Eyal Sivan a réalisé plus de dix documentaires politiques qui ont été primés dans le monde, et en a produit de nombreux autres. Ses travaux cinématographiques ont été largement montré dans de prestigieux festivals du monde entier, où il a reçu plusieurs prix. Les films d'Eyal Sivan ont été distribués en salles et diffusés partout dans le monde. Ils sont également régulièrement montrés dans le cadre de grandes expositions artistiques internationales.
Il écrit et donne régulièrement des conférences à propos du conflit israélo-palestinien, du cinéma documentaire et de l'éthique, du crime politique et de sa représentation, de l'utilisation politique de la mémoire, du génocide et de sa représentation, etc.
Eyal Sivan est le fondateur et le directeur artistique de la société de production momento! et de l'ancien bureau de distribution de films Scalpel. Il a créé et été rédacteur en chef de la revue Cahiers du Cinéma Sud, revue de critique cinéma et politique, publiée par l'Institut Universitaire Sapir, en Israël, où il dirige régulièrement des séminaires.
Eyal Sivan est également membre du comité éditorial de La Fabrique, société d'édition basée à Paris.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site http://www.eyalsivan.net
Alexis Cordesse est photographe français. Il est né en 1971 et vit à Malakoff, France.
ÉDITIONS & CATALOGUES
2010 Prix Lucien & Rodolf Hervé 2010, catalogue, Vimagie, France.
2006 Clichy sans clichés, Editions Robert Delpire / Acte Sud.
2005 Du Beau Travail!, avec Zoé Varier, Editions Trans Photographic Press.
2004 Europa, l’esprit des villes, catalogue Septembre de la Photographie, Editions Lieux dits, France.
Generation X, World Press Photo Masterclass – First Decade, Gijs Stork Publisher, Hollande.
2003 2/15 – The day the world say no to the war, Editions Hello, New York, USA.
Strangers : The first ICP Triennial of Photography and Video, Editions Steidl, Allemagne.
BOURSES & PRIX
2010 Prix Lucien & Rodolf Hervé.
2010 Nominé Prix du personnel fondation Neuflize-Vie.
2010 Allocation de recherche, Centre national des arts plastiques (CNAP).
1995 3ème prix Observer Hodge Award (UK).
1993 World Press Photo Joop Swart Masterclass.
1992 Prix Agena
Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard
C’est dans l’indifférence générale qu’eut lieu le génocide du Rwanda (Itsembatsemba). Le 6 avril 1994, la rage purificatrice s’abattait sur le pays. En cent jours, militaires et miliciens (interhamwes) massacraient au moins 700.000 Tutsis. Les images de ce film ont été prises deux ans après le génocide, en avril 1996. Les extraits sonores proviennent de la Radio Télévision Libre Mille Collines (RTLM) et datent d’avril-mai 1994. RTLM commença à émettre dès 1991 avec l’aide du pouvoir et joua un rôle essentiel dans le déclenchement et la coordination des tueries.

Burundi, sous la terreur
Burundi, le 21 octobre 1993 : le Président N’Dadaye, démocratiquement élu, est assassiné par un groupe d’officiers tutsis. Un nouveau cycle de représailles et de contre-violences s’enclenche sous la pression des milices et partis extrémistes qui entretiennent les haines raciales et attisent la terreur. Les pogroms se succèdent, des dizaines de milliers de personnes deviennent des réfugiés dans leur propre pays.

Foca, absolute Serbia
Avril 1992, la guerre éclate en Bosnie-herzégovine. Les milices serbes bosniaques, appuyées par l'armée yougoslave, s'emparent des deux tiers du territoire, menant une stratégie de terreur contre Musulmans et Croates. Ce film a été réalisé à Foca, cinq ans après la conquête de la ville par les nationalistes serbes. Les documents sonores proviennent d'interviews menées auprès de la population et d'extraits des actes d'accusation délivrés par le procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie à l'encontre de huit miliciens locaux. Il n'y a plus aucun Musulman ni Croate à Foca, la ville s'appelle désormais Srebjne.

Kaboul, de guerre lasse
Après dix ans d'occupation russe et trois années de combats contre le régime communiste de Najibullah, Kaboul tombe en avril 1992 aux mains des moujahidin. Epargnée jusqu'alors, la capitale afghane devient le théâtre d'affrontements sanglants entre milices. Les images de ce film ont été prises en janvier et février 1995, alors que la capitale était assiégée.

AUTOUR DE LA SÉRIE
À l'occasion du 25ème anniversaire de Médecins sans Frontières
à partir de l’ouvrage “Populations en danger 1996” Edition La Découverte
Populations en Danger : RWANDA - BURUNDI - AFGHANISTAN - BOSNIE
4 courts-métrages ciné-photographiques de Eyal SIVAN et Alexis CORDESSE
À l'occasion du 25ème anniversaire, en décembre 1996, de l'organisation Médecins sans Frontières, la société de production momento! présente une série de courts-métrages d'une durée maximale de 14 mn chacun, réalisés à partir des reportages photos en N&B de Alexis Cordesse et faisant état – conformément à Populations en Danger , rapport annuel publié par l'organisation Médecins sans Frontières – des situations critiques nécessitant l'aide humanitaire. C’est à partir de la liste des pays en crise retenue dans le rapport paru en 1996 qu’ont été sélectionnées, dans un premier temps, les quatre situations qui font l’objet des courts-métrages. Cela dit, ces courts-métrages ne sont en aucune manière la promotion, ni même la simple illustration de l'action de terrain des membres de MSF. Leur projet, quoique lié de fait à l'action humanitaire, a davantage pour ambition de proposer un nouveau regard sur la “photographie humanitaire”.
Destinés à la diffusion télévisuelle et cinématographique, ces courts-métrages pourront par ailleurs donner lieu à l'édition d'une cassette vidéo complétant le rapport Populations en Danger. Les plans cinématographiques composant les courts-métrages (ou, en d'autres termes, les photographies qui furent prises dans l'optique de leur futur montage en film) pourront faire l'objet d'une publication de presse, ainsi que d'expositions traitant aussi bien des nouvelles formes d'écriture photographique, que du reportage journalistique et de ses rapports avec l'action humanitaire.
Déclinable dans ses formes, ce projet l’est aussi en extension, ouvert par principe à de futurs reportages sur les populations déjà menacées. Sont ainsi prévus, par la suite, des reportages sur le Sud-Soudan, le Zaïre, la Sierra Leone, le Libéria, la Tchétchénie...Pour l'heure, quatre courts-métrages portant respectivement sur le Rwanda, le Burundi, l'Afghanistan et la Bosnie-Herzégovine sont déjà réalisés, ou en cours de réalisation.
Provoquée par l'actualité, leur réalisation n'est pas pour autant inscrite dans le présent de cette actualité, au sens où le sont en revanche, chacune à leur manière, les interventions du secouriste et celles de l'envoyé spécial. Il s'agit bien moins de travailler dans l'urgence, c'est-à-dire à la hâte et dans la précipitation, que face à l'urgence, l'espace dégagé par ce face à face étant celui d'un film – ce film que se fait précisément l'observateur dans sa tentative non pas de voir l'actualité, mais de la dire, visuellement. Il s'agit en somme d'un travail d'urgence , à condition d'entendre l'urgence dans son acception rénovée : l'urgence, c'est donc l'état d'une conscience en alerte qui, du stade esthétique de la perception de l'horreur, est passée au stade éthique de détermination d'un principe d'action. Or, si l'action est ici celle d'un regard conscient, traiter autrement l'image, c'est concevoir l'image comme la représentation, non de la confusion des sentiments, mais de la perspicacité d'un témoignage qui, sous la parure de l'horreur, dénude la singularité de la situation. Qui dit nouvelle posture photographique, dit nouvelle temporalité ; paradoxalement, l'urgence telle que nous l'entendons suppose la patience. Elle exige que le photographe prenne son temps pour cerner la singularité des situations ; temps de participation à la situation, ce que préconisait déjà William Eugene Smith ; temps de narration de la situation dans un travail postérieur de montage des photographies en courts-métrages.
Comment voir et faire voir la détresse, la souffrance, des morts scandaleuses ignominieusement perpétrées, les mutilations et les râles de vies agonisantes, le dénuement et la précarité ? Bref, comment éviter les deux impasses qui, chacune à une extrêmité, menacent cette tentative : représenter la réalité du mal, sans d'une part tomber dans la vaine tentative d'en égrener, d'en épeler les détails, lesquels finissent par se confondre tous dans leur commune atrocité ; et sans d'autre part montrer la souffrance sous la forme pieuse et pitoyable d'une icône des temps modernes ?
Comment , en un mot, et pour citer Jorge Semprun, jeter la lumière sur “la ténèbre qui nous est échue en partage” ?
Tel est bien le fond de la crise que traversent aujourd'hui le reportage journalistique, la photographie de guerre et ce que l'on appellera, faute de mieux, la “télé-photographie humanitaire”. Tel est en tout cas l'un des problèmes majeurs auquel se heurte une profession de reporters à bout de souffle, telle est la faiblesse de ce “mauvais genre” photographique, relevé depuis 1986 par Fred Ritchin qui décrivait le photojournalisme comme “une forme de voyeurisme pervers, [qui] ne répond plus qu'à un besoin de divertir, légitimé par le besoin de savoir”. Nous sommes, dit Régis Debray, la première culture dans l'Histoire “à en croire nos yeux”. Il faut donc faire avec les images, faire avec la séduction des images; mais comment faire pour déjouer le sortilège du “rien que pour vos yeux” ?
Là réside en effet le véritable défi du projet: outre l'ambition de sensibiliser et d'informer l'opinion par d'autres voies que la presse écrite et les journaux télévisés, il s'agira d'initier un léger déplacement du regard photographique, des expressions phénoménales du mal, aussi réelles et importantes soient-elles, vers les fondements de ce mal. Par-delà l'apparence du mal, il s'agira, en s'appuyant sur la spécificité de la photographie – sa capacité à figer l'instant – et en empruntant au cinéma ses ressources sonores et rythmiques, de proposer les éléments d'une analyse.
Ce faisant, et contre toute attente, ce travail “ciné-photographique” promettra un retour à davantage d'objectivité, si l'objectivité est la qualité réflexive qu'un regard fasciné, médusé par les excès de l'horreur, a définitivement perdue. Objectivité que Jorge Semprun désignait comme “l'essentiel” dans son témoignage sur le génocide perpétré par le régime nazi :
L'essentiel, c'est de parvenir à dépasser l'évidence de l'horreur pour essayer d'atteindre à la racine du mal radical, das radikal Böse. Car l'horreur n'était pas le Mal, n'était pas son essence du moins. Elle n'en était que l'habillement, la parure, l'apparat. L'apparence, en somme. On aurait pu passer des heures à témoigner sur l'horreur quotidienne sans toucher à l'essentiel de l'expérience du camp.
Sont ainsi définis conjointement forme et projet de ce que nous proposons comme un nouveau traitement de l'image. Celui-ci consistera à construire l'ensemble photographique en une forme narrative, en un discours: utiliser les photographies comme autant de plans cinématographiques, assemblés en séquences pour constituer des scènes dont l'ensemble racontera une histoire, sur fond de documents sonores et d'ambiances enregistrées en direct. Témoigner, construire la mémoire photographique de l'Histoire contemporaine, c'est en effet inventer une stratégie audio-visuelle permettant de rester fidèle à telle situation singulière ; c'est en somme raconter des histoires vraies. Le montage cinématographique permettra de déployer la photographie dans de nouveaux espaces discursifs — espaces stéréophoniques où les sons et le rythme de défilement des images créeront des effets de sens. Montrer l'Histoire à travers de petites histoires : c'est restituer sous la forme de scénarios les situations d'urgence d'une série d'États, les états d'urgence.
«
à propos de Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard :
Détournant le ton et le format du reportage-télé, Eyal Sivan poursuit ainsi sa réflexion sur la représentation du génocide et l'utilisation politique de la mémoire.
Connaissance des Arts
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PRIX
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• GOLDEN GATE AWARD
San Fransisco International Film Festival, 1997
• MENTION SPÉCIALE
Festival international du film documentaire et court-métrages de Bilbao, 1997
SÉLECTIONS FESTIVALS
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Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard
• Documenta XI, Cassel, 2002
• Internationale Kurzfilmtage Oberhausen, 2003
• International Human Rights Film Festival, Ramallah-Tel-Aviv, 2000
• Amnesty International Film Festival, Amsterdam, 1998
• Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
• Human Rights Watch International Film Festival, 1997
• Festival Cinéma du Réel, Paris, 1997
• International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996
Burundi, sous la terreur
• Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
• International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996


© État d'urgence [FR] momento production [FR]
ITSEMBATSEMBA, RWANDA UN GÉNOCIDE PLUS TARD
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Rwanda
VO : Keny Rwandais
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN
assisté de
Armelle LABORIE
Images et sons
Alexis CORDESSE
Tirages photos
Carole DELRIEU
Montage
Michèle COURBOU
Montage son et mixage
Eric LONNEUR
Bruitage
Nicolas BECKER
Traductions
Charles RUBAGUMYA
Textes écrits
Rony BRAUMAN
Sous-titrage
Catherine NEUVE-EGLISE
Post-production
Son pour Son
Etat d’Urgence Productions
Banc-titres
Ercidan
Laboratoires
Mise au Point
Centrimage
Remerciements
Benjamin Bleton - Amit Breuer - Annette Gerlach - Céline Laborie
Madeleine Moukamabano - Christophe Picard - Jérôme Wirth Sam Productions
Médecins Sans Frontières - Reporters Sans Frontières - TheoPresse
© État d'urgence [FR] momento production [FR]
BURUNDI, SOUS LA TERREUR
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Burundi
VO : français
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN
Auteurs
Eyal Sivan & Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Monteur
Audrey Maurion
© État d'urgence [FR] momento production [FR]
FOCA, ABSOLUTE SERBIA
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Bosnie
VO : serbo-croate, français ou anglais
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé par
Alexis Cordesse
Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Ingénieurs du son
Nicolas Becker
Monteuse
Maya Cypel
© État d'urgence [FR] momento production [FR]
KABOUL, DE GUERRE LASSE
13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Kaboul
VO : musique
Sous-titres : français, anglais
Un film réalisé par
Alexis Cordesse
Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe
Alexis Cordesse
Ingénieurs du son
Nicolas Becker
Monteuse
Maya Cypel
...


à propos de Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard :
“Détournant le ton et le format du reportage-télé, Eyal Sivan
poursuit ainsi sa réflexion sur la représentation du génocide et
l'utilisation politique de la mémoire” Connaissance des Arts
DVD5 [Multizone] 4 X 13 mn | 16:9 | stéréo | momento! 2009
VO : français, serbo-Croate, keny rwandais – ST : français, anglais
ISBN : 2-915683-13-1

Audrey Maurion est monteuse
Elle a étudié la philosophie à la Sorbonne. Elle vit à Paris où elle travaille principalement comme monteuse et chef monteuse sur un certain nombre de longs métrages documentaires.
RÉALISATRICE
POUR L’AMOUR DU PEUPLE
co-réalisé avec Eyal Sivan (90mn) – ARCAPIX & ZERO FILM
Deuxième Prix au Festival Internazionale Filmmaker Doc9, Milan, 2004
Sélection officielle, Panorama, Berlinale 2004
Prix spécial du Jury, Taiwan International Documentary Film Festival, 2005
DE L’EAU, DU RIZ, PORTO ALLEGRE 2002
film collectif (70mn) - CULTURE PRODUCTION
CHEF MONTEUSE
LONGS METRAGES fictions et documentaires
SKYCITY
de David Rosanis (70mn) – ZADIG Productions
STATE OF VIOLENCE
fiction de Khalo Matabane – Dv8 films & THE LIAISONS CINEMATOGRAPHIQUES
JAFFA, LA MECANIQUE DE L’ORANGE
d’Eyal Sivan – (90mn et 52mn) TRABELSI & THE FACTORY
Prix du Jury Festival Filmmaker Doc9, Milan, 2009
Prix du meilleur montage Festival Soleluna de Palerme
L’ELU DU VODOUN
de Bettina Ehrhardt (90mn) – Zadig Productions & Nova Prod
ESPECES D'ESPECES
de Denis Van Waerebecke (82 et 52mn) – Agat films
Premier Prix au Festival Paris Science 2009
ROBYN, DU PALAIS GARNIER A JOHANNESBOURG
de Philippe Lainé et Stéphanie Magnant (90mn) – Zadig Productions
LA DIGUE
de Frédéric Touchard (75mn) – ZARAFA
CONVERSATION ON A SUNDAY AFTERNOON
de Khalo Matabane (80mn) – Matabane
filmworks
Prix œcumenique , Berlinale 2005
LE QUATRIÈME MORCEAU DE LA FEMME COUPÉE EN TROIS
fiction de Laure Marsac – CDP production
UN SPECIALISTE, portrait d’un criminel moderne
d’Eyal Sivan et Rony Brauman (128mn) - MOMENTO !
Meilleur Documentaire, SCAM, 2001
Adolf Grimme Golden Price, Allemagne, 2001
Prix France Cinéma Florence Italie, 1999
Prix du Troisième Millénaire, Vatican, Rome, 1999
THE LAST FALL OF PHNOM PENH
de Dieudonnée Bergen (70mn) - TANGO CHARLIE
SINGING BRIDGES
d’Emmanuelle Sardou et Michel Vezina (78mn et 52mn) - BIGZIGA
CONSULTANTE AU MONTAGE
Route 181, fragments d’un voyage en Palestine-Israël
d’Eyal Sivan et Michel Khlefi MOMENTO
1er prix Festival des Droits de l'Homme, Paris, 2004
Mayor’s Prize, Festival International de Films Documentaires de Yamagata, 2005
MOYENS METRAGES documentaires
Consultante au montage sur la série STEPS FOR THE FUTURE - DAY ZERO,CAPE TOWN
SIMON § I de Beverley Ditzie (52mn)
BODY AND SOUL de Melody Emmet (52mn)
HEAVY TRAFFIC de Kgomotso Matsuniane (26mn)
HAMMERFEST (dans le cadre de la série Extrem Cities) de David Rosanis (52 et 43mn) - ZADIG
CITIZENS K d’Eyal Sivan et George Mink (62mn) -Compagnie des Phares et Balises
SPRAVKA de Eusebio Serrano (52mn) - CULTURE PRODUCTION
FACES OF THE FALLEN d’Eyal Sivan et Jean Paul Marie (64mn et 52mn) -Compagnie des Phares et Balises
ALERTE A BABYLONE de Jean Druon (52mn) - CULTURE PRODUCTION
L’AFRIQUE ORPHELINE de Frédéric Touchard (52mn) - ZARAFA
MEMOIRE CONFISQUEE d’Olivier Panchot (52mn) - ELZEVIR& LES FILMS DU TAMARIN
LOVE IN TIME OF SICKNESS de Khalo Matabane (26mn dans le cadre de la série STEPS FOR THE FUTURE) - DAY ZERO PRODUCTION, CAPE TOWN
CHOSES VUES SUR UN TOURNAGE DE BERTRAND TAVERNIER (making-off de LAISSER PASSER 60mn) de Christophe Otzenberger - LITTLE BEAR ET LES FILMS ALAIN SARDE
AU PAYS DE CITRON de Frédéric Touchard (52mn) - MOMENTO! & THE FACTORY
UN SIECLE DE PROGRES SANS MERCI de Jean Druon (série de 6 X 52mn) - CULTURE PRODUCTION
EN CAS D’URGENCE de Christophe Otzenberger (65mn) - THE FACTORY
LA FANFARE NE PERD PAS LE NORD de Frédéric Touchard (53mn) - MOMENTO!
LA DOUBLE VIE DES PRECIEUSES RIDICULES de Véronique Aubouy (52mn)- DESCHAMPS & DESCHAMPS
QUI JE SUIS de Bertrand Bonello (45mn) - ZARA FILMS MONTREAL / TOY MOVIE
”SUR LA TELEVISION” et “LE CHAMP JOURNALISTIQUE ET LA TELEVISION” de Gilles L’Hôte et Pierre Bourdieu (2X60mn) - COLLEGE DE FRANCE & CNRS
UNE HISTOIRE RUSSE documentaire-fiction de Bernard Aubouy (32mn) - VIDEOGRAM
Grand prix au Festival de Bourges-
ANTONIO SAURA, CONFESSIONS D’UN PEINTRE de Jean-Claude Rousseau (26mn) - TIP TV
BURUNDI SOUS LA TERREUR d’Eyal Sivan et Alexis Cordesse (11mn) - MOMENTO !
LES CHAPELLES DE VENCE bande de création de Bertrand Bonello (12mn) - TOY MOVIE
MOYENS / COURTS METRAGES fiction
DES INTEGRATIONS ORDINAIRES de Julien Sicard (65mn) – MIRANTZ FILMS
LE SCOOTER A DEUX VITESSES de Julien Sicard (26mn) – NEXUS PRODUCTION
WHEN WE WERE BLACK de Khalo Matabane (série de 4 X 50mn) – BORN TO BE FREE MEDIA
7 golden horns, best TV drama, best script, best actors South Africa…
UNE STAR INTERNATIONALE de Laure Marsac avec Charlotte Gainsbourg
WEEK END à TOKYO de Romain Slocombe et Jean -Pierre Tasso (23mn) - EX NIHILO
primé aux Festivals de Clermont Ferrand et de Mons, meilleure vidéo étrangère au festival de Londres, prix du jury à Florence
LE BUS D’ALICE de Bertrand Bonello avec Carole Laure (20mn) - HAUT ET COURT
PLUIE de Véronique Aubouy avec Marie Bunel et François Martouret (40mn) - STELLAIRE
primé au festival de Nantes
UNE FEMME AU SOLEIL de Véronique Aubouy (28mn) - STELLAIRE
LES YEUX AU PLAFOND de Mathieu Amalric (26mn,16mm) - WHY NOT
TOUT CE TEMPS QUE JE N’AI PAS PASSE DANS LES CAFES de Frédéric Baleckjian (5mn) - SILENCE Production
HAMLET CROSSING A VERY LITTLE STREET de Véronique Aubouy (3mn) –INJAM
12 FIGURES DE SARAH BEAUCHENE AU 71 DE LA RUE BLANCHE de Véronique Aubouy et Christophe Boutin ( 4mn) - INJAM
GOUTTE A GOUTTE d’Eric Garnier avec Jean-Pierre Rives (12mn) - INJAM
Prix de la découverte au Festival du 1er Film -
LE SILENCE DE L’ETE de Véronique Aubouy avec François Martouret et Isabelle Otero (15mn) - STELLAIRE
sélection “Un certain regard” Cannes 1993-
GOAL ! de Benoit Cohen (16mn, 16mm) – SHADOWS
MONTEUSE SON :
ITSEMBATSEMBA, UN GENOCIDE PLUS TARD d’Eyal Sivan et Alexis Cordesse (11mn) - MOMENTO!
Mention spéciale du Jury, International Film Festival Bilbao, 1997
Merit Award, San Francisco Film Festival, 1997
THE DEEP d’Olivier Klein (20 mn en Dolby Stéréo, 35mm) - INTER EUROP
SANS RIRE de Mathieu Amalric (18mn, 16mm) - LE GREC
1er prix au festival d’Aix en Provence -
Eyal Sivan est un cinéaste documentaire et essayiste
Né en 1964 à Haïfa, en Israël, il a grandi à Jérusalem. Eyal Sivan dirige actuellement le MA program in Film, video and new media à l'Ecole des Sciences Humaines et Sociales, University of East London (UEL).
Après avoir été photographe professionnel à Tel-Aviv, il quitte Israël et s'installe à Paris en 1985. Depuis, il partage son temps entre l'Europe et Israël. Connu pour ses films polémiques, Eyal Sivan a réalisé plus de dix documentaires politiques qui ont été primés dans le monde, et en a produit de nombreux autres. Ses travaux cinématographiques ont été largement montré dans de prestigieux festivals du monde entier, où il a reçu plusieurs prix. Les films d'Eyal Sivan ont été distribués en salles et diffusés partout dans le monde. Ils sont également régulièrement montrés dans le cadre de grandes expositions artistiques internationales.
Il écrit et donne régulièrement des conférences à propos du conflit israélo-palestinien, du cinéma documentaire et de l'éthique, du crime politique et de sa représentation, de l'utilisation politique de la mémoire, du génocide et de sa représentation, etc.
Eyal Sivan est le fondateur et le directeur artistique de la société de production momento! et de l'ancien bureau de distribution de films Scalpel. Il a créé et été rédacteur en chef de la revue Cahiers du Cinéma Sud, revue de critique cinéma et politique, publiée par l'Institut Universitaire Sapir, en Israël, où il dirige régulièrement des séminaires.
Eyal Sivan est également membre du comité éditorial de La Fabrique, société d'édition basée à Paris.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site http://www.eyalsivan.net
Monsieur B. a travaillé pendant vingt ans comme fonctionnaire “au service du public”. Par amour. Un amour inconditionnel et absolu pour son peuple. Un amour aveugle et destructeur. Il avait fait sienne la devise : “La confiance c’est bien, le contrôle c’est mieux.” Lorsque le vent tourne et que le régime dont il a fait partie change, il est rejeté et son environnement social s’effondre. Licencié de ce qui fut sa maison, Monsieur B. se retrouve alors sans perspective ni avenir. Il est seul dans ce bureau qui n’est désormais plus le sien. Lorsqu’il aura passé la porte, il ne reviendra plus.
En février 1990, quelques semaines après la chute du Mur de Berlin, le démantèlement du Ministère pour la Sécurité d’Etat est-Allemand est entamé. C’est la fin de la STASI. Le major B. était l’un de ses officiers. Il livre alors un récit détaillé sur sa vie et son travail depuis vingt ans au sein de cette institution.
Pour l’amour du peuple est construit autour de cet exceptionnel témoignage et d’images d’archives souvent inédites ; c’est un film sur la surveillance et l’aveuglement, sur la croyance et la désillusion.

«
Tout l'art de ce film consiste préçisément à convoquer les images du passé pour surveiller le présent.
L'Humanité
Une radiographie passionnante et inquiétante de l'ingérence des dictatures et de la dévotion zélée de certains patriotes.
Ciné Live
Édifiant. Adopter le point de vue et la langue du pouvoir policier, c'est l'intelligence de ce film, bien plus perturbant qu'un réquisitoire.
Télérama
»
Télécharger la revue de presse complète au format PDF dans médias à télécharger
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Sélection officielle Festival de Berlin, Allemagne, 2004
• Buenos Aires International Independant Film Festival, Argentine, 2004
• Festival de Ghent, Belgique, 2004


© ARCAPIX [FR] et zéro film [ALL]
POUR L'AMOUR DU PEUPLE
88 minutes | Vidéo | Color, NB | 4:3 | Stéréo | 2004
Lieux de tournage : Allemagne et images d'archives
VO : allemand ou français
Sous-titres : anglais
Réalisateurs
Eyal Sivan et Audrey Maurion
inspiré du livre
“ Pour l’Amour du Peuple, un officier de la Stasi parle ”. Éditions Albin Michel
Adaptation
Eyal Sivan, Audrey Maurion, Aurélie Tyszblat
d’après une idée de
Gilles-Marie Tiné
avec la voix de
Hanns Zischler
Conseiller artistique
Cornelia Klauss
Montage
Audrey Maurion
Assistée de
Mirjam Strugalla, Nicolas Gundelwein
Recherche d’archives
Cornelia Klauss
Assistée de
Karin Fritzsche, Mirjam Strugalla
Directeur de la photo
Peter Badel
Prise de son
Werner Phillipp
Conception son
Audrey Maurion
Montage son
Audrey Maurion, Dirk W. Jacob
Sons additionnels
Nicolas Becker, Jean-Michel Levy
Mixage
Martin Steyer - Studio Label Public
Musique originale
Christian Steyer, Nicolas Becker
Direction de production
Tassilo Aschauer
Postproduction
Sylvain Foucher, Maggie Heins
Produit par
Gilles-Marie Tiné et Thomas Kufus
Une production
ARCAPIX et zero film
en coproduction avec
RBB – Rundfunk Berlin-Brandenburg
avec la participation de
Centre National de la Cinématographie, Ministère de la Culture et de la Communication
Deutsch-Französisches Filmabkommen der FAA, Medienboard Berlin-Brandenburg
Mitteldeutsche Medienförderung (MDM)
Bundesbeauftrage für Kultur und Medien
(BKM) et de TELEPOOL.
Développé avec l’aide du
programme MEDIA de l’Union Européenne
...

"Tout l'art de ce film consiste préçisément à convoquer les images du passé pour surveiller le présent" L'Humanité
"Une radiographie passionnante de la dévotion zélée de certains patriotes" Ciné Live
DVD9 PAL [Zone 2] 88 mn | 16:9 | stéréo | les films du paradoxe, 2004
VO : allemand ou français
BONUS
livret d'entretien avec les réalisateurs
ISBN : 4-015698-787481

Michel Khleifi est né à Nazareth en 1950 et y a vécu jusqu'en 1970.
Après des études de metteur de scène théâtre, radio et télévision à l'INSAS (Belgique), il réalise plusieurs reportages pour le magazine À suivre de la télévision belge entre 1978 et 1981. Producteur de 1980 à 1983, puis professeur à l'INSAS de 1983 à 1988, Michel Khleifi est, en Europe, le plus connu des cinéastes palestiniens, peut-être parce que son cinéma présente une certaine douceur dans la construction et dans le traitement, et qu'une simple sensualité en émane. Noces en Galilée, 1987, son troisième long métrage, a obtenu le Prix de la Critique internationale au Festival de Cannes. L'intérêt de ce film réside dans sa force expressive et sa volonté manifeste de rompre avec la production traditionnelle, et d'exister en tant que film, comme un produit artistique adhérant au cinéma plutôt qu'à l'idéologie. Noces en Galilée a conduit un certain cinéma palestinien au point de non retour. Dès lors chaque nouveau film palestinien se devait de surprendre et de fasciner.
Après Le Cantique des Pierres (1990) qui raconte l'Intifada, mi-documentaire mi-fiction, et La Mémoire fertile, qui passa inaperçu, Michel Khleifi dut attendre le Conte des Trois Diamants (1995) pour retrouver sa place sur la scène cinématographique arabe.
Son dernier film, Zindeeq (2009), a reçu le prix Muhr pour meilleur film au festival international de cinéma à Dubai.
Eyal Sivan est né en 1964 à Haïfa, en Israël, il a grandi à Jérusalem.
un cinéaste documentaire et essayiste, actuellement, Eyal Sivan dirige le MA program in Film, video and new media à l'Ecole des Sciences Humaines et Sociales, University of East London (UEL).
Après avoir été photographe professionnel à Tel-Aviv, il quitte Israël et s'installe à Paris en 1985. Depuis, il partage son temps entre l'Europe et Israël. Connu pour ses films polémiques, Eyal Sivan a réalisé plus de dix documentaires politiques qui ont été primés dans le monde, et en a produit de nombreux autres. Ses travaux cinématographiques ont été largement montré dans de prestigieux festivals du monde entier, où il a reçu plusieurs prix. Les films d'Eyal Sivan ont été distribués en salles et diffusés partout dans le monde. Ils sont également régulièrement montrés dans le cadre de grandes expositions artistiques internationales.
Il écrit et donne régulièrement des conférences à propos du conflit israélo-palestinien, du cinéma documentaire et de l'éthique, du crime politique et de sa représentation, de l'utilisation politique de la mémoire, du génocide et de sa représentation, etc.
Eyal Sivan est le fondateur et le directeur artistique de la société de production momento! et de l'ancien bureau de distribution de films Scalpel. Il a créé et été rédacteur en chef de la revue Cahiers du Cinéma Sud, revue de critique cinéma et politique, publiée par l'Institut Universitaire Sapir, en Israël, où il dirige régulièrement des séminaires.
Eyal Sivan est également membre du comité éditorial de La Fabrique, société d'édition basée à Paris.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site http://www.eyalsivan.net
Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël propose un regard inédit sur les habitants de Palestine-Israël, le regard commun d'un Israélien et d'un Palestinien.
À l'été 2002, pendant deux mois, Eyal Sivan et Michel Khleifi ont voyagé ensemble du sud au nord de leur pays. Pour accomplir ce voyage en terre natale, ils ont tracé leur parcours sur une carte routière et l'ont intitulé "route 181". Cette ligne virtuelle suit les frontières de la résolution 181 adoptée par les Nations-Unies le 29 novembre 1947 qui prévoyait la partition de la Palestine en deux États.
Au hasard de leurs rencontres, ils donnent la parole aux hommes et aux femmes, israéliens et palestiniens, jeunes ou anciens, civils ou militaires, … saisis dans l'ordinaire de leurs vies quotidiennes. Chacun de ces personnages a sa manière d'évoquer les frontières qui le séparent de ses voisins : humour, indifférence, méfiance, agression, cynisme, béton, barbelés,… Les frontières se sont construites sur les collines et dans les vallées, sur les montagnes et dans les plaines, mais surtout dans les esprits des deux peuples et dans l'inconscient collectif des deux sociétés. Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël nous invite à un voyage déroutant à travers ce petit territoire aux enjeux démesurés.

AUTOUR DU FILM
La "route 181" suit les frontières de la résolution n° 181 adoptée par les Nations-Unies le 29 novembre 1947. Cette résolution prévoyait la partition de la Palestine en deux Etats, l'un juif, l'autre arabe. Selon ses termes, 56% du territoire était attribué à la minorité juive, tandis que 43% à la majorité arabe et, au centre, une zone internationale.
Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël se déroule en trois chapitres successifs.
Chacun d'eux suit une partie de la "route 181" :
LE SUD de la ville portuaire d'Ashdod vers le Sud, jusqu'aux frontières de la bande Gaza.
LE CENTRE de la ville judéo-arabe de Lod vers et autour de Jérusalem
LE NORD de Rosh’A’aiyn, près du mur de séparation, vers le Nord, jusqu'à la frontière avec le Liban
Les deux cinéastes sont convaincus que la situation tragique de la réalité au Proche-Orient est une construction idéologico-pathologique fabriquée par les hommes et que ces mêmes hommes sont capables de la dé-construire.
Ils sont partis à l'improviste, s'arrêtant à l'occasion de rencontres hasardeuses.
Ils n’ont pas organisé de rendez-vous. Ils n’ont pas contacté de personnalités à rencontrer, ni sollicité d’interlocuteurs autorisés.
Munis seulement d’autorisations de tourner et de laissez-passer, ils se sont arrêtés et ont filmé au hasard des rencontres : des Israéliens et des Palestiniens anonymes qui parlent de leur vie, de leur expérience, de leur situation actuelle, de leur mémoire particulière et de la compréhension personnelle qu’ils ont de ce qui se passe aujourd’hui autour d’eux. Ils parlent aussi de demain, de ce qu’ils pensent que pourraient devenir leur vie et ce pays qui est le leur.
Cette frontière théorique qui se présentait comme une "solution" a entraîné la première guerre israélo-arabe et un conflit dont on ne voit toujours pas la fin.
55 ans plus tard, le voyage des deux cinéastes sur la "route 181" suit le tracé de cette frontière qui n'a jamais existé.
Michel Khleifi et Eyal Sivan ont voulu arpenter leur terre ensemble, entendre avec l’oreille de l’autre et s’approcher, chacun grâce à l’autre, de ceux que la crainte sépare.
Comprendre. Faire la part du voulu et du subi. Distinguer les rêves des hommes et les dossiers politiques. Entendre dire ce que l’on voulait oublier.
Se nommer en écoutant l’autre. C’est en cela que ce voyage à la recherche d’une paix possible et d’une vie ensemble est pour tous initiatique.
Ce voyage est aussi une leçon d’humanité et de tolérance. Prêter l’oreille aux mots de l’autre. Dire ce qu’on ne formule jamais. S’obliger à regarder et à admettre. Partager les mémoires. Nommer le désir de vivre et de construire.
Dans leur note d'intention, les deux cinéastes écrivent :
"Au-delà des appartenances tribales dans lesquelles nous ne nous reconnaissons pas et forts de notre expérience commune, nous avons décidé ensemble de retourner au pays pour le re-trouver, le re-découvrir et dévoiler la réalité géographique et mentale dans laquelle vivent aujourd'hui les hommes et les femmes de Palestine-Israël.
"La ligne de démarcation du plan de partage pour la Palestine, dessiné et voté par l'ONU en 1947, est le point de départ du dispositif cinématographique de ce film. Il nous lance un défi documentaire et celui d'une aventure humaine.
"Le long de cette route qui n'existe pas et que nous avons choisi de suivre au-delà des idées pré-établies, nous désirons filmer les hommes et les femmes, les lieux, les histoires et les géographies, une somme de choses non encore dévoilées. Pris par le hasard des rencontres, nous voulons donner la parole à ceux et celles qui sont les oubliés des discours officiels, mais qui constituent pourtant les bases des deux sociétés, ceux aux noms desquels les guerres se font.
"Nous désirons construire un acte filmique qui résiste à l'idée que la seule chose que puissent faire ensemble les Israéliens et les Palestiniens, c'est la guerre, la guerre jusqu'à ce que l'autre disparaisse."
—
Ce qu’ils nous proposent aujourd’hui n’est pas un film à deux regards, mais un regard commun à partir de deux visions complémentaires, et quel que soit le dérangement que leur récit de voyage puisse susciter en chacun de nous, Michel Khleifi et Eyal Sivan nous invitent à les accompagner et à suivre leurs pas.
VERS LE SUD : de Ashod à Gaza
Le film part de la ville portuaire d'Ashdod, un chantier de construction y est en cours. Des contremaîtres israéliens, des ouvriers chinois et des géomètres palestiniens citoyens d'Israël travaillent ensemble.
Gan Yavne est construit sur les ruines du village de Barkaa. Une vendeuse de jus de fruit tient un petit kiosque. Personnellement, elle n'a rien contre le retour des réfugiés palestiniens sur leur terre natale.
Un chef de chantier passe par là.
A Masmyie, seuls une vieille femme et son fils habitent encore ce qui, avant 1949, était la grande ville de Masmyie. Leur maison doit être démolie pour permettre l'élargissement de l'autoroute.
Derrière leur maison, une station d'essence dont la cafétéria tenue par une Juive yéménite est tapissée de photos militaires.
Sur les bords de la route, les inscriptions "transfert de populations = paix et sécurité" accrochent le regard.
A Kiriat Malahi, dans son petit magasin de bonbons, un Juif irakien raconte avec nostalgie ce qu’était la région quand il s’y est installé, en arrivant d'Irak. "C'était une région arabe, moi j'aurai pu bien vivre avec eux…" dit-il.
A Shafir, un jeune ingénieur en high-tech construit sa maison et parle de ses voisins, les ouvriers de la Bande de Gaza. Son père raconte la construction de ce village 1949 par des rescapés européens, sur les ruines d'un village palestinien démoli un an auparavant.
Dans le musée du kibboutz Yad Mordechai, un vieux pionnier raconte l'expulsion des habitants palestiniens d’origine vers la Bande de Gaza avoisinante.
Au kibboutz Negba, une statue, un monument à l'allure stalinienne et une maquette du kibboutz à ses débuts témoignent du rêve socialiste fondateur.
A Gaza, le passage Karni est fermé à tout accès de civils. Les camions de marchandises attendent devant la frontière bloquée. Nul ne passe.
C’est là que se fabrique le "conzertin", ce fil de fer barbelé à plusieurs niveaux, destiné à construire la frontière entre Israël et les Territoires palestiniens.
Sur la frontière avec la Bande de Gaza, une famille israélienne visite le réservoir d'eau de Nir Am à partir duquel on aperçoit la Bande de Gaza bouclée.
Le Directeur du Musée de l'Eau et de la Sécurité du kibboutz Nir Am raconte comment la commission de partage de l'ONU a finalement inclus le Negev dans les territoires juifs. Il rêve de développement touristique face à Beit Hanoun.
Dans la base militaire israélienne, on ne peut filmer que la barrière électrique qui entoure la Bande de Gaza.
Une maison blanche au milieu de nulle part, près de la barrière électrique de la Bande de Gaza, dans un paysage lunaire. Un membre du kibboutz Nir Oz aimerait transformer ce bâtiment en galerie d'art.
La nuit tombe sur le passage frontalier de Erez, déserté.
Ce soir, la Maison Herzl a été louée pour y célébrer un grand mariage.
LE CENTRE : de Lod vers et autour de Jérusalem
Arrivée au centre d'accueil de Lod pour de nouveaux immigrants venus d’Ethiopie. Prières hébraïques et musique russe.
A Lod, des membres du mouvement juif-arabe Ta-Ayoush ("Vivre ensemble") manifestent contre la démolition de maisons. Séance du Conseil municipal qui débat sur ce sujet.
Dans le quartier du "ghetto", une ancienne prisonnière politique arabe et sa voisine juive. Dans son salon, le vieux coiffeur raconte la fin de la grande ville arabe de Lyyd (Lod, avant 1948).
Sur la route vers le kibboutz Geser un juif d'origine russe. Plus loin, un bédouin rêve de rejoindre l'armée israélienne.
Au kibboutz de Geser, des Américains protestants venus du Kansas plantent des oliviers, en signe de paix et de solidarité. La cérémonie est dirigée par une femme rabbin et son mari, tous deux juifs américains.
Sur la route vers Jérusalem, des ruines de villages palestiniens.
À Kfar Binoun, un sculpteur, fils de rescapés du nazisme, raconte le calvaire de sa mère. Il veut construire un paradis pour ses enfants.
A Hulda, un guide du Fonds National Juif accueille les visiteurs de la Maison de T.Herzl. Le kibboutz Hulda est construit sur les ruines d'un village palestinien.
Les barrages militaires se multiplient à l'approche de Jérusalem.
Kalandia, situé entre Jérusalem et Ramallah, est le plus impressionnant d'entre eux. L'occasion de discuter des vertus de la politesse avec les soldats.
Dans un tribunal militaire, une avocate israélienne défend de jeunes kamikazes palestiniens. Les familles des accusés sont présentes. Il est interdit aux parents de toucher les prévenus.
Un jeune couple de militaires israéliens contrôle ensemble le passage des véhicules à un barrage. Chacun d'eux portent un piercing sur la langue, mais il ne faut pas le dire.
A Abou Dis, le grand mur de béton traverse la ville. Un géographe palestinien explique les enjeux stratégiques des implantations autour de Jérusalem.
Des maisons de familles de kamikazes ont été dynamitées par l'armée israélienne. Des familles à la rue parcourent les décombres.
Quelques instants après un attentat-suicide à Jérusalem, le bouclage total est imposé à tout le territoire. Au barrage Al-Ram, un soldat interpelle spontanément la caméra.
Ramallah est sous couvre-feu. L'armée israélienne contrôle tout mouvement. De son tank, un officier parle de littérature et de philosophie.
La route entre Bethleem et Beit Jala est bloquée. Les invités du mariage palestinien célébré à Beit Jala empruntent des raidillons de terre pour arriver jusqu'à la noce. L'occupation militaire n'empêchera pas la fête.
VERS LE NORD : de Rosh’A’aiyn à la frontière avec le Liban
A Rosh A'Aiyn, un jogger juif yéménite ne se souvient pas qu'avant 1948, il y ait eu un village arabe à Majdal Sadek.
L'autoroute qui va vers le Nord est toute nouvelle. Elle est bordée par le mur de séparation tout neuf lui aussi.
Près de Kalkylia, ouvriers palestiniens et archéologues israéliens travaillent ensemble dans un petit site archéologique. Au pied du mur en construction, les ouvriers sont arabes, turco-bulgares, ouzbeks.
Cernée par les postes militaires, la ville de Kalkylia est sous couvre-feu.
A Tulkarem, un groupe de manifestants du mouvement juif et arabe Taayoush (Vivre ensemble) est arrêté par les militaires. Ils veulent apporter des vivres aux habitants de la ville palestinienne assiégée. Accès impossible.
A Bir Sika, pendant la cueillette des olives, les inspecteurs du Grand Rabbinat veillent à ce que la récolte soit kasher. Le propriétaire raconte comment il a déplacé lui-même la frontière, en 1947.
Dans la région de Emek Ysrael, à la tombée de la nuit, les avions de chasse regagnent leur base, au centre de la vallée. Un promeneur évoque les colonies d'aujourd'hui comme continuité des kibboutzim d'hier.
Au kibboutz Yifat, les employés du musée d'histoire des pionniers accueillent des groupes et reconstituent pour eux ce que fut l'aventure des premiers pionniers.
La ville de Lubia est aujourd'hui en ruine. Sur le site, un groupe d'adolescents israéliens se promène sous la protection d'un garde armé.
Le Directeur du musée de Sejera, un immigré de Grande-Bretagne, inscrit son parcours personnel dans le prolongement de celui des pionniers qui se sont installés ici au début du XXe siècle.
A Tura'An, une femme palestinienne, entourée de ses petits-enfants, raconte son expulsion en 1948 du village de Sejera, à 4 kilomètres de là.
Près du monument aux morts de Nujeidat, des écoliers arabes israéliens parlent d’identité.
A l'entrée du kibboutz Farud, un vieux soldat qui a participé à l' "opération balai" raconte l'expulsion des habitants arabes du nord de la Palestine avant la guerre.
Dans le village de Kfar Shammaï, une inscription sur un mur "Nous avions un rève. Il nous reste un peut-être." Une immigrante du Maroc raconte comment elle a travaillé à l'émigration clandestine des Juifs marocains.
Meron est un site religieux orthodoxe. C’est la fête permanente. Musiques étourdissantes. Danses joyeuses.
A Shefer, un Juif marocain et sa femme juive tunisienne vivent dans la nostalgie de leurs pays d'origine et le deuil de leur fils mort dans la guerre du Liban. Ils croient que Juifs et Arabes peuvent vivre ensemble en paix, comme autrefois dans le monde arabe.
Ce grand voyage s'achève au coucher du soleil, à la frontière avec le Liban.
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Chaque interview fait l’effet d’une bombe tant les mots échangés sont forts de désarroi ou de haine
Le Figaro
Un film assez critique à l’encontre d’Israël, parfois accablant, mais révélateur et passionnant
Le Monde
Un grand témoignage empreint du désir et vivre et de construire ensemble
France Soir
Un documentaire qui fait l’effet d’une bombe
Télérama
Un film abouti, un défi documentaire réussi
La Vie
À contre-courant des idées reçus, les deux cinéastes remontent les territoires, pour prouver que "Palestiniens et Israéliens peuvent faire ensemble autre chose que la guerre"
Humanité Hebdo
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PRIX
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• PRIX DU FESTIVAL DES DROITS DE L'HOMME
Paris, France, 2004
• PRIX DU MAIRE, FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA DOCUMENTAIRE
Yamagata, Japon, 2005
SÉLECTIONS FESTIVALS
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• Festival du Monde Arabe, Montréal, 2003
• Festival of Arab, Iranian and South Asian Films, New-York, 2003
• Festival Cinéma du Réel, Paris 2004
• Festival de Rabat, 2004
• Festival Manifesta, San Sebastian, 2004
• Festival de Carthage, 2004
• Festival de Haïfa, 2004
• Festival de San Fransisco, 2004
• Festival de Washington, 2004
• Festival “Filmer à tout prix”, Bruxelles 2004
• Dokma Festival, Slovénie, 2004
• Festival de Singapour, 2005
• Festival de Philadelphie, 2005
• Festival International de Jeonju, Seoul, 2005


© momento! [FR] l SOURAT FILMS [BE] l WDR [ALL]
ROUTE 181, FRAGMENTS D'UN VOYAGE EN PALESTINE-ISRAËL
272 minutes | Video | Couleur | 16:9 anamorphic | Stéréo | 2003
Lieux de tournage : Israël, Palestine
VO : hébreu, arabe
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand, hébreu, arabe
UN FILM ÉCRIT, RÉALISÉ ET PRODUIT PAR
Eyal Sivan & Michel Khleifi
PRODUCTION
ARMELLE LABORIE
IMAGE
Philippe Bellaïche
SON
Richard Verthé
MONTAGE
Sari Ezouz
Eyal Sivan
Michel Khleifi
MONTAGE SON
SARI EZOUZ
MIXAGE
STÉPHANE LARRAT
PRODUCTEURS ASSOCIÉS
OMAR AL-QATTAN, SINDIBAD FILMS LTD
WERNER DÜTSCH, Westdeutscher Rundfunk Köln
MICHEL KHLEIFI, SOURAT FILMS SPRL
ALAIN BOTTARELLI
EN ASSOCIATION AVEC
ARTE France
AVEC LE SOUTIEN DU
Centre National de la Cinématographie
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“Parfois accablant, mais révélateur et passionnant” Le Monde
“Un grand témoignage empreint du désir et vivre et de construire ensemble” France Soir
“Un film abouti, un défi documentaire réussi”














