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IZKOR*
Les esclaves de la mémoire 
Un film de Eyal Sivan
documentaire | 1990 | 97 mn | couleur | 4:3 | VOST

“Izkor” signifie “souviens-toi” en hébreu, et c’est sur cet impératif dicté aux enfants d’Israël que s’interroge le film. Au mois d’avril, en Israël, les fêtes et les commémorations se succèdent. Izkor, c’est la société israélienne comme on ne l’a jamais montrée, c’est trente jours de la vie d’un État vivant au rythme des pulsations de sa mémoire.

En Israël, au printemps, quatre célébrations fondamentales se succèdent :

- Pessah, fête de la liberté, la “Pâque juive” qui marque la sortie d’Egypte des esclaves hébreux.

- La journée de commémoration de la Shoah et de l’Héroïsme, à la mémoire des juifs victimes du génocide.

- La journée de commémoration des soldats du Tsahal morts pour la patrie.

- Le Jour de l’Indépendance, fête nationale.

Si Israël est, depuis sa création sous les lumières médiatiques, elle relève encore du mystère pour de nombreux observateurs. Cette véritable survie est un problème de conscience pour certains, et une spéculation malveillante pour d’autres. Mais c’est précisément sur ce problème de survie qu’ont été oublié l’identité et la détermination de la population. 

Izkor c’est la société israélienne, comme on ne l’a jamais montrée, c’est trente jours de la vie d’un État vivant au rythme des pulsations de sa mémoire.

Trente jours au printemps : fêtes, rituels, hommages, cérémonies... Durant cette période, le pays tout entier semble être voué au culte du passé.

Tout d’abord, il y a Pessah : la plus récente liberté retrouvée des esclaves hébreux célébrait après qu’ils aient été gardé en esclavage par les Pharaons. Les célébrations laissent alors place au deuil. Yom Ha’shoa et Yom Ha’zikaron : les plus grandes villes rendent hommage aux martyrs et aux héros de Shoa, et une semaine plus tard aux soldats israéliens morts pour la patrie, . Le Jour de l’Indépendance est le point culminant de cette violente succession d’émotions, durant cette longue période de communion dans les mémoires, suivie et orchestrée avec énergie par toutes les institutions officielles.

Fêtes, rituels, hommages, cérémonies, discours... Chaque année, un puissant système de perpétuation du souvenir passe sur la société israélienne comme un rouleau compresseur.

Venus des quatre coins du monde les Israéliens sont ainsi unis aujourd’hui par une mémoire collective “officielle”, qui va au-delà des différentes sensations représentées. Cette “mémoire collective” a conduit, en Israël, à une constitution nationale, une destinée territoriale, capable de gagner un soutien unanime.

Comment s’est développée cette mémoire collective ? Quelles sont les symboles qui lui donne cette force et à quelle fin est-elle utilisée ? Le film nous apporte des réponses visuelles, humaines et concrètes à ces questions. De la maternelle à l’armée, nous suivons les Israéliens de l’enfance à l’âge adulte, afin de mieux comprendre comment chaque citoyen est imprégné de cette “mémoire officielle”.

Izkor c’est le visuel, un documentaire et une représentation cinématographique loyale de ce phénomène psychologique pris à l’échelle du pays tout entier. Une cascade d’événements en temps réel, de lieux et de personnes qui ensemble, révèlent “the intricacies”? de ce que l’on peut appeler “dictature de la mémoire”.

En Israël, “Plus jamais” n’est pas seulement un slogan, c’est une “incantation”. C’est une atmosphère, un nuage toujours présent, une peur diffuse qui affectent tous les aspects de bien être journalier, de la raison, des opinions, de la créativité et des choix des gens pour le futur.

L’auteur de ce film est Israélien. En allant redécouvrir les mythes et les symboles qui ont contribué à édifier sa propre identité, mais également celle de tout Israélien, il est amener à revivre ses propres souvenirs et sa propre expérience. A tavers l’observation méticuleuse du système éducatif, de la maternelle à l’armée, nous découvront l’histoire, transformée en mémoire, crée une atmosphère et influence les comportements et les modes de vie des Israéliens

Un peuple peut-il continuer à participer à la marche du monde en répétant à l’infini :

“Notre avenir est derrière nous” ?

«

Une réflexion en profondeur, inquiète, dérangeante sur les racines du nationalisme israelien (...) Ce film à contre-courant, courageux, prenait une résonnance particulièrement aiguë et douloureuse dans le contexte de menace grandissante.
Le Monde

Terrible et courageux, abominable et salutaire documentaire, (…) Ce douloureux, grand, très grand documentaire ("circonstance aggravante", fustigera-t-on), qui fut primé au récent Festival international de programmes audiovisuels (Fipa), laisse seul et anéanti, avec la conscience qui bat la chamade.
Télérama

Izkor, l'excellent documentaire d'Eyal Sivan, nous montre ainsi comment Avril est un mois stratégique pour la diffusion dans les jeunes générations de l'idéologie fondatrice d'Israël, le sionisme.
Libération

Être juif, est-ce que ça veut dire seulement aujourd'hui avoir subi tout cela, est-ce se définir par le passé ? C'est la question que pose ce film courageux.
France-Soir

Le terrible documentaire d'Eyal Sivan IZKOR (...) impose aux esprits libres une réflexion élargie à partir du même thème (...) Réflexion qui pourrait s'intituler : "le patrimoine de l'humanité" ou "les perversions de la mémoire
Le Monde Radio Télévision

Izkor est une vision hyper-critique du système éducatif israélien, illustré par les propos du Professeur Leibowitz qui souligne un usage extensif de la mémoire pour  justifier les actions du présent.
Jewish Press Agency

Il est facile de comprendre pourquoi le film de Eyal Sivan a offensé certains. Certains souvenirs ont atteint le statut de vaches sacrées et tout point de vue pas tout à fait révérencieux est tabou. Pourtant, Sivan est respectueux du souvenir et des évènements qu'il préserve, il s'interroge seulement sur les méthodes utilisées pour lui assurer un futur. Une vache sacrée à propos de laquelle l'interrogation n'est pas tolérée est à considérer suspecte pour un esprit alerte.
The Jerusalem Post

(...) Ce documentaire intelligent dresse un bilan surprenant de l'éducation en Israël. Dérangeant et instructif.
Le Parisien

Il faut regarder ce beau film d'Eyal Sivan (..) Il fait appel à un biais dont on reconnait la subjectivité, mais celle-ci peut se réveler comme une introduction passionnante -et dérangeante- à la construction de la mémoire collective.
Réforme

Izkor : un courageux questionnement dans cet admirable document à voir, impérativement.
Tribune Juive

L'indiscrétion : voilà paradoxalement ce qui fait l'intérêt du documentaire. A voir absolument pour mieux connaître les israéliens.
Actualité Juive

Izkor, documentaire certes iconoclaste et qui jette sa gourme, instillle justement l'incertitude en dégommant les dogmes. Un film impressionnant et douloureux.
Témoignage chrétien

Nul ne sort de ces deux heures indemnes.
L'Express

Eyal Sivan (...) ne s'est pas trompé de cible. La question posée par IZKOR, un film qui ne laissera personne indifférent, est en effet la suivante : quelle fonction occupe le mythe organisé et strucuré autour du thème-culte de la mémoire dans le fonctionnement et la reproduction du lien social en Israël , Là est l'intelligence du film. (...) Formidable télescopage (...) le film d'Eyal Sivan "dé-range" au sens où il remet en cause un ordre de classification (...) Un film qui est celui du courage. Celui de l'intellectuel pour qui le droit à la vérité et à la liberté du regard est sacré.
Revue d'Etudes Palestiniennes

Un film essentiel
Points critiques

Un documentaire terrible et courageux qui risque d'écorcher nombre de consciences. Les bonnes comme les mauvaises. Télé Poche

Formidablement dérangeant.
Télé 7 jours

Une remarquable analyse politique.
T.V Hebdo

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PRIX
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PRIX DE LA PROCIREP, mention spéciale du Jury
    FIPA, 1991

PRIX DE LA RECHERCHE, Biennale Européenne du Documentaire
    Marseille, 1991

OBJECTIF D'OR
    Tel-Aviv, 1991

           

           

© Ima Production [FR] | Reha Film [FR] | Adam [ISR] | FR3 [FR] | ZDF [ALL]

IZKOR

97 minutes | 16 mm | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1991
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres :
français, anglais, italien, espagnol, allemand, arabe

Auteur
Eyal Sivan

Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son

Rémy Attal
Monteurs

Jacques Cometz & Sylvie Pontoizeau
Producteur

Ruben Korenfeld

 

 

...


Ce DVD contient :

DVD5 [PAL]  97 mn | 4:3 | stéréo | momento production, 2006
VO : hébreu – ST : français, anglais, espagnol, italien
ISBN :
2-915683-02-6

150 €Prix Institutions




JAFFA*
La mécanique de l'orange 
Un film de Eyal Sivan
documentaire | 2009 | 88 mn | couleur | 16:9 | VOST

L’histoire de la Palestine et d’Israël s’articule autour de représentations, d’images et de clichés. Parmi tous ces symboles véhiculés et admis, un seul est commun aux deux : l’orange. Raconter l’histoire des Oranges de Jaffa, c’est raconter l’histoire de cette terre à travers un récit riche et bouleversant.

L’histoire de la Palestine et d’Israël s’articule autour de représentations, d’images et de clichés. Mais parmi tous ces symboles véhiculés et admis, un seul est commun aux deux : l’orange. Raconter l’histoire des Oranges de Jaffa, c’est raconter l’histoire de cette terre à travers un récit riche et plus bouleversant qu’on ne le pense.

Le film d’Eyal Sivan n’est pas qu’une façon de se souvenir. Il est davantage une entreprise de surgissement du passé à travers la mélancolie du présent. Les oranges de Jaffa ont beaucoup à nous dire. Et ce qu’elles nous disent est beau et triste. Beau, car à travers une recherche d’archives qui remonte à la naissance du cinéma, plusieurs mythologies, arabes et juives, se croisent et, ce que l’on a trop oublié, se conjuguent un temps. Triste, car l’aventure coloniale des sionistes se fondait sur l’oubli de l’orange, de son odeur, du fruit d’une terre, pour n’être plus qu’un produit d’exportation.

Dans Jaffa, la mécanique de l’orange, se rencontrent la poésie, la peinture, le cinéma, les travailleurs de l’agrume et les historiens, la mémoire et le présent. Car sans l’orange, il n’est pas de futur possible.

«

Le message d'une colonisation qui apporterait le progrès dans un monde de désolation se trouve tourné en ridicule. (...) Le film mérite d'être vu pour les questions qu'il suscite chez le téléspectateur.
Le Monde

 Un travail de mémoire remarquable.
Télérama

L'un des intérêts de ce film réside dans la palette des personnages interrogés. (...) Tous apportent un vibrant témoignage sur la vie à Jaffa, avant que les oranges ne deviennent le symbole du renouveau d'Israël.
TéléObs

Avec Jaffa, la mécanique de l'orange, Eyal Sivan dévoile par une métaphore un siècle d'histoire israélo-palestinienne.
Politis

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 PRIX
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PREMIÈRE MONDIALE EN COMPÉTITION OFFICIELLE
    IDFA, Amsterdam, 2009
 
PRIX DU JURY INTERNATIONAL DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE
    Filmmaker, Milan, 2009

MENTION SPÉCIALE JEUNE JURY
    Filmmaker, Milan, 2009
 
PRIX DU MEILLEUR MONTAGE
    Soleluna International documentary film festival on Islam and the Mediterranean, Palermo, 2010

 

SÉLECTIONS FESTIVALS
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IDFA, International Documentary Film Festival, Amsterdam, 2009
Filmmaker, International Documentary film festival Milan, Italy, 2009
Full Frame Documentary Film Festival Durham, NC, USA, 2010
Nicosia International Documentary Film Festival, Cyprus, 2010
Bafici, Buenos Aires International Film Festival, 2010
Bergamo Film Meeting, Bergamo, Italy, 2010‬
Beldocs, Belgrada, Serbia, 2010‬
London Palestine Film Festival, London, UK, 2010
Toronto Jewish Film Festival, Canada, 2010
Visions du Réel, Nyon, Switzerland, 2010
Planet Doc Review Festival, Warsaw, Poland, 2010
Documenta Madrid 10, Madrid, Spain, 2010
Globale FIlmfestival, Berlin, Germany, 2010
Documentartist International Film Festival, Istanbul, Turkey, 2010
Sarajevo International Film Festival Sarajevo, Bosnia and Herzegovina, 2010
Dokufest International Documentary and short Film Festival, Prizon Republic of Kosovo, 2010
Boston Palestine Film Festival, 2010
Visoes do Sul, Mostra Internacional de Cinema de Portimao, Portimao Algarve, Portugal, 2010
Memorimage Film Festival Reus, Catalonia Spain 2010
VERZIO International Human Rights Documentary Film Festival Budapest Hungary 2010

 

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© Trabelsi productions [ISR] l Alma films [ISR] l the factory [FR] l Luna blue film [BE] l WDR [ALL] l NOGA Channel8 [ISR] l RTBF [BE]


JAFFA, LA MECANIQUE DE L'ORANGE

88 minutes | Vidéo | Color | 16:9 anamorphic | Stéréo | 2009
Lieux de tournage : Israël, France
VO : hébreu, arabe
Sous-titres : français, anglais, italien espagnol, allemand, hébreu, arabe


UN FILM DE

Eyal Sivan


AVEC PAR ORDRE D’APPARITION
Sami Abou Shahadeh - Ismaïl Abou Shahadeh - Haïm Gouri
Rona Sela - Elias Sanbar - Amnon Raz Krakotzkin - Gideon Makoff
Aviezer Chelouche - Tomer Chelouche - David Tartakover
Gideon Ofrat - Kamal Boullata - Moustapha Kabha
Mouhamed Hassouna - Shlomo Rizman - Arnon Yitzhaki
Mahmoud Yazbak - Doudik Shalit - Yosef Nahmias
Tal Amit - Roni Nakar - Zvi Kenan

ASSISTANT REALISATEUR

Erez Miller

IMAGE

David Zarif
PRISES DE VUES ADDITIONNELLES

Vincent Fooy
Rémi Lainé
Shafir Sarusi
SON

Oren Raviv
Jean-Jacques Quinet
Asher Saraga
MONTAGE

Audrey Maurion
ANIMATION AFTER EFFECT

Erez Miller
CONCEPTION GRAPHIQUE

Armelle Laborie
MONTAGE SON ET MIXAGE

Jean-Jacques Quinet
ASSISTÉ DE

Damien Defays
DOCUMENTALISTES

Marie-Nicole Feret
Tamar Katz
Yodfat Getz
BANC-TITRE

Rahman Chowdhury
Fred Brown
CONFORMATION ET ÉTALONNAGE

Matthew Hawkins
CHARGÉE DE PRODUCTION ISRAEL

Galit Cahlon
ASSISTANT OPÉRATEUR
Nati Yehezkel

ASSISTANTE MONTEUR

Pascale Alibert
TRANSFERTS

Michael Mograbi Berger
ADAPTATION

Catherine Neuve-Eglise

AVEC LES VOIX FRANÇAISES DE
Jean-Mars Delhausse - Thierry Janssens
Serge Kestemont - Fabienne Loriaux
André Pauwels - Philippe Résimont
Philippe Tasquin - Patrick Waleffe

TRANSCRIPTIONS ET TRADUCTIONS
Noa Ben Shalom
Rozeen Bisharat
Oriane Charpentier
Omaya Seddik
Awatef Shiekh
Louise Williams
 

RECHERCHES COMPLÉMENTAIRES
Yaakov Gross
Teresa Smith
Joan Yoshiwara
Kathrin Wildhagen
 

ADMINISTRATION DE PRODUCTION
Laurence Bertron
 

SERVICE JURIDIQUE
Vered Cainar

MOYENS TECHNIQUES
Brown & Altman, Tel-Aviv
MATRIX EAST RESEARCH LAB (MERL)
School of Humanities and Social Sciences
University of East London, UK
Haim Bresheeth , Steve Lauder
AUDITORIUM

Studio 5 sur 5,  Bruxelles
MASTERISATION

Puzzle Film & Vidéo,  Bruxelles
SOUS-TITRES

Nice Fellow, Paris

ARCHIVES
BFI National Archives
British Movietone
British Pathé
Footage Farm
Imperial War Museum
L’Atelier des Archives
Gaumont Pathé Archives
Ina
La Maison de la Pub/DR
Archives RTBF - Télévision belge
WDR Archives
Axelrod Collection - Jerusalem Cinematheque - Israel Film Archive
Citrus Marketing Board of Israel
IDF Archive
Israel Broadcasting Authority
Israel Film Services
Keren Kayemeth Le'Israel - Jewish National Fund
Steven Spielberg Jewish Film Archive - Hebrew University of Jerusalem
- Central Zionist Archives
United Studios Archive - Herzliya Studios Ltd
Yad Tabenkin Archive
Ramattan news agency
Library of Congress
Nara

CREDITS PHOTOGRAPHIQUES
Library of Congress, Prints & Photographs Division
Visit Palestine LC-USZC4-8342,
G. Eric and Edith Matson Photograph Collection
State of Israel - National photo collection : Daniel Kaplen Zoltan Kluger
Keren Kayemeth Le’israel - Jewish National Fund : Dov Daphnai,
Zoltan Kluger, Ben Noam, Joseph Zweig
Collection Ilan Roth, Herzliyah
Yaakov Ben dov - Werner Braun - Mula Eshet - François Scholten - Khalil Raad - Roger-Viollet

CREDITS ARTISTIQUES
Emad Abdel Wahhab - Tamam Al-Akhal - Mohieddin Al Labbad - Hilmi Al Touni - Isaam Bader
Nachum Guttman - Abdel Aziz Ibrahim - Raili Liaho - Loeb - Sliman Mansour - Kamil Mughanni
Marc Rubin - Reuven Rubin - Fares Samoor - Ismail Shammout - Suzanne - Zan Studio - Adnan Zbeidi
Ivette & Mazan Qupty Palestinien art collection
David Tartakover private Collection
Nachum Guttman Museum of Art
Reuven Rubin Museum
Collection musée Air France, service du patrimoine historique et culturel d'Air France
The Palestine Poster Project Archives - Liberation Graphics - Dan Walsh

EXTRAIT FICTION
Les Hirondelles ne meurent pas à Jérusalem
Réalisé par Ridha Behi
- Production Baba Films - Alya Films

MUSIQUES
Les oranges de Jaffa - Paroles de Jean Marcland / Musique de Joseph Mengozzi
© Warner Chappell Music France
Yafa - Musique de Reem Kelani / Poésie de Mahmoud Salim al-Hout
Interprétée par Reem Kelani / Piano : Zoe Rahman
Yaffa - Rahbani Brothers, Joseph Azar
Yafa Albal - Ghazi Sharqawi
Eshkolit - Traditionel, Zeev Havatselet, Hadudaim, édité par : Eastronics
Shuvi shuvi la pardes - Yehudith Ravitz Meir Wiezelter Arik Sinai, édité par NMC united
Tapuah zahav - Yohanan Zarai Hayim Hefer Shlishiat Gesher Hayarkon, édité par Israphon
Bapardes layad hashoket - Nurit Hirsch, Yoram Taharlev, Yehoram Gaon, édité par NMC united
Mi ivne bait - Nachum Nardi, Levin Kipnis, Ofra Haza, édité par Hed Arzi music, NMC united
Be’mdinat ha’tapuz - Efraim Shamir, édité par Anana LTD, Mohar Eli, Rivka Zohar,
Edité par Hed Arzi music, NMC united

TOUS DROITS RÉSERVÉS


TOUTES LES ARCHIVES CONTENUES DANS CE FILM ONT ÉTÉ REMONTÉES


REMERCIEMENTS
Tamam Al-Akhal - Ridha Behi - Tal Ben Zvi - Ronit Chacham - Mona Deeb
Anat Even - Lily Farhoud - Shmulik Grub - Patrick Hepner - Armelle Laborie
Yaël Lerer - Maria Nadotti - Laura Malacart - Merav Ram - Adrian Rivkin
Rasha Salti - Nava Schreiber – Naomi Shavit - Karin Sivan – Dror Osnat
Uri Aylon - Nurit Bat Yaar - Guy Binshtok - Sameer El-Hajj - Mula Eshet
Avner Kahanov - Mazan Qupty – Dan Yahav
Sinai Abt - Gad and Yoav Ben Artzi - Nahman Ingbar - Lior Ohad
Eyal Openhaim - Minkov Museum - The first orchard in Rehovot
Carmit Rapaport - Society for Preservation of Israel Heritage Sites Hadas Beeri
Kaleen Gay-Para - Aloïse Jancovic - Laureline Edom - Nicolas & Camille Couderc

UNE COPRODUCTION
Trabelsi Productions
Osnat Trabelsi
Ori Duvnov
Talia Salomon
Alma Film
Arik Bernstein
the factory
Frank Eskenazi
Hortense Quitard
Claire Cochard
Eurydice Calméjane
Luna blue film
Serge Kestemont
Héléna Fages
Charlotte Bosquet
Nacho Carranza - Denis Delcampe
Bart Decoster - Ingrid Ingelrham
Catherine Kessels
WESTDEUTSCHER RUNDFUNK (WDR)
Responsable documentaires Jutta Krug
NOGA Communications - Channel 8
Développement projets Liran Atzmor
RTBF (télévision belge)
Productrice associée Annick Lernoud
Chargé de production Philippe Antoine
Responsable documentaires Wilbur Leguebe

AVEC LE SOUTIEN DE
Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique
et des Télédistributeurs wallons
Centre National de la Cinématographie
Procirep - Société des Producteurs
Angoa

AVEC LA PARTICIPATION DE
Radio–Canada
Jean Pelletier, Georges Amar
Télévision Suisse Romande (TSR)
Unité des Films Documentaires
Irène Challand, Gaspard Lamunière
France Télévisions
Pôle Documentaires
Pierre Block de Friberg
Carlos Pinsky
Barbara Hurel
Philippe Le More
Valérie Verdier-Ferré
Presse
Philippe Broussard
 

www.trabelsiproductions.com

www.eyalsivan.net

Cinémas Utopia

Festival Visions du Réel

France 5 

Palestine Poster Project

Ce DVD contient :

1 DVD 9 Multizone [+ NTSC]  178 mn | 16:9 | Dolby 0.2 | momento! 2010
VO : arabe, hébreu, français, anglais
ST : arabe, hébreu, français, anglais, espagnol, italien, allemand, turc
BONUS [90 mn]
version TV + interview réalisateur + diaporama + cartes historiques

ISBN : 2-915-683-10-7

150 €Prix Institutions




LES ENFANTS D'ARNA*
 
Un film de Juliano Mer Khamis
documentaire | 2004 | 84 mn | couleur | 16:9 | VOST

Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis, le réalisateur, avait fondée avec sa mère Arna dans les années 1980, dans le camp de réfugiés de Jenine. Il avait alors tourné les répétitions et les représentations.  Il est retourné à Jenine en avril 2002, pour voir ce qu'étaient devenus les enfants qu'il y avait connus.

Youssef a commis un attentat-suicide en 2001. Ashraf a été abattu par l’armée israélienne en 2002. Alla commandait un groupe de combattants résistants jusqu’à sa mort, en 2003. Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis, le réalisateur, avait fondée avec sa mère Arna à la fin des années 1980, dans le camp de réfugiés de Jenine.

Née d’une famille sioniste et ancienne du Palmach, Arna avait épousé un palestinien dans les années 50. Le théâtre pour enfant qu’elle avait fondé avec l’aide de son fils se voulait un exutoire pour des enfants vivant sous l’occupation. Entre 1989 et 1996, Juliano avait alors tourné les répétitions et les représentations. Il est retourné à Jenine en avril 2002, pour voir ce qu’étaient devenus les enfants qu’il y avait connus.


«

Un documentaire qu'il faut voir. Un film qui suscitera la controverse quant à sa représentation sans concession de la lutte palestinienne. "Les enfants d'Arna" dresse un portrait de groupe effrayant, et conséquence de l'occupation.
Variety

Les enfants d'Arna" propose un regard rare et poignant sur les vivants et les morts d'une génération perdue de Palestiniens.
The Washington Post

Ce film peut être résumé en quelques mots : un coup de poing dans le ventre.
Israel Channel 2

» 

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PRIX
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MEILLEUR DOCUMENTAIRE DE LONG-MÉTRAGE, Tribeca Film Festival
USA

FIPRESCI, MEILLEUR PREMIER FILM DOCUMENTAIRE, Hot Docs Film festival
Canada

MEILLEUR PREMIER FILM DOCUMENTAIRE, One World film festival
République tchèque

THE DUTCH ACADEMY AWARD POUR LE MEILLEUR DOCUMENTAIRE
Hollande, 2004

           

           

© Trabelsi productions [ISR] | Pieter van Huystee Film [HOLL] | IKON Television [HOLL]

LES ENFANTS D'ARNA

84 minutes | Vidéo | 16:9 | Stéréo | 2005
Lieu de tournage : Jenine, Palestine
VO : arabe, hébreu, anglais
Sous-titres : français

Auteur
Juliano Mer Khamis

Réalisateurs
Juliano Mer Khamis et Danniel Danniel

 

 

www.trabelsiproductions.com

Ce DVD contient :

DVD 5 [Multizone]  84 mn | 4:3 | stéréo | momento production, 2006
VO : arabe, hébreu, anglais ST : français
ISBN : 2-915683-04-2

150 €Prix Institutions




LES JARDINIERS*
de la rue de martyrs 
Un film de Leïla Habchi et Benoît Prin
documentaire | 2003 | 81mn mn | couleur | 16:9 | VOST


Près de 40 ans après la fin de la guerre d'Algérie, dans un jardin ouvrier du Nord de la France à Tourcoing, Français et Algériens cultivent leur bout de terre. Ces hommes ont été les appelés, les militants du F.L.N ou les "harkis" d'une guerre coloniale menée par la république française.

Près de 40 ans après la fin de la guerre d'Algérie, dans un jardin ouvrier du Nord de la France à Tourcoing, Français et Algériens cultivent leur bout de terre. Ces hommes ont été les appelés, les militants du F.L.N ou les "harkis" d'une guerre coloniale menée par la république française.

Ce jardin est donc le lieu d'une mémoire multiple où se retrouvent des hommes qui auraient pu se rencontrer à la guerre ou à l'usine. C'est la culture d'un potager, activité universelle s'il en est, qui les rassemble ici.

Contemporains à distance d'une histoire commune, parfois indifférents voir hostiles les uns aux autres pour des motifs culturels, sociaux ou politiques, ils travaillent côte à côte le même morceau de terrain.



«

C'est toute l'histoire, complexe et douloureuse, de la relation entre deux pays indissolublement liés qui surgit de ces témoignages recueillis par Leïla Habchi et Benoît Prin.
Le Monde

le documentaire met subtilement au jour la mémoire meurtrie et l’avenir parfois oblitéré.
Télérama

Les jardiniers de la rue des Martyrs prend le temps qu'il faut à la mémoire pour exhumer ses zones les plus sombres. (…) un documentaire lucide et captivant
La Libre Belgique


Quarante ans après la fin de la guerre d'Algérie, les souvenirs sont toujours à fleur de peau... Du 10 au 19 février, la chaîne européenne ARTE propose une programmation spéciale sur l'Algérie, dans le cadre de "Djazaïr, une année de l'Algérie en France". Entre autres documentaires à voir cette semaine-là, on remarque un reportage intitulé Les jardiniers de la rue des martyrs, qui sera diffusé ce lundi10 février à 22 h 35. Dans un jardin ouvrier de Tourcoing, des retraités français et algériens cultivent côte à côte leur petit lopin de terre. De près ou de loin, tous ont vécu la guerre d'Algérie. Ils avaient une vingtaine d'années à l'époque, ils ont la soixantaine aujourd'hui. Les Français étaient des appelés du contingent, les Algériens des militants du FLN (qui luttaient pour l'indépendance) ou bien des Harkis (ces Algériens qui se sont battus aux côtés des Français). Debout sous le soleil du Nord, au milieu de leurs pommes de terre et de leurs carottes, ou l'arrosoir en main autour du point d'eau communautaire, ils n'en finissent pas de refaire l'Histoire, de justifier leurs choix, de se souvenir et de se réconcilier. Enfin presque : Ils sont à la fois humbles et fiers, la parole émerge par bribes, pleine de bon sens mais aussi de non-dit, de douleur et de nostalgie. Ce documentaire d'une heure et demie, poignant, tourné en 2002, est l'œuvre de Leïla Habchi et Benoît Prin.
Nord Eclair


Un lopin de terre. L'un de ces jardins ouvriers comme il en existe partout en France. Ici, c'est à Tourcoing, rue des Martyrs, entre des HLM et une route nationaIe. Amar, Bachir, Mohamed et les autres y cultivent tomates, piments, courgettes... Ils binent, sarclent, arrosent et se vannent : "Vous n'êtes pas dégourdis à Constantine !" Avec humour et dérision, ils, racontent la misère, l'odeur des figues mûres au bled et, surtout, l'exil. Les "sacs d'argent" qu'ils pensaient remplir en une année. Leurs enfants sont venus, ils sont restés.
A deux pas, d'autres jardiniers, des retraités français à l'accent ch'ti si prononcé qu'on leur amis des sous-titres. Roger, responsable de l'ouverture des vannes pour l'arrosage, raconte que l'eau cristallise ici les tensions. C'est une "obsession" pour les Arabes, estiment les Français, "ils n'en ont jamais assez". Comme si l'eau symbolisait le pain que ces étrangers viennent manger, mais, devant la caméra, on reste très courtois. "Quand on était avec la France, on était des gens bien, commente l'un des Algériens, le jour où elle nous a amenés ici, elle nous a laissé tomber." Tous n'étaient pas du même bord pendant la guerre d'Algérie. Certains ont porté des valises pour le FLN. D'autres, harkis, ont combattu, dans le camp français.
Des deux côtés, ils disent "la contrainte et la peur". "Vous discutez de la guerre avec eux (les Algériens, ndIr) ?", interroge la réalisatrice, Leïla Habchi. "Non, j'aime mieux pas, explique un ex-appelé français. J'ai trop vu d'atrocités (...) j'aime mieux pas parler de ça, ça finirait mal." Dans ce jardin communautaire, on cultive la même terre mais sans se mélanger plus que ça : "Quand il y a des Arabes, on les met plus par là, pour qu'ils soient ensemble."
Libération


ABDALLAH, Abderrhaman, Ahmed, Allal, Ali, Amar, Bachir, Cherif, Hammou, Lakhdar, Mohamed, Nordine… Ils étaient venus pour un an et sont restés. Certains sont arrivés peu après la fin de la guerre 1939-1945, d'autres dans les années 1950 ; d'autres encore (les harkis) en 1962. Ils ont travaillé dans le bâtiment, dans les usines, partout où l'on avait besoin d'eux. Maintenant, ils sont retraités et cultivent un carré de terre dans le jardin ouvrier de la rue des Martyrs, à Tourcoing (Nord), à côté de retraités français.

Abdallah et les autres sèment, plantent, repiquent, arrosent _l'arrosage c'est une obsession chez eux et une source de friction avec Roger, le responsable de l'ouverture des vannes. Ils bêchent, binent, sarclent, désherbent. La récolte est belle. Carottes, oignons, navets, tomates, haricots verts, batavias, pommes de terre... tout vient en abondance dans cette bonne terre du Nord. Tout en s'activant, ils font la conversation, parlent de jardinage, se souviennent de leurs parcours. Ouvriers agricoles dans l'Algérie colonisée ou travailleurs arabes dans la France en lutte contre les "rebelles", ils sont marqués à jamais par la guerre d'indépendance, qu'ils racontent dans un arabe mêlé de français. Ils "n'ont pas tous fait le même travail",  mais ils "en ont tous bavé". Les uns se sont "battus pour la révolution algérienne", les autres ont "travaillé" avec la France (le plus souvent pour protéger leur famille). 

Quarante ans après, si le retraité français "ancien combattant d'Algérie" -critique à l'égard des pieds-noirs et de la Légion autant que du FLN- préfère éviter le sujet de la guerre avec les jardiniers arabes, anciens militants du FLN et harkis l'évoquent calmement. Au bout du compte, les deux camps se sentent perdants puisque, au lieu d'installer durablement la démocratie, la "révolution algérienne" a sombré dans une "deuxième guerre" qui diffère leur retour, une fois de plus.

C'est toute l'histoire, complexe et douloureuse, de la relation entre deux pays indissolublement liés qui surgit de ces témoignages recueillis par Leïla Habchi et Benoît Prin.
Le Monde radio télévision

Ils s'activent autour des carottes, des courgettes, se connaissant tous. Dans ce jardin ouvrier près de Tourcoing, la caméra suit des Algériens qui vivent en France depuis une trentaine d'années, quelquefois plus. Ceux qu'on appelle les harkis. Les "Français" aussi ont leur lopin à cultiver, mais un peu plus loin, pour les laisser tranquilles, ensemble. Ils racontent leur arrivée en France, leur vaine tentative pour exister dans ce pays pour lequel ils se sont battus, où ils pensaient ne rester que six mois, "le temps de remplir le sac d'argent".

Ils n'ont jamais trouvé cet eldorado tant espéré, ni connu la "France, terre d'accueil". L'indifférence des Français pour leur situation n'a éveillé qu'amertume et résignation. Rejetés ici et là-bas. Parce qu'ils ont dû s'engager, contre leur pays, dans l'armée française qui les menaçait de mort ; parce qu'ils ont dû quitter l'Algérie après l'indépendance, sous peine de représailles. Ils ne sont pas français, ils ne sont plus algériens : "J'ai essayé une fois de retourner en Algérie, raconte l'un d'eux, Ils ne m'ont pas laissé passer. "Tu as été contre ton pays", m'ont-ils dit. Comment veux-tu qu'on te laisse entrer ?" Un voisin français raconte son expérience de la guerre d'Algérie, la peur d'être égorgé et l'horreur des villages massacrés par l'armée. Mais, entre eux, les Jardiniers de la rue des Martyrs n'en parlent jamais.
La vie

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SÉLECTIONS FESTIVALS
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États généraux du documentaire de Lussas, 2003

           

           

© Momento l Vidéorème l Leitmotiv Production l C.R.R.A.V. l C9 Télévision

LES JARDINIERS DE LA RUE DES MARTYRS
81 minutes
| Vidéo | Couleur | 16:9 | 2003
Lieux de tournage : France

 VO : français & arabe
Sous-titres : français, anglais

À la mémoire de
Omar HABCHI
Un film de

Leïla HABCHI et Benoît PRIN

 

Avec l'aimable participation de
Abdallah, Abderhaman, Ali, Allal, Amar, Ahmed et son épouse, Bachir, Chérif et son épouse, Edmond, Hammou, Jean, Lakhdar, Michel, Mohamed, Nordine, Raymond, Roger. Ainsi que tous les jardiniers de la rue des martyrs de Tourcoing.


Un film réalisé et produit par
Leïla HABCHI et Benoît PRIN
assistés de

Linda CHORAB
Image
Linda CHORAB
Leïla HABCHI
Son
Benoît PRIN
Montage
Ruben KORENFELD
Corinne BACHY
Benoît PRIN
Assistante Montage

Eulalie KORENFELD
Montage son

Coline BEUVELET
Conformation & étalonnage

Eric SALLERON
Traductions

Leïla HABCHI
Linda CHORAB
Benoît PRIN
Productrice exécutive
Armelle LABORIE
Producteur délégué
Eyal SIVAN
Producteurs associés
Ourida FAHRI
Jérôme AMIMER
Christian LAMARCHE
François TAVERNIEZ
 

une coproduction
Momento !
Vidéorème
Leitmotiv Production
CRRAV
C9 Télévision

Musique
Bachir en improvisation à la gesbah
"Ya Malik Elmoulouk" de El Hadj M'Hamed ELANKA © Club du disque arabe

Moyens techniques
CRRAV
Vidéorème (Roubaix)
Collège de l'Europe (Tourcoing)
C9 Télévision (Lille)
GSARA (Bruxelles)
Sylicone (Paris)
Avidia (Paris)
 

Avec le soutien de
Centre national de la Cinématographie
La Région Nord-Pas de Calais
La Région Limousin, de l'Etat - Direction Régionale des Affaires Culturelles du Limousin,
Le Fond d'Action Sociale (F.A.S.)
La ville de Tourcoing
La Caisse des Dépôts et Consignations
La ville de Roubaix
La D.R.A.C. Nord – Pas de Calais
Le G.S.A.R.A. Bruxelles
Le collège de l'Europe de Tourcoing
C9 Télévision

Développé avec le soutien du
Programme Media de la Communauté Européenne
 

Nous remercions pour leur aide et leurs conseils
Chabha ANSEUR, Zoubeïda ATHAMNIA, Samia AYEB, Luc BAELE, Abdelkader BENTOUIL, Moussa BOUBZIZ, Horia CHEUFRI, Patrice DEBOOSERE, Olivier DEROUSSEAU, Fadma EL BAZ, Jamal EZ ZOUAINE, Anne-Marie FAUX, Jean-René GENTY, Sonia GAUMONT, KERMIT, Mounir LAOUANI, Robert NAVARO, Samy NYUNUYANTU, Omar TARY.

 

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Ce DVD contient :

1 DVD5 [PAL]  81 mn | 16:9 | stéréo | momento! 2003
VO : français, arabe ST : français, anglais
ISBN : 2-915683-03-4

150 €Prix Institutions




POPULATIONS EN DANGER*
Burundi/Rwanda/Afghanistan/Bosnie 
Un film de Eyal Sivan et Alexis Cordesse
documentaire | 1997 | 4 X 13 mn | N/B | 16:9 | VOST


Réalisés sur la base de reportages photo, ces films durs et poétiques à la fois ouvrent à l'émotion et à la réflexion sur des événements politiques. Cette série a été réalisée en partenariat avec Médecins Sans Frontières.

Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard
C’est dans l’indifférence générale qu’eut lieu le génocide du Rwanda (Itsembatsemba). Le 6 avril 1994, la rage purificatrice s’abattait sur le pays. En cent jours, militaires et miliciens (interhamwes) massacraient au moins 700.000 Tutsis. Les images de ce film ont été prises deux ans après le génocide, en avril 1996. Les extraits sonores proviennent de la Radio Télévision Libre Mille Collines (RTLM) et datent d’avril-mai 1994. RTLM commença à émettre dès 1991 avec l’aide du pouvoir et joua un rôle essentiel dans le déclenchement et la coordination des tueries.



Burundi, sous la terreur
Burundi, le 21 octobre 1993 : le Président N’Dadaye, démocratiquement élu, est assassiné par un groupe d’officiers tutsis. Un nouveau cycle de représailles et de contre-violences s’enclenche sous la pression des milices et partis extrémistes qui entretiennent les haines raciales et attisent la terreur. Les pogroms se succèdent, des dizaines de milliers de personnes deviennent des réfugiés dans leur propre pays. 



Foca, absolute Serbia
Avril 1992, la guerre éclate en Bosnie-herzégovine. Les milices serbes bosniaques, appuyées par l'armée yougoslave, s'emparent des deux tiers du territoire, menant une stratégie de terreur contre Musulmans et Croates. Ce film a été réalisé à Foca, cinq ans après la conquête de la ville par les nationalistes serbes. Les documents sonores proviennent d'interviews menées auprès de la population et d'extraits des actes d'accusation délivrés par le procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie à l'encontre de huit miliciens locaux. Il n'y a plus aucun Musulman ni Croate à Foca, la ville s'appelle désormais Srebjne.



Kaboul, de guerre lasse
Après dix ans d'occupation russe et trois années de combats contre le régime communiste de Najibullah, Kaboul tombe en avril 1992 aux mains des moujahidin. Epargnée jusqu'alors, la capitale afghane devient le théâtre d'affrontements sanglants entre milices. Les images de ce film ont été prises en janvier et février 1995, alors que la capitale était assiégée.


 

AUTOUR DE LA SÉRIE

À l'occasion du 25ème anniversaire de Médecins sans Frontières
à partir de l’ouvrage “Populations en danger 1996” Edition La Découverte
 
Populations en Danger : RWANDA - BURUNDI - AFGHANISTAN - BOSNIE
4
courts-métrages ciné-photographiques de Eyal SIVAN et Alexis CORDESSE

À l'occasion du 25ème anniversaire, en décembre 1996, de l'organisation Médecins sans Frontières, la société de production momento!  présente une série de courts-métrages d'une durée maximale de 14 mn chacun, réalisés à partir des reportages photos en N&B de Alexis Cordesse et faisant état – conformément à Populations en Danger , rapport annuel publié par l'organisation Médecins sans Frontières – des situations critiques nécessitant l'aide humanitaire. C’est à partir de la liste des pays en crise retenue dans le rapport paru en 1996 qu’ont été sélectionnées, dans un premier temps, les quatre situations qui font l’objet des courts-métrages. Cela dit, ces courts-métrages ne sont en aucune manière la promotion, ni même la simple illustration de l'action de terrain des membres de MSF. Leur projet, quoique lié de fait à l'action humanitaire, a davantage pour ambition de proposer un nouveau regard sur la “photographie humanitaire”.

Destinés à la diffusion télévisuelle et cinématographique, ces courts-métrages pourront par ailleurs donner lieu à l'édition d'une cassette vidéo complétant le rapport Populations en Danger. Les plans cinématographiques composant les courts-métrages (ou, en d'autres termes, les photographies qui furent prises dans l'optique de leur futur montage en film) pourront faire l'objet d'une publication de presse, ainsi que d'expositions traitant aussi bien des nouvelles formes d'écriture photographique, que du reportage journalistique et de ses rapports avec l'action humanitaire.

Déclinable dans ses formes, ce projet l’est aussi en extension, ouvert par principe à de futurs reportages sur les populations déjà menacées. Sont ainsi prévus, par la suite, des reportages sur le Sud-Soudan, le Zaïre, la Sierra Leone, le Libéria, la Tchétchénie...Pour l'heure, quatre courts-métrages portant respectivement sur le Rwanda, le Burundi, l'Afghanistan et la Bosnie-Herzégovine sont déjà réalisés, ou en cours de réalisation.

Provoquée par l'actualité, leur réalisation n'est pas pour autant inscrite dans le présent de cette actualité, au sens où le sont en revanche, chacune à leur manière, les interventions du secouriste et celles de l'envoyé spécial. Il s'agit bien moins de travailler dans l'urgence, c'est-à-dire à la hâte et dans la précipitation, que face à l'urgence, l'espace dégagé par ce face à face étant celui d'un film – ce film que se fait précisément l'observateur dans sa tentative non pas de voir l'actualité, mais de la dire, visuellement. Il s'agit en somme d'un travail d'urgence , à condition d'entendre l'urgence dans son acception rénovée : l'urgence, c'est donc l'état d'une conscience en alerte qui, du stade esthétique de la perception de l'horreur, est passée au stade éthique de détermination d'un principe d'action. Or, si l'action est ici celle d'un regard conscient, traiter autrement l'image, c'est concevoir l'image comme la représentation, non de la confusion des sentiments, mais de la perspicacité d'un témoignage qui, sous la parure de l'horreur, dénude la singularité de la situation. Qui dit nouvelle posture photographique, dit nouvelle temporalité ; paradoxalement, l'urgence telle que nous l'entendons suppose la patience. Elle exige que le photographe prenne son temps pour cerner la singularité des situations ; temps de participation à la situation, ce que préconisait déjà William Eugene Smith ; temps de narration de la situation dans un travail postérieur de montage des photographies en courts-métrages.

Comment voir et faire voir la détresse, la souffrance, des morts scandaleuses ignominieusement perpétrées, les mutilations et les râles de vies agonisantes, le dénuement et la précarité ? Bref, comment éviter les deux impasses qui, chacune à une extrêmité, menacent cette tentative : représenter la réalité du mal, sans d'une part tomber dans la vaine tentative d'en égrener, d'en épeler les détails, lesquels finissent par se confondre tous dans leur commune atrocité ; et sans d'autre part montrer la souffrance sous la forme pieuse et pitoyable d'une icône des temps modernes ?
Comment , en un mot, et pour citer Jorge Semprun, jeter la lumière sur “la ténèbre qui nous est échue en partage” ?

Tel est bien le fond de la crise que traversent aujourd'hui le reportage journalistique, la photographie de guerre et ce que l'on appellera, faute de mieux, la “télé-photographie humanitaire”. Tel est en tout cas l'un des problèmes majeurs auquel se heurte une profession de reporters à bout de souffle, telle est la faiblesse de ce “mauvais genre” photographique, relevé depuis 1986 par Fred Ritchin qui décrivait le photojournalisme comme “une forme de voyeurisme pervers, [qui] ne répond plus qu'à un besoin de divertir, légitimé par le besoin de savoir”. Nous sommes, dit Régis Debray, la première culture dans l'Histoire “à en croire nos yeux”. Il faut donc faire avec les images, faire avec la séduction des images; mais comment faire pour déjouer le sortilège du “rien que pour vos yeux” ?

Là réside en effet le véritable défi du projet: outre l'ambition de sensibiliser et d'informer l'opinion par d'autres voies que la presse écrite et les journaux télévisés, il s'agira d'initier un léger déplacement du regard photographique, des expressions phénoménales du mal, aussi réelles et importantes soient-elles, vers les fondements de ce mal. Par-delà l'apparence du mal, il s'agira, en s'appuyant sur la spécificité de la photographie – sa capacité à figer l'instant – et en empruntant au cinéma ses ressources sonores et rythmiques, de proposer les éléments d'une analyse.

Ce faisant, et contre toute attente, ce travail “ciné-photographique” promettra un retour à davantage d'objectivité, si l'objectivité est la qualité réflexive qu'un regard fasciné, médusé par les excès de l'horreur, a définitivement perdue. Objectivité que Jorge Semprun désignait comme “l'essentiel” dans son témoignage sur le génocide perpétré par le régime nazi :

L'essentiel, c'est de parvenir à dépasser l'évidence de l'horreur pour essayer d'atteindre à la racine du mal radical, das radikal Böse. Car l'horreur n'était pas le Mal, n'était pas son essence du moins. Elle n'en était que l'habillement, la parure, l'apparat. L'apparence, en somme. On aurait pu passer des heures à témoigner sur l'horreur quotidienne sans toucher à l'essentiel de l'expérience du camp.

Sont ainsi définis conjointement forme et projet de ce que nous proposons comme un nouveau traitement de l'image. Celui-ci consistera à construire l'ensemble photographique en une forme narrative, en un discours: utiliser les photographies comme autant de plans cinématographiques, assemblés en séquences pour constituer des scènes dont l'ensemble racontera une histoire, sur fond de documents sonores et d'ambiances enregistrées en direct. Témoigner, construire la mémoire photographique de l'Histoire contemporaine, c'est en effet inventer une stratégie audio-visuelle permettant de rester fidèle à telle situation singulière ; c'est en somme raconter des histoires vraies. Le montage cinématographique permettra de déployer la photographie dans de nouveaux espaces discursifs — espaces stéréophoniques où les sons et le rythme de défilement des images créeront des effets de sens. Montrer l'Histoire à travers de petites histoires : c'est restituer sous la forme de scénarios les situations d'urgence d'une série d'États, les états d'urgence.


«

à propos de Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard :
Détournant le ton et le format du reportage-télé, Eyal Sivan poursuit ainsi sa réflexion sur la représentation du génocide et l'utilisation politique de la mémoire.
Connaissance des Arts

» 

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PRIX
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GOLDEN GATE AWARD
     San Fransisco International Film Festival, 1997

MENTION SPÉCIALE
     Festival international du film documentaire et court-métrages de Bilbao, 1997


SÉLECTIONS FESTIVALS
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     Itsembatsemba, Rwanda un génocide plus tard

 Documenta XI, Cassel, 2002
 Internationale Kurzfilmtage Oberhausen, 2003
 International Human Rights Film Festival, Ramallah-Tel-Aviv, 2000
 Amnesty International Film Festival, Amsterdam, 1998
 Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
 Human Rights Watch International Film Festival, 1997
 Festival Cinéma du Réel, Paris, 1997
 International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996 

     Burundi, sous la terreur
 Rencontres Cinématographiques de Seine St Denis, Résistance, 1998
 International Documentary Film Festival Amsterdam, 1996 


           

           

© État d'urgence [FR] momento production [FR]  

ITSEMBATSEMBA, RWANDA UN GÉNOCIDE PLUS TARD

13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Rwanda
VO : Keny Rwandais
Sous-titres : français, anglais
 

Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN

assisté de
Armelle LABORIE
Images et sons
Alexis CORDESSE
Tirages photos
Carole DELRIEU
Montage
Michèle COURBOU
Montage son et mixage
Eric LONNEUR
Bruitage
Nicolas BECKER
Traductions
Charles RUBAGUMYA
Textes écrits
Rony BRAUMAN
Sous-titrage
Catherine NEUVE-EGLISE
Post-production
Son pour Son
Etat d’Urgence Productions
Banc-titres
Ercidan
Laboratoires
Mise au Point
Centrimage
Remerciements
Benjamin Bleton - Amit Breuer - Annette Gerlach - Céline Laborie
Madeleine Moukamabano - Christophe Picard - Jérôme Wirth Sam Productions
Médecins Sans Frontières - Reporters Sans Frontières - TheoPresse

 

© État d'urgence [FR] momento production [FR]  

BURUNDI, SOUS LA TERREUR 

13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Burundi
VO : français
Sous-titres : français, anglais

Un film réalisé et produit par
Eyal SIVAN

Auteurs
Eyal Sivan & Alexis Cordesse
Photographe

Alexis Cordesse
Monteur

Audrey Maurion

 

© État d'urgence [FR] momento production [FR]

FOCA, ABSOLUTE SERBIA  

13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Bosnie
VO : serbo-croate, français ou anglais
Sous-titres : français, anglais

Un film réalisé par
Alexis Cordesse

Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe

Alexis Cordesse
Ingénieurs du son

Nicolas Becker
Monteuse

Maya Cypel 

 

© État d'urgence [FR] momento production [FR]

KABOUL, DE GUERRE LASSE

13 minutes | photo | N/B | 4:3 | stéréo | 1996
Lieux de tournage : Kaboul
VO : musique
Sous-titres : français, anglais

Un film réalisé par
Alexis Cordesse

Auteurs
Eyal Sivan
Alexis Cordesse
Photographe

Alexis Cordesse
Ingénieurs du son

Nicolas Becker
Monteuse

Maya Cypel

 

...


Ce DVD contient :

DVD5 [Multizone]  4 X 13 mn | 16:9 | stéréo | momento! 2009
VO : français, serbo-Croate, keny rwandais – ST : français, anglais
ISBN : 2-915683-13-1

150 €Prix Institutions




ROUTE 181*
Fragments d'un voyage en Palestine-Israël 
Un film de Eyal Sivan et Michel Khleifi
documentaire | 2003 | 272 mn | couleur | 16:9 | VOST

À l'été 2002, pendant deux mois, Eyal Sivan et Michel Khleifi ont voyagé ensemble du Sud au Nord de leur pays. Pour accomplir ce voyage en terre natale, ils ont traçé leur parcours sur une carte routière et l'ont intitulé "route 181". Un regard commun d'un Israéliens et d'un palestinien, un voyage déroutant au travers de Palestine-Israël.

Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël propose un regard inédit sur les habitants de Palestine-Israël, le regard commun d'un Israélien et d'un Palestinien.

À l'été 2002, pendant deux mois, Eyal Sivan et Michel Khleifi ont voyagé ensemble du sud au nord de leur pays. Pour accomplir ce voyage en terre natale, ils ont tracé leur parcours sur une carte routière et l'ont intitulé "route 181". Cette ligne virtuelle suit les frontières de la résolution 181 adoptée par les Nations-Unies le 29 novembre 1947 qui prévoyait la partition de la Palestine en deux États.

Au hasard de leurs rencontres, ils donnent la parole aux hommes et aux femmes, israéliens et palestiniens, jeunes ou anciens, civils ou militaires, … saisis dans l'ordinaire de leurs vies quotidiennes. Chacun de ces personnages a sa manière d'évoquer les frontières qui le séparent de ses voisins : humour, indifférence, méfiance, agression, cynisme, béton, barbelés,… Les frontières se sont construites sur les collines et dans les vallées, sur les montagnes et dans les plaines, mais surtout dans les esprits des deux peuples et dans l'inconscient collectif des deux sociétés. Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël nous invite à un voyage déroutant à travers ce petit territoire aux enjeux démesurés.

 

AUTOUR DU FILM

La "route 181" suit les frontières de la résolution n° 181 adoptée par les Nations-Unies le 29 novembre 1947. Cette résolution prévoyait la partition de la Palestine en deux Etats, l'un juif, l'autre arabe. Selon ses termes, 56% du territoire était attribué à la minorité juive, tandis que 43% à la majorité arabe et, au centre, une zone internationale.

Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël se déroule en trois chapitres successifs.
Chacun d'eux suit une partie de la "route 181" :

LE SUD de la ville portuaire d'Ashdod vers le Sud, jusqu'aux frontières de la bande Gaza.

LE CENTRE de la ville judéo-arabe de Lod vers et autour de Jérusalem

LE NORD de Rosh’A’aiyn, près du mur de séparation, vers le Nord, jusqu'à la frontière avec le Liban

Les deux cinéastes sont convaincus que la situation tragique de la réalité au Proche-Orient est une construction idéologico-pathologique fabriquée par les hommes et que ces mêmes hommes sont capables de la dé-construire.

Ils sont partis à l'improviste, s'arrêtant à l'occasion de rencontres hasardeuses.

Ils n’ont pas organisé de rendez-vous. Ils n’ont pas contacté de personnalités à rencontrer, ni sollicité d’interlocuteurs autorisés.

Munis seulement d’autorisations de tourner et de laissez-passer, ils se sont arrêtés et ont filmé au hasard des rencontres : des Israéliens et des Palestiniens anonymes qui parlent de leur vie, de leur expérience, de leur situation actuelle, de leur mémoire particulière et de la compréhension personnelle qu’ils ont de ce qui se passe aujourd’hui autour d’eux. Ils parlent aussi de demain, de ce qu’ils pensent que pourraient devenir leur vie et ce pays qui est le leur.

Cette frontière théorique qui se présentait comme une "solution" a entraîné la première guerre israélo-arabe et un conflit dont on ne voit toujours pas la fin.

55 ans plus tard, le voyage des deux cinéastes sur la "route 181" suit le tracé de cette frontière qui n'a jamais existé. 

Michel Khleifi et Eyal Sivan ont voulu arpenter leur terre ensemble, entendre avec l’oreille de l’autre et s’approcher, chacun grâce à l’autre, de ceux que la crainte sépare.

Comprendre. Faire la part du voulu et du subi. Distinguer les rêves des hommes et les dossiers politiques. Entendre dire ce que l’on voulait oublier.

Se nommer en écoutant l’autre. C’est en cela que ce voyage à la recherche d’une paix possible et d’une vie ensemble est pour tous initiatique.

Ce voyage est aussi une leçon d’humanité et de tolérance. Prêter l’oreille aux mots de l’autre. Dire ce qu’on ne formule jamais. S’obliger à regarder et à admettre. Partager les mémoires. Nommer le désir de vivre et de construire.


Dans leur note d'intention, les deux cinéastes écrivent :

"Au-delà des appartenances tribales dans lesquelles nous ne nous reconnaissons pas et forts de notre expérience commune, nous avons décidé ensemble de retourner au pays pour le re-trouver, le re-découvrir et dévoiler la réalité géographique et mentale dans laquelle vivent aujourd'hui les hommes et les femmes de Palestine-Israël.

"La ligne de démarcation du plan de partage pour la Palestine, dessiné et voté par l'ONU en 1947, est le point de départ du dispositif cinématographique de ce film. Il nous lance un défi documentaire et celui d'une aventure humaine.

"Le long de cette route qui n'existe pas et que nous avons choisi de suivre au-delà des idées pré-établies, nous désirons filmer les hommes et les femmes, les lieux, les histoires et les géographies, une somme de choses non encore dévoilées. Pris par le hasard des rencontres, nous voulons donner la parole à ceux et celles qui sont les oubliés des discours officiels, mais qui constituent pourtant les bases des deux sociétés, ceux aux noms desquels les guerres se font.

"Nous désirons construire un acte filmique qui résiste à l'idée que la seule chose que puissent faire ensemble les Israéliens et les Palestiniens, c'est la guerre, la guerre jusqu'à ce que l'autre disparaisse."


 

Ce qu’ils nous proposent aujourd’hui n’est pas un film à deux regards, mais un regard commun à partir de deux visions complémentaires, et quel que soit le dérangement que leur récit de voyage puisse susciter en chacun de nous, Michel Khleifi et Eyal Sivan nous invitent à les accompagner et à suivre leurs pas.

 

VERS LE SUD : de Ashod à Gaza

Le film part de la ville portuaire d'Ashdod, un chantier de construction y est en cours. Des contremaîtres israéliens, des ouvriers chinois et des géomètres palestiniens citoyens d'Israël travaillent ensemble.

Gan Yavne est construit sur les ruines du village de Barkaa. Une vendeuse de jus de fruit tient un petit kiosque. Personnellement, elle n'a rien contre le retour des réfugiés palestiniens sur leur terre natale.

Un chef de chantier passe par là.

A Masmyie, seuls une vieille femme et son fils habitent encore ce qui, avant 1949, était la grande ville de Masmyie. Leur maison doit être démolie pour permettre l'élargissement de l'autoroute.

Derrière leur maison, une station d'essence dont la cafétéria tenue par une Juive yéménite est tapissée de photos militaires.

Sur les bords de la route, les inscriptions "transfert de populations = paix et sécurité" accrochent le regard.

A Kiriat Malahi, dans son petit magasin de bonbons, un Juif irakien raconte avec nostalgie ce qu’était la région quand il s’y est installé, en arrivant d'Irak. "C'était une région arabe, moi j'aurai pu bien vivre avec eux…" dit-il.

A Shafir, un jeune ingénieur en high-tech construit sa maison et parle de ses voisins, les ouvriers de la Bande de Gaza. Son père raconte la construction de ce village 1949 par des rescapés européens, sur les ruines d'un village palestinien démoli un an auparavant.

Dans le musée du kibboutz Yad Mordechai, un vieux pionnier raconte l'expulsion des habitants palestiniens d’origine vers la Bande de Gaza avoisinante.

Au kibboutz Negba, une statue, un monument à l'allure stalinienne et une maquette du kibboutz à ses débuts témoignent du rêve socialiste fondateur.

A Gaza, le passage Karni est fermé à tout accès de civils. Les camions de marchandises attendent devant la frontière bloquée. Nul ne passe.

C’est là que se fabrique le "conzertin", ce fil de fer barbelé à plusieurs niveaux, destiné à construire la frontière entre Israël et les Territoires palestiniens.

Sur la frontière avec la Bande de Gaza, une famille israélienne visite le réservoir d'eau de Nir Am à partir duquel on aperçoit la Bande de Gaza bouclée.

Le Directeur du Musée de l'Eau et de la Sécurité du kibboutz Nir Am raconte comment la commission de partage de l'ONU a finalement inclus le Negev dans les territoires juifs. Il rêve de développement touristique face à Beit Hanoun.

Dans la base militaire israélienne, on ne peut filmer que la barrière électrique qui entoure la Bande de Gaza.

Une maison blanche au milieu de nulle part, près de la barrière électrique de la Bande de Gaza, dans un paysage lunaire. Un membre du kibboutz Nir Oz aimerait transformer ce bâtiment en galerie d'art.

La nuit tombe sur le passage frontalier de Erez, déserté.

Ce soir, la Maison Herzl a été louée pour y célébrer un grand mariage.

 

LE CENTRE : de Lod vers et autour de Jérusalem

Arrivée au centre d'accueil de Lod pour de nouveaux immigrants venus d’Ethiopie. Prières hébraïques et musique russe.

A Lod, des membres du mouvement juif-arabe Ta-Ayoush ("Vivre ensemble") manifestent contre la démolition de maisons. Séance du Conseil municipal qui débat sur ce sujet.

Dans le quartier du "ghetto", une ancienne prisonnière politique arabe et sa voisine juive. Dans son salon, le vieux coiffeur raconte la fin de la grande ville arabe de Lyyd (Lod, avant 1948).

Sur la route vers le kibboutz Geser un juif d'origine russe. Plus loin, un bédouin rêve de rejoindre l'armée israélienne.

Au kibboutz de Geser, des Américains protestants venus du Kansas plantent des oliviers, en signe de paix et de solidarité. La cérémonie est dirigée par une femme rabbin et son mari, tous deux juifs américains.

Sur la route vers Jérusalem, des ruines de villages palestiniens.

À Kfar Binoun, un sculpteur, fils de rescapés du nazisme, raconte le calvaire de sa mère. Il veut construire un paradis pour ses enfants.

A Hulda, un guide du Fonds National Juif accueille les visiteurs de la Maison de T.Herzl. Le kibboutz Hulda est construit sur les ruines d'un village palestinien.

Les barrages militaires se multiplient à l'approche de Jérusalem.

Kalandia, situé entre Jérusalem et Ramallah, est le plus impressionnant d'entre eux. L'occasion de discuter des vertus de la politesse avec les soldats.

Dans un tribunal militaire, une avocate israélienne défend de jeunes kamikazes palestiniens. Les familles des accusés sont présentes. Il est interdit aux parents de toucher les prévenus.

Un jeune couple de militaires israéliens contrôle ensemble le passage des véhicules à un barrage. Chacun d'eux portent un piercing sur la langue, mais il ne faut pas le dire.

A Abou Dis, le grand mur de béton traverse la ville. Un géographe palestinien explique les enjeux stratégiques des implantations autour de Jérusalem.

Des maisons de familles de kamikazes ont été dynamitées par l'armée israélienne. Des familles à la rue parcourent les décombres.

Quelques instants après un attentat-suicide à Jérusalem, le bouclage total est imposé à tout le territoire. Au barrage Al-Ram, un soldat interpelle spontanément la caméra.

Ramallah est sous couvre-feu. L'armée israélienne contrôle tout mouvement. De son tank, un officier parle de littérature et de philosophie.

La route entre Bethleem et Beit Jala est bloquée. Les invités du mariage palestinien célébré à Beit Jala empruntent des raidillons de terre pour arriver jusqu'à la noce. L'occupation militaire n'empêchera pas la fête.

 

VERS LE NORD : de Rosh’A’aiyn à la frontière avec le Liban

A Rosh A'Aiyn, un jogger juif yéménite ne se souvient pas qu'avant 1948, il y ait eu un village arabe à Majdal Sadek.

L'autoroute qui va vers le Nord est toute nouvelle. Elle est bordée par le mur de séparation tout neuf lui aussi.

Près de Kalkylia, ouvriers palestiniens et archéologues israéliens travaillent ensemble dans un petit site archéologique. Au pied du mur en construction, les ouvriers sont arabes, turco-bulgares, ouzbeks.

Cernée par les postes militaires, la ville de Kalkylia est sous couvre-feu.

A Tulkarem, un groupe de manifestants du mouvement juif et arabe Taayoush (Vivre ensemble) est arrêté par les militaires. Ils veulent apporter des vivres aux habitants de la ville palestinienne assiégée. Accès impossible.

A Bir Sika, pendant la cueillette des olives, les inspecteurs du Grand Rabbinat veillent à ce que la récolte soit kasher. Le propriétaire raconte comment il a déplacé lui-même la frontière, en 1947.

Dans la région de Emek Ysrael, à la tombée de la nuit, les avions de chasse regagnent leur base, au centre de la vallée. Un promeneur évoque les colonies d'aujourd'hui comme continuité des kibboutzim d'hier.

Au kibboutz Yifat, les employés du musée d'histoire des pionniers accueillent des groupes et reconstituent pour eux ce que fut l'aventure des premiers pionniers.

La ville de Lubia est aujourd'hui en ruine. Sur le site, un groupe d'adolescents israéliens se promène sous la protection d'un garde armé.

Le Directeur du musée de Sejera, un immigré de Grande-Bretagne, inscrit son parcours personnel dans le prolongement de celui des pionniers qui se sont installés ici au début du XXe siècle.

A Tura'An, une femme palestinienne, entourée de ses petits-enfants, raconte son expulsion en 1948 du village de Sejera, à 4 kilomètres de là.

Près du monument aux morts de Nujeidat, des écoliers arabes israéliens parlent d’identité.

A l'entrée du kibboutz Farud, un vieux soldat qui a participé à l' "opération balai" raconte l'expulsion des habitants arabes du nord de la Palestine avant la guerre.

Dans le village de Kfar Shammaï, une inscription sur un mur "Nous avions un rève. Il nous reste un peut-être." Une immigrante du Maroc raconte comment elle a travaillé à l'émigration clandestine des Juifs marocains.

Meron est un site religieux orthodoxe. C’est la fête permanente. Musiques étourdissantes. Danses joyeuses.

A Shefer, un Juif marocain et sa femme juive tunisienne vivent dans la nostalgie de leurs pays d'origine et le deuil de leur fils mort dans la guerre du Liban. Ils croient que Juifs et Arabes peuvent vivre ensemble en paix, comme autrefois dans le monde arabe.

Ce grand voyage s'achève au coucher du soleil, à la frontière avec le Liban.

«

Chaque interview fait l’effet d’une bombe tant les mots échangés sont forts de désarroi ou de haine
Le Figaro

Un film assez critique à l’encontre d’Israël, parfois accablant, mais révélateur et passionnant
Le Monde

Un grand témoignage empreint du désir et vivre et de construire ensemble
France Soir

Un documentaire qui fait l’effet d’une bombe
Télérama

Un film abouti, un défi documentaire réussi
La Vie

À contre-courant des idées reçus, les deux cinéastes remontent les territoires, pour prouver que "Palestiniens et Israéliens peuvent faire ensemble autre chose que la guerre"
Humanité Hebdo

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PRIX
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PRIX DU FESTIVAL DES DROITS DE L'HOMME
    Paris, France, 2004

PRIX DU MAIRE, FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA DOCUMENTAIRE
    Yamagata, Japon, 2005


SÉLECTIONS FESTIVALS
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Festival du Monde Arabe, Montréal, 2003
Festival of Arab, Iranian and South Asian Films, New-York, 2003
Festival Cinéma du Réel, Paris 2004
Festival de Rabat, 2004
Festival Manifesta, San Sebastian, 2004
Festival de Carthage, 2004
Festival de Haïfa, 2004
Festival de San Fransisco, 2004
Festival de Washington, 2004
Festival “Filmer à tout prix”, Bruxelles 2004
Dokma Festival, Slovénie, 2004
Festival de Singapour, 2005
Festival de Philadelphie, 2005
Festival International de Jeonju, Seoul, 2005

           

           

© momento! [FR] l SOURAT FILMS [BE] l WDR [ALL] 


ROUTE 181, FRAGMENTS D'UN VOYAGE EN PALESTINE-ISRAËL

272 minutes | Video | Couleur | 16:9 anamorphic | Stéréo | 2003
Lieux de tournage : Israël, Palestine
VO : hébreu, arabe
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand, hébreu, arabe


UN FILM ÉCRIT, RÉALISÉ ET PRODUIT PAR

Eyal Sivan & Michel Khleifi


PRODUCTION

ARMELLE LABORIE
IMAGE

Philippe Bellaïche
SON

Richard Verthé
MONTAGE

Sari Ezouz
Eyal Sivan
Michel Khleifi
MONTAGE SON

SARI EZOUZ
MIXAGE

STÉPHANE LARRAT

PRODUCTEURS ASSOCIÉS
OMAR AL-QATTAN, SINDIBAD FILMS LTD
WERNER DÜTSCH, Westdeutscher Rundfunk Köln
MICHEL KHLEIFI, SOURAT FILMS SPRL
ALAIN BOTTARELLI
EN ASSOCIATION AVEC

ARTE France 
AVEC LE SOUTIEN DU

Centre National de la Cinématographie

 

...


Ce DVD contient :

COFFRET 4 DVD9 PAL  402 mn | 16:9 | Dolby 2.0 | momento production, 2004
VO : arabe, hébreu
ST : français, anglais, hébreu, arabe, espagnol, italien, allemand

BONUS [130 mn]
scènes inédites +
interview des réalisateurs + cartes et documents
ISBN : 2-915683-00-X

200 €Prix Institutions




UN SPECIALISTE*
Portrait d'un criminel moderne 
Un film de Eyal Sivan et Rony Brauman
documentaire | 1999 | 128 mn | N/B | 4:3 | VOST

L'année 2011, qui marque le 50ème anniversaire du procés Eichmann (Jérusalem, 1961) est l'occasion de re-voir le film du "procés extraordinaire d'un homme effroyablement ordinaire". Un essai sur l’obéissance et la responsabilité, inspiré de “Eichmann à Jérusalem, Rapport sur la Banalité du Mal” de Hannah Arendt, et réalisé par Eyal Sivan à partir de 350 h d'archives.

Un spécialiste est un drame judiciaire qui dresse le portrait d’un bureaucrate zélé respectueux de la Loi et de la hiérarchie, un fonctionnaire de police responsable de l’anéantissement de plusieurs millions de personnes, un criminel moderne.

Loin du personnage de pervers sanguinaire, de menteur machiavélique ou de serial killer que veut décrire le procureur, l’accusé apparaît comme un père tranquille, à la fois comique et terrifiant. S’il ne nie pas son rôle dans l’industrie du crime à laquelle il a appartenu, il s’abrite derrière les instructions de ses supérieurs, son serment de fidélité et l’obligation d’obéir aux ordres.

Il estime que son rôle d’exécutant, purement administratif et logistique, dénué de toutes passions, le met à l’abri de la justice des hommes, même s’il ne l’exonère pas de toute responsabilité.

L’accusé, Adolf Eichmann, est un homme de taille moyenne, la cinquantaine, myope, presque chauve et affublé de tics nerveux. Tout au long de son procès, il est assis dans un box de verre, entouré de documents soigneusement empilés qu’il annote, relit et feuillette inlassablement. Expert en émigration, spécialiste de la “question juive”, responsable du transport des “déportés raciaux” vers les camps nazis entre 1941 et 1945, il décrit son travail avec une précision bureaucratique étouffante. Face à la cour et aux victimes rescapées de l’enfer qui se succèdent à la barre des témoins, il reconnaît avoir fourni aux usines de la mort le contingent humain à détruire. Il s’évertue à exposer le conflit entre son devoir professionnel et sa conscience humaine et insiste sur le fait que personne ne peut lui reprocher d’avoir mal fait son travail.

Enivré du vertige de sa propre impuissance, l’accusé se décrit comme “une goutte dans l’océan, un instrument dans les mains de forces supérieures”. S’il ne l’avait pas fait, dit-il, un autre l’aurait fait à sa place.

Le contraste entre la monstruosité du crime et la médiocrité de l’accusé frappe au premier regard et plus encore à mesure que se succèdent les treize scènes qui composent ce long-métrage documentaire, dévoilant le portrait d’un homme effroyablement ordinaire. 

Un spécialiste - Le procès extraordinaire d’un homme effroyablement ordinaire. Réalisé exclusivement à partir des 350 heures d’images inédites enregistrées lors du procès spectaculaire du criminel nazi Adolf Eichmann, qui eut lieu à Jérusalem en 1961. Ce film sur l’obéissance et la responsabilitédresse le portrait d’un spécialiste de la solution des problèmes, un criminel moderne.


 


«

Pour toutes les questions qu'il pose, Un spécialiste est un film indispensable, une œuvre à épousseter les consciences.
Historia

Eyal Sivan esquisse en creux une réflexion magistrale sur le savoir-désobéir comme composante essentielle de notre humanité.
Charlie Hebdo

Un spécialiste est une réflexion exemplaire sur la banalité du mal absolu.
Le Nouvel Observateur

Saisissant, terrifiant.
Télérama

Un spécialiste est un essai philosophique qui montre à l'évidence que le cinéma peut être aussi un outil de la réflexion et pas seulement un véhicule d'émotions. Plus qu'à un devoir de mémoire, c'est à un devoir de pensée que nous appeIlent Rony Brauman et Eyal Sivan qui veulent sortir de l'opposition affective boureau/victime pour nous conduire à considérer ce qu'Hannah Arendt a appelé "la banalité du mal". (…) ils revendiquent le plein exercice de l'intelligence pour révéler les structures profondes dans l'esprit humain et dans les sociétés modernes.
Le Figaro

Il faut voir Un Spécialiste de Rony Brauman et Eyal Sivan. Le voir, et en débattre.
L’Histoire

Un film (philosophique) de la famille des films sans famille qui inventent une forme nouvelle de pensée de l'Histoire à un moment clé de celle-ci.
Positif

N'hésitons pas à le dire, Un spécialiste est peut-être le film le plus important qu'on ait fait sur la "mécanique" hitlérienne.
L’Autre Rive

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PRIX
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PRIX ADOLF GRIMME
    Deutschland, 2001


SÉLECTIONS FESTIVALS
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Berlin International Film Festival - Official Selection, 1999
Doc Aviv, Tel-Aviv, Israel, 1999
Internationales Dokumentarfilm Festival, München, 1999
Rio de Janeiro International Film Festival, 1999
Toronto International Film Festival, 1999
Mostra Internacional de Cinema, Sâo Paulo, 1999
Sheffield International Documentary Festival, 1999
Semana Internacional de Cine de Valladolid, 1999
Duisburger Filmwoche, Germany, 1999
Tubingen french film Festival, Germany, 1999
Australian International Documentary Conference, 1999
Festival France Cinema Firenze, Italy, 1999
Margaret Mead Film Festival, New York USA, 1999
Festival of Jewish Cinema, Melbourne-Sydney-Perth, Australia, 1999
Mumbai Festival of Films, India, 1999
International Meeting Cinema & History, Istanbul Turkey, 1999
Cinemateket Svenska Filminstitutet, Stockholm Sweden, 2000
Human Rights Watch Film Festival, London UK, 2000
Diagonale 2000 Graz, Austria, 2000
Hong Kong International Film Festival, 2000
Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente, Argentina, 2000
INPUT 2000, Halifax Canada, 2000

            

            

© momento production [FR] | BIFF [ALL] IMAGE CRÉATION [BEL] AMYTHOS Film & TV Productions [ISR] LOTUS Film [AUT]
FRANCE 2 Cinéma [FR] Westdeutscher Rundfunk
[ALL]  RTBF Télévision belge [BEL]

UN SPÉCIALISTE

128 mn | 35mm | N&B | 4:3 | Dolby SRD   | 1999
Lieu de tournage : film d'archives

VO : hébreu, allemand
Sous titres :
français, anglais, italien, espagnol, allemand, hébreu, arabe, chinois, japonais, croates

UN FILM DE
Rony BRAUMAN & Eyal SIVAN

Avec

Accusé
Adolf EICHMANN
Avocat de la Défense

Robert SERVATIUS
Procureur Général

Gideon HAUSNER
Procureur Procureur

Gabriel BACH Ya'akov BAR OR
Président du Tribunal

Moshe LANDAU
Juges

Benjamin HALEVI
Yitzhak RAVEH

Inspiré de « Eichmann à Jérusalem,  Rapport sur la banalité du mal » de Hannah Arendt
Viking Penguin USA Inc. 1963 - Gallimard 1966

Réalisé et produit par
Eyal SIVAN

à partir des images enregistrées en 1961, à Jérusalem, lors du procès de Adolf Eichmann,
par
Léo  HURWITZ

Productrice  Exécutive
Armelle LABORIE
Montage Image

Audrey MAURION
Montage Son
Nicolas BECKER

Audrey MAURION
Conception d’éclairages numériques
Jean-Marc FABRE
Conception sonore & bruiteur
Nicolas BECKER
Mixeurs
Philippe BAUDHUIN

Thomas GAUDER
Musiques originales

Nicolas BECKER
Jean-Michel LEVY
Krishna LEVY
Yves ROBERT
Béatrice THIRIET
Productrice exécutive
Armelle LABORIE
Directeur de production
Yves SMADJA

Conseil en post-production
Thierry NUTCHEY
Producteurs associés

Martine BARBÉ
Amit BREUER
Erich LACKNER
Elke PETERS
Administration de production
Marysette MOISSET, Hasdrubal
Assistante Réalisation
Armelle LABORIE
Assistantes montage image

Valérie PICO
Maya CYPEL
Assistantes montage son
Valérie PICO

Coline BEUVELET
Stagiaires montage
Pauline LEMAIRE

Idit RICHARDOT
Assistantes de production
Sophie ALBIAR

Chen-Li BAR-TZION
Elke BORMANN
Sabine BOURGEOIS
Barbara JOHR
Joanna GRUDZINSKA
Monika LENDL
Claudia LEVIN
Interprètes  musicaux

Thomas BLOCH - Glass harmonica
Jean-Michel LEVY - Guitares
Yves ROBERT - Trombone
Chorale

Mélanges, dirigée par Ariel ALONSO

Archives
Israel State Archives
Steven Spielberg Jewish Film Archive Vendeuse : Marylin KOOLIK
United Studio Hertzelia
Schéma technique de remastérisation d’archives
Patrick D'ARTOIS
Conseillers techniques de remastérisation d’archives
Mario SCLAIR - ON SET

GRAVITY Post-production
Techniciens de remastérisation d’archives
Tim RINGHAM

Alexander SHAPIRO - ON AIR
Alexander PAPIRO - ON AIR
Transcodage d’images d’archives
Damien MAUREL
Création des logiciels de restauration

François HELT, DUST Restauration
Equipe technique DUST Restauration

Philippe CHATEL
Valérie LA TORRE
John MONTEGUT
Jean-François RIDAME
Gestion logistique DUST restauration et shooting
Hervé de CANTELOUBE

Catherine GASIGLIA
INA Innovation
Maurice OLIVIER

Raymond PERRIN
Jean VARRA
INA Droits et Archives

Jean-Jacques DESSAUX
Coordination de post-production numérique

Armin ERTL, VOSS tv-ateliers
Chargé de post-production numérique

Stefan HELMKE          
Supervision d’effets numérique

Carsten DIETZ
Administration de système informatique
Rainer Maguhn
Chéf Opérateur d’effets spéciaux
Jörn Mayer
P
réparation d’effets numériques
Frank NOCKE

André PAULSEN
Opérateurs d’effets spéciaux

Uta Rath
Arndt Baumüller
Susa Lie
Daniel Brylka
Christiane Grunenberg
Martin Ofori
Deborah Bliklen
Martin Fritz
Infographistes
Stéphanie MEE

Patricia MEDJAHED
Bernard MAGAU
Claire SCHNEE
Marcel Appelhans
Cara ERTL
Halis KAYA
Kay Klesing
Annke Kraemer
Dirk Schmidt
Tobias Schoden
Ulrike Wilhelmy
Conformation Vidéo

Armin ERTL
Norbert FRERICH
Eric MARTIN
A
ssistants de post-production numérique
Lisa DRECKMANN

Lucas Meyer-Hentschel
Etalonnage
Jean-Pierre GALLET

Eduard HERMANN
Coordination de post production son

Olivier REY
Coordination logistique son
Dominique JOCHMANS
Remastérisation d’archives son

Yisraël DAVID
Enregistrements Musique & Bruitage

Myriam RENÉ
Benoit MENAGER
Nathalie VIDAL
Stéphane WERNER
Ingénieurs du Son
Eric LONNI

Raphaël SOHIER
Nathalie VIDAL
Recorders

François DE MAN
Luc THOMAS
Frédéric WARNOTTE
Report optique

David GILLAIN
Frédéric PIROTTE
Documentalistes
Maira COHEN

Efrat MICHAELI
Traductions

Philippa BENSON
Margarete GERBER
Abraham GERSHOVITZ
Sophie Francis KID
Anne KRAATZ
Tania KRAMER
Alexandra MULLER
Lisa NÜRNBERGER
Annie WEICH
Adaptation des sous-titres

Rony BRAUMAN
Catherine NEUVE-EGLISE
Marie-Claude REVERDIN
Andreas WIRTH
Enregistrements
I.N.A.

Studio L'Equipe
Studio Orlando
Son Pour Son
Auditorium mixage

Studio L'Equipe
Matériel de montage
 Interface GmbH Allemagne

Sony Austria GmbH
Régies numérique

UMT - France
ERCIDAN - France
VOSS tv-ateliers - Allemagne
Traitement numérique d'images

DUST Restauration - France
Transfert numérique sur pellicule 35mm

Laboratoires film
CENTRIMAGE - NEYRAC
LISTO Film GmbH Autriche
Sous-titrage

Ercidan - France
Titra Film - Autriche
Laboratoire photo

Mise au Point
Transports internationaux

MIDNITE EXPRESS
Comptables de production

Philippe CHATILLON
Sandrine  JOUAULT
Expert Comptable

Sophie BARGE
Agent littéraire
La Nouvelle Agence
Conseil juridique

Maître Sabine CORDESSE
Maître Patrick HAUDUCŒUR
Advocat Orna LIN
Maître Claudine MEYRAND
Attachée de presse
Eva SIMONET
Génériques

ERCIDAN
SYNCHRO FILM
Bande-annonce

Franck LAMBERTZ
Une coproduction
MOMENTO !  - France

BREMER INSTITUT FILM / FERNSEHEN - Allemagne
IMAGE CRÉATION - Belgique
AMYTHOS Film & TV Productions - Israël
LOTUS Film - Autriche
FRANCE 2 Cinéma - Pierre HÉROS
Westdeutscher Rundfunk - Werner DÜTSCH
RTBF Télévision belge - Jacques VIERENDEELS & Ives SWENNEN

           

Ce DVD contient :

DVD 9 NTSC [1.2.3.4.5.6]  183 mn | 4:3 | Dolby 5.1 | Montparnasse, 2000
VO : hébreu, allemand ST : français, anglais, allemand
BONUS  À propos d'un spécialiste
interview
[60 mn] de Rony Brauman et Eyal Sivan
extraits du livre "Éloge de la désobéissance" + bande annonce + chapitrage
ISBN : 2-915-683-09-3

150 €Prix Institutions




YESHAYAHOU LEIBOVITZ*
[Coffret] 
Un film de Eyal Sivan
documentaire | 1991-93 | 300 mn | couleur | 4:3 | VOST


3 DVD consacrés au professeur Yeshayahou Leibowitz, philosophe et scientifique, incluant Izkor, les esclaves de la mémoire & Itagaber, Le Triomphe Sur Soi, en exclusivité dans ce coffret & un bonus de 40 minutes d’entretiens inédits avec le professeur.

ITGABER, le triomphe sur soi

Dans un langage accessible à tous, le professeur Yeshayahou Leibowitz, philosophe et scientifique, se livre à une réflexion critique sur ce qui fait l’Homme : sa volonté, sa liberté, ce qu’il choisit, ce qui s’impose à lui et comment en “triomphant de soi”, il dépasse la pesanteur de ce monde.

Maître à penser du mouvement des soldats israéliens qui s’opposent au service militaire dans les Territoires Occupés, Yeshayahou Leibowitz, très attaché depuis toujours à la loi divine, développe avec provocation ses positions vis-à-vis de la loi et de l’autorité en général et vis-à-vis de l’État et du pouvoir en particulier.

Son verbe acerbe renvoie chacun à sa responsabilité d’homme et de citoyen.

 

IZKOR, les esclaves de la mémoire

Izkor signifie “souviens-toi” en hébreu, et c’est sur cet impératif dicté aux enfants d’Israël que s’interroge le film. Au mois d’avril, en Israël, les fêtes et les commémorations se succèdent. Les enfants des écoles, du plus petit au plus grand, se préparent à rendre hommage au passé de leur pays. La mémoire collective devient alors un outil terriblement efficace pour la formation des jeunes esprits. Izkor, c’est la société israélienne comme on ne l’a jamais montrée, c’est trente jours de la vie d’un Etat vivant au rythme des pulsations de sa mémoire. Ce film, primé dans de nombreux festivals internationaux, nous propose une analyse passionnante et sans complaisance des bases de l’Etat hébreu.

«

ITGABER, le triomphe sur soi

Ce film sauvegarde un art oratoire fait d’imprécations, de brisures, de silence et de répetition propre aux prophètes subtils et grandiloquants que compta toujours le peuple juif.(...) La dimension cathodique n’est jamais perdue,Leibovitz est mis nez à nez, par le truchement du magnétoscope, avec de précedants enregistrements. Ce dispositif tente de bousculer un système de pensée tout en le pistant dans ses entrelacs. Pas dupe mais fasciné, ce document horripile et ravit.
Télérama

Original parce que le réalisateur a su se tenir, malgré la forte personnalité de son interlocuteur, dans une loyale distance qui ne dessaisit pas le spectateur de sa liberté de perception. Devant la caméra d'Eyal Sivan, Leibowitz joue plusieurs rôles : le philosophe scientifique livre le fruit argumenté de ses réflexions et de ses connaissances, le citoyen s'exalte contre l'ordre établi, l'interviewé retourne les questions à l'intervieweur et les commente. Le tout se regarde et s'écoute avec délice.
Différences

Qu’on se réclame de la pensée de Leibowitz ou qu’on lui voue une haine farouche, ce film instruit et secoue. Des qualités rares par les temps qui courent.
Journal des lettres et de l'audiovisuel

«

IZKOR, les esclaves de la mémoire

Une réflexion en profondeur, inquiète et dérangeante sur les racines du nationalisme israélien.
Le Monde

Terrible et courageux, abominable et salutaire documentaire, (…) Ce douloureux, grand, très grand documentaire ("circonstance aggravante", fustigera-t-on), qui fut primé au récent Festival international de programmes audiovisuels (Fipa), laisse seul et anéanti, avec la conscience qui bat la chamade.
Télérama

Izkor, l'excellent documentaire d'Eyal Sivan, nous montre ainsi comment Avril est un mois stratégique pour la diffusion dans les jeunes générations de l'idéologie fondatrice d'Israël, le sionisme.
Libération

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PRIX
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    Izkor, les esclaves de la mémoire
PRIX DE LA PROCIREP, mention spéciale du Jury
    FIPA, 1991

PRIX DE LA RECHERCHE, Biennale Européenne du Documentaire
    Marseille, 1991

OBJECTIF D'OR
    Tel-Aviv, 1991

           

           

© Les films d'ici [FR] | Images et Compagnies [FR] | Amythos Films [ISR] | FR3 [FR]

ITGABER

2 X 85 minutes | vidéo | Couleur | 4:3 |Stéréo | 1993
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres : français, anglais, italien, espagnol, allemand

 Auteur
Eyal Sivan

Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son

Amir Buverman
Monteurs

Eyal Sivan & Charlotte Tourres
Producteur

Ruben Korenfeld

 

© Ima Production [FR] | Reha Film [FR] | Adam [ISR] | FR3 [FR] | ZDF [ALL]

IZKOR

97 minutes | 16 mm | Couleur | 4:3 | Stéréo | 1991
Lieu de tournage : Israël
VO : hébreu
Sous-titres :
français, anglais, italien, espagnol, allemand, arabe

Auteur
Eyal Sivan

Chef opérateur
Rony Katzenelson
Ingénieur du son

Rémy Attal
Monteurs

Jacques Cometz & Sylvie Pontoizeau
Producteur

Ruben Korenfeld

 

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Ce DVD contient :

COFFRET 3 DVD9  [ZONE 2]  300 mn | 4:3 | Dolby 2.0 | momento! 2007
VO : hébreu
ST : français, anglais, allemand, italien, espagnol et arabe
DVD1 : ITGABER, de la science et des valeurs [85 min] + BONUS [17mn]
DVD2 : ITGABER, de l'État et de la loi [85 min] + BONUS [17mn]
DVD3 : IZKOR, les esclaves de la mémoire
ISBN : 2-915683-06-9

167.22 €Prix Institutions


E-mail
1 2 3 4 5

Un État comun,
entre le Jourdain et la mer.

un livre de Eric Hazan
et Eyal Sivan

+

"État commun,
conversation potentielle [1]"
de Eyal Sivan
 
>
En vente [14€]

Réservez des projections publiques





momento films, tous droits réservés

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